FormaTerre : tout sur la Terre solide

Modélisation du champ gravitationnel de la Terre combinant données satellitaires et in-situ
Modélisation du champ gravitationnel de la Terre combinant données satellitaires et in-situ © NASA/JPL

Le pôle FormaTerre (Forme et Mouvement de la Terre) a pour objectif de faciliter l’accès aux données relatives à ce qu’on appelle la Terre solide, c'est-à-dire l’ensemble de la planète excepté l’hydrosphère et l’atmosphère). Il contribue ainsi à la création de nouveaux produits et services en apportant de la valeur ajoutée aux données, qu’elles proviennent des satellites, des mesures in-situ ou d’expérimentations.

Il remplit quatre fonctions principales : 

  • Portail de données
  • Expertise en appui à l’utilisation des données : en effet, le transfert d'expertise entre les laboratoires qui traitent les données et ceux qui les exploitent n’est pas systématique. Il se fait au gré de coopérations individuelles. Le rôle du pôle est ici soit d'apporter un service d'expertise, soit de fournir un relai aux prises de contact potentielles entre les laboratoires.
  • Transfert de technologie : en assurant la diffusion des innovations méthodologiques des laboratoires de recherche vers la communauté scientifique, les acteurs publics et les entreprises. Cela passe par une diffusion plus ouverte des outils (logiciels) et/ou des résultats (données valorisées, produits…).
  • Soutien aux services internationaux : la France porte plusieurs services internationaux. Des ressources sont nécessaires pour assurer leur représentation dans les instances associatives internationales ; le pôle joue ainsi un rôle de coordinateur des moyens de ces services.

FormaTerre est une composante de l’infrastructure de recherche Data Terra.

Des enjeux très actuels

L’étude de la Terre solide s’intéresse aux milieux naturels et anthropisés de toute la planète (excepté l’atmosphère et l’hydrosphère, c’est-à-dire les océans, les rivières, les lacs et glaciers…) à des échelles géographiques et temporelles vastes : de l’infiniment petit (comme l’étude de processus géochimiques à l’échelle de l’atome) à l’échelle de la planète dans son entier. Et de l’instantané (un séisme) à plusieurs millions d’années (mouvement des plaques tectoniques).

Cela recouvre ainsi des disciplines diverses : géodésie, volcanologie, sismologie, géomagnétisme, gravimétrie ou encore la déformation des sols ou la minéralogie.

La recherche, fondamentale et applicative, sur le système Terre, incluant la Terre solide, est indispensable au regard des défis actuels, accroissement de la population, changement climatique, gestion des ressources naturelles, gestion des risques… Elle vient ainsi en appui aux politiques publiques.

L’image de gauche (interférogramme) montre les déplacements produits par l’éruption du Piton de La Fournaise, sur l'île de la Réunion en 2022.
L’image de gauche (interférogramme) montre les déplacements produits par l’éruption du Piton de La Fournaise, sur l'île de la Réunion en 2022 © ISDeform ; OPGC-OSUG-OSUL-IPGP-EOST

Des données variées

FormaTerre donne accès à toutes sortes de données, issues des laboratoires, des mesures de terrain et des satellites d’observation et d’étude de la Terre.

Un exemple : la mission européenne SWARM et ses trois satellites qui étudient le champ magnétique terrestre depuis 2013. Plus précisément, ils permettent d’étudier avec précision les différentes sources de ce champ magnétique (noyau de la Terre, croûte, ionosphère, circulation océaniques…). 

Autre exemple, les missions américaines GRACE et GRACE-FO (et bientôt GRACE-C) qui ont collecté un grand nombre de données sur le champ de gravité de la Terre et sur son évolution. Ces données subissent des procédures de traitement qui permettent d’en extraire un maximum d’informations, traitements dans lesquels le CNES joue un rôle majeur.

Organisation

FormaTerre est dirigé par un comité directeur, composé d’un représentant de chaque signataire, et conseillé par un comité scientifique constitué d’experts. Les décisions sont mises en œuvre par un bureau exécutif qui en assure la coordination.

Le pôle se structure autour de trois composantes :

  • Un centre de coordination et de diffusion (CCD)
  • Un ensemble de centres de données, d’observation et de services
  • Un ensemble de centres d’expertise scientifique (CES)


Le CNES est non seulement un fournisseur de données spatiales grâce aux différents satellites qu’il opère, mais il coordonne, en liaison avec le pôle, la création de nouveaux produits issus de missions françaises et européennes.

Contact

  • Claude Boniface

Actualités du projet