Aeris : l’atmosphère du sol au plafond
Aeris rassemble l’ensemble des données liées à l’atmosphère : dynamique atmosphérique, physique, chimie, climatologie, météorologie… L’objectif est de les rendre accessibles aux communautés scientifiques française et européenne, ainsi qu’à un public plus large, pour favoriser le développement d’applications commerciales. Les applications concrètes, imaginées et imaginables, sont en effet très nombreuses, tournées notamment vers l’amélioration des services météorologiques ou la lutte contre la pollution de l’air.
Toutes les données rassemblées par Aeris sont étalonnées, validées et homogénéisées, leur origine étant en effet très variée : satellites, instruments au sol, véhicules aéroportés ou encore modélisations.
Aeris développe et exploite également des chaines de traitements des données (hébergement, expertise technique, infrastructures de calcul…).
Des données multiples
Les données gérées et distribuées par Aeris concernent toutes les composantes de l’atmosphère : gaz, aérosols, vents, nuages, températures, précipitations, électricité… Elles proviennent d’observations et de mesures acquises au sol, dans les airs ou depuis l’espace. Aeris collecte également les données simulées dans les laboratoires et/ou modélisées.
Les instruments ou missions satellites françaises ou européennes dédiées à l’atmosphère sont nombreuses et diverses : IASI et IASI-NG, MicroCarb, Merlin, EarthCare, Sentinel 5, mais aussi Megha-Tropiques, Calipso et Parasol (missions terminées). Aeris collecte également les données satellitaires américaines ou japonaises.
Le pôle met aussi en place un programme d’acquisition et d’archivage des images des satellites géostationnaires météorologiques : MSG (Eumetsat), GOES-W et GOES-E (NOAA), HIMAWARI (JAXA).
Aeris collecte et diffuse les données de la plupart des plateformes et réseaux d’observation nationaux qui sont alors traitées, vérifiées et formatées si nécessaire. Il peut s’agit de mesures de télédétection (radar, lidar) ou de données issues d’échantillonnages.
Deux types sont gérés par AERIS :
- Les mesures systématiques réalisées par des instruments dédiés montés sur des avions de ligne (IAGOS).
- Les mesures acquises dans le cadre de campagnes expérimentales à bord des avions de recherche français (SAFIRE), avec un archivage depuis une trentaine d’années.
L’un des intérêts des ballons est d’obtenir des mesures in situ de l’atmosphère, comme des profils verticaux de ses différentes composantes. Depuis la création du pôle Ether à la fin des années 90, puis du pôle Aeris, toutes les données scientifiques acquises à l’aide de ballons stratosphériques sont ainsi rendues accessibles, de manière unifiée.
Un exemple : AirCore, un dispositif d’échantillonnage d’air embarqué sous ballon, qui réalise des profils verticaux des concentrations de gaz à effet de serre depuis 2014. Des lâchers sont organisés régulièrement depuis 2019 depuis trois sites en France, à hauteur d’un vol par mois. Toutes les données ainsi acquises sont distribuées via Aeris.
IASI et IASI-NG, une vision complète de l’atmosphère
Les instruments satellites français IASI et IASI-NG sont des pourvoyeurs majeurs de données atmosphériques fiables et qualitatives, utilisées notamment en météorologie opérationnelle ou en surveillance de la qualité de l’air.
Historique et organisation
Aeris a été créé en 2014 à la suite du travail d’un groupe de réflexion mandaté par le CNES et le CNRS/INSU (2012-2013) sur les pôles de données thématiques. Le groupe avait ainsi conclu à la nécessité de créer quatre pôles thématiques, dont un traitant spécifiquement de l’atmosphère.
Onze organismes français ont acté la création d’Aeris à travers la signature d’une convention fédérant les structures existantes. Ce sont aujourd’hui les organismes de tutelle du pôle : CNES, CEA, CNRS, Météo France, Ecole Polytechnique, IGP, IRD, Sorbonne Université, Région Haut-de-France, Université Lille-1 et Université Toulouse-III /Paul Sabatier.
Pour la mise en forme des données en produits « utilisables », Aeris s’appuie sur quatre centres :
- ESPRI : ce mésocentre « Ensemble de Services pour la Recherche à l’Institut Pierre Simon Laplace » est basé à Paris avec des serveurs à l’UPMC et à l’école Polytechnique.
- ICARE- Cloud-Aerosol-Water-Radiation : ce centre fournit des services pour faciliter l’exploitation des données concernant les aérosols, les nuages, le rayonnement et le cycle de l’eau. Notamment celles issues des missions spatiales. Il est basé à Lille.
- SEDOO : il s’agit du service de données de l’Observatoire Midi-Pyrénées, basé à Toulouse. Sa mission est de développer des applications de gestion, de traitement et de diffusion des données scientifiques. (bases de données, catalogues web, protocoles d’interopérabilité…).
- SATMOS : le Service d’Archivage et de Traitement Météorologique des Observations Satellitaires réceptionne directement les données des satellites de météo opérationnels. Il est basé à Lannion (côtes d’Armor), avec le Centre de Météorologie Spatiale de Météo France.
Chiffres clés
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4
centres de données
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40
personnes
Contact
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Thierry Tremas