Euclid en détails

Contexte

Le modĂšle cosmologique standard permet aujourd’hui d’estimer que l’Univers est constituĂ© de 69% d’énergie noire, de 26% de matiĂšre et de seulement 5 % de matiĂšre visible, dite baryonique (matiĂšre constituĂ©e d’atomes). 95% de l’Univers nous Ă©chappe. L’existence et la gamme d’énergie de l’énergie sombre ne peuvent pas ĂȘtre expliquĂ©e avec nos connaissances actuelles en physique fondamentale et la matiĂšre noire reste dĂ©sespĂ©rĂ©ment invisible Ă  tous nos instruments.

Diagramme de la constitution de l’Univers
Constitution de l’Univers © Max-Planck-Institute for Astrophysics Garching and Pixabay, F. Wolz, Gravitational Closure of Matter Field Equations: General Theory and Perturbative Solutions, Thesis (2022)

Les effets de la gravitĂ© induits par la matiĂšre, visible et surtout noire, et les effets de l’énergie noire sont antagonistes et ne s’équilibrent pas. AprĂšs une phase de dĂ©cĂ©lĂ©ration principalement due aux effets gravitationnels induites par la matiĂšre (visible et noire) pendant les premiers milliards d’annĂ©es, l’Univers est donc aujourd’hui en expansion accĂ©lĂ©rĂ©e sous l’effet de l’énergie noire qui manifestement a pris le dessus sur la gravitĂ©.

Histoire de l’expansion de l’Univers
Histoire de l’expansion de l’Univers © Euclid Redbook – Definition Study Report / ESA/SRE (2011)12, July 2011

La nature de l’énergie noire et celle de la matiĂšre noire sont donc aujourd’hui inconnues, et nous n’en voyons que les effets. Euclid propose donc de les Ă©tudier sur la base de deux sondes cosmologiques, l’effet de lentille gravitationnelle (ou WL pour Weak gravitational Lensing) et les oscillations acoustiques de baryons (ou BAO pour Baryonic Acoustic Oscillations).

Les observations d’Euclid couvriront toute la pĂ©riode au cours de laquelle l'Ă©nergie noire a jouĂ© un rĂŽle significatif dans l'accĂ©lĂ©ration de l'expansion, c’est-Ă -dire jusqu’à 10 milliards d’annĂ©es dans le passĂ©, ce qui impose d’observer des objets dont les spectres sont dĂ©calĂ©s vers le rouge (redshift, jusqu’à une valeur de z = 2).

L’évolution des grandes structures de l’Univers nĂ©cessite de suivre la distribution spatiale (3D) des galaxies et des amas de galaxies en fonction du temps, donc en fonction du redshift. Celui-ci est dĂ©terminĂ© de maniĂšre prĂ©cise par spectrophotomĂ©trie, c’est-Ă -dire en mesurant le dĂ©calage vers le rouge de raies d’émissions caractĂ©ristiques telles que celles de l’hydrogĂšne aprĂšs dispersion de la lumiĂšre. Il est prĂ©vu d’observer environ 35 millions de sources.

La distribution de matiĂšre noire est reconstruite Ă  partir d’images de galaxies, images dĂ©formĂ©es par la gravitation, plus prĂ©cisĂ©ment pas les effets de lentille gravitationnelle, et ce dans l’espace et dans le temps. Ceci nĂ©cessite Ă©galement de connaitre pour chaque source leur redshift. Celui-ci est effectuĂ© par des mĂ©thodes photomĂ©triques, ce qui nĂ©cessite de complĂ©ter les images du tĂ©lescope Euclid par des mesures photomĂ©triques infrarouge Ă  bord et avec l’assistance de tĂ©lescopes terrestres pour des mesures dans le domaine visible. Ces tĂ©lescopes doivent opĂ©rer dans les hĂ©misphĂšres nord et sud de façon Ă  couvrir la totalitĂ© des 14 700 degrĂ©sÂČ de la mission. Il est prĂ©vu d’observer environ 1,5 milliards de sources.

Objectifs

  • Comprendre la nature de l’énergie noire

  • Comprendre la nature de la matiĂšre noire

  • Comprendre la formation des grandes structures

  • PrĂ©dire le futur de l’Univers

Euclid est une mission de l’ESA pour cartographier la gĂ©omĂ©trie de l’Univers. Cette cartographie permettra d’étudier l’évolution des structures cosmiques Ă  travers les Ăąges sous l’effet antagoniste des deux composantes suivantes :

  • Une composante mystĂ©rieuse appelĂ©e Ă©nergie noire, ou sombre (de l’anglais “dark energy”), responsable de l’expansion accĂ©lĂ©rĂ©e de l’Univers. L’expansion de l’Univers a Ă©tĂ© prĂ©dit par Georges LemaĂźtre en 1927 sur la base d’un modĂšle bĂąti Ă  partir des Ă©quations de Friedmann-LemaĂźtre en exploitant la thĂ©orie de la relativitĂ© gĂ©nĂ©rale Ă©ditĂ©e par Albert Einstein en 1915. Cette expansion a Ă©tĂ© observĂ©e pour la premiĂšre fois par Edwin Hubble en 1929 et mise en Ă©quation sous la forme de la cĂ©lĂšbre loi de Hubble, rebaptisĂ©e loi de Hubble-LemaĂźtre au congrĂšs de l’IAU (International Astronomical Union) en 2018. Elle fait dĂ©sormais partie intĂ©grante du modĂšle cosmologique standard actuel et a Ă©tĂ© confirmĂ©e Ă  maintes reprises par des observations beaucoup plus lointaines/profondes.  La dĂ©couverte que cette expansion s’accĂ©lĂ©rait depuis plusieurs milliards d’annĂ©es sous l’effet d’une Ă©nergie mystĂ©rieuse a valu le prix nobel de Physique en 2011 aux 3 astronomes Saul Perlmutter, Brian P. Schmidt et Adam G. Reiss.
  • Une composante de matiĂšre, indĂ©tectable par les instruments actuels et appelĂ©e matiĂšre noire qui renforce la gravitation et le lien entre les Ă©toiles et la galaxie. La gravitation, qui nait de la distribution des masses, façonne la distribution de matiĂšre, et lie entre elles les Ă©toiles et les galaxies dans l’Univers au sein d’une structure en filaments appelĂ©e toile cosmique. La quantitĂ© de matiĂšre visible est largement insuffisante pour en expliquer les effets, d’oĂč la prĂ©sence supposĂ©e d’une matiĂšre indĂ©tectable avec les instruments d’aujourd’hui appelĂ©e matiĂšre noire, ou sombre (de l’anglais “dark matter”). Le concept de matiĂšre noire a Ă©tĂ© proposĂ© pour la premiĂšre fois par l’astronome Fritz Zwicky en 1933. En observant la cohĂ©sion de galaxies de la chevelure de BĂ©rĂ©nice (Amas de la COMA) et en calculant la masse dynamique de l’amas Ă  partir de la loi de Newton, il s’est aperçu que cette masse Ă©tait trĂšs supĂ©rieure Ă  la masse effective de l’amas dĂ©terminĂ©e Ă  partir de la loi masse-luminositĂ©. Plus tard, l’astronome Vera Rubin a fait le mĂȘme constat, dĂšs 1973, en exploitant les courbes de rotation de nombreuses galaxies et en mesurant la vitesse de rotation des Ă©toiles du disque autour de leur centre galactique par effet Doppler-Fizeau. Les vitesses mesurĂ©es Ă©taient bien supĂ©rieures aux vitesses calculĂ©es avec la loi de Newton, montrant la prĂ©sence d’une source de gravitation bien supĂ©rieure que celle issue de la matiĂšre visible, validant ainsi le concept de matiĂšre noire. Il est aujourd’hui estimĂ© qu’il y a 5 fois plus de matiĂšre noire que de matiĂšre visible dans l‘Univers.


Avec ses capacitĂ©s large champ et sa conception Ă  haute prĂ©cision, Euclid permettra, entre autres de :

  1. Rechercher les propriétés de l'énergie sombre en mesurant précisément l'accélération ainsi que la variation d'accélération à différents ùges de l'Univers.
  2. Tester la validité de la relativité générale à l'échelle cosmique.
  3. Rechercher la nature et les propriétés de la matiÚre noire en cartographiant en 3 dimensions la distribution de matiÚre noire dans l'Univers.
  4. Raffiner les conditions au dĂ©but de notre Univers, qui ont initiĂ© la formation des structures cosmiques que nous voyons aujourd'hui. 


Euclid permettra de rĂ©pondre Ă  de nombreuses questions dont les principales sont les suivantes :

  • L’énergie noire est-elle simplement une constante cosmologique, comme proposĂ© tout d’abord par Einstein ?
  • Existe-t-il un nouveau type de champ, Ă  l’instar des champs connus comme par exemple le champ magnĂ©tique ou le champ de gravitation, qui Ă©volue dynamiquement avec l’expansion de l’Univers ?
  • L’énergie noire serait-elle plutĂŽt la manifestation d’une rupture avec la relativitĂ© gĂ©nĂ©rale et une dĂ©viation de la loi de la gravitĂ© ?
  • Quelles sont la nature et les propriĂ©tĂ©s de la matiĂšre noire ?
  • Quelles sont les conditions initiales Ă  l’origine de la formation des grandes structures de l’Univers ?
  • Quel sera le futur de l’Univers dans les prochains milliards d’annĂ©es ?

Pour aller plus loin

Pour en savoir plus sur les objectifs scientifiques et les mĂ©thodes de mesure d’Euclid, consultez les PDF « Explications scientifiques » et « MĂ©thodes de mesure » tĂ©lĂ©chargeables depuis la page Ressources.

Déroulé du projet

La mission Euclid a été lancée le 1er juillet 2023 par un lanceur Falcon 9 depuis la base spatiale de Cap Canaveral en Floride, aux USA.

Euclid a Ă©tĂ© injectĂ© sur une orbite de transfert directe par le lanceur. La phase de transfert vers l’orbite ciblĂ©e autour du second point de Lagrange, nommĂ© L2, situĂ© Ă  1,5 millions de km de la Terre a durĂ© approximativement 30 jours.

Une manƓuvre de correction a eu lieu aprĂšs deux jours de vol, une fois que suffisamment de donnĂ©es de suivi ont Ă©tĂ© acquises pour Ă©valuer l’erreur de vitesse radiale dues aux incertitudes sur les conditions durant le lancement. La recette en vol du satellite a Ă©tĂ© effectuĂ©e pendant les 30 jours de transfert vers le point L2, suivie d’une phase de 2 mois appelĂ©e PV (Performance Verification) Phase destinĂ©e Ă  vĂ©rifier les performances instrumentales. Aucune manƓuvre d’insertion n’a finalement Ă©tĂ© nĂ©cessaire pour atteindre l’orbite choisie.

PlacĂ© sur ce point, Euclid a des compagnons, entre autres les tĂ©lescopes spatiaux GAIA et JWST. Il effectue autour de L2 une orbite en halo (orbite de Lissajous) de large amplitude (environ 1 million de km). Ce point a Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ© car il offre des conditions d’opĂ©ration optimum pour Euclid : un environnement radiatif bĂ©nin, qui est requis pour les dĂ©tecteurs sensibles et des conditions d’observations trĂšs stables, qui sont suffisamment loin du systĂšme perturbateur Terre-Lune. De plus, la quantitĂ© d’ergol nĂ©cessaire est trĂšs favorable en comparaison avec les orbites alternatives.

Le télescope Euclid est situé au point de Lagrange L2
Le tĂ©lescope Euclid est situĂ© au point de Lagrange L2, le point ou la force centrifuge produite par la rĂ©volution autour du Soleil est contrebalancĂ©e par les forces d’attraction gravitationnelles du Soleil, de la Terre et de la Lune © ESA

Organisation

Organisation générale

L'ESA est responsable de la mission. Le consortium Euclid est en charge de la fourniture Ă  l'ESA des instruments Euclid et de la partie majeure du Segment Sol Scientifique (SGS – Sciences Ground Segment). La NASA contribue Ă  Euclid via la fourniture des dĂ©tecteurs de vol de l'instrument NISP et de leur Ă©lectronique de lecture.

Plus prĂ©cisĂ©ment, l'ESA Ă  la responsabilitĂ© de :

  • dĂ©velopper le satellite Euclid, confiĂ© Ă  Thales Alenia Space Italie (TAS-I) Ă  Turin,
  • dĂ©velopper le module charge utile (PLM – PayLoad Module) confiĂ© Ă  Airbus Defense and Space (ADS) Ă  Toulouse,
  • fournir des dĂ©tecteurs CCD de l'instrument VIS (contrat avec la sociĂ©tĂ© E2V),
  • dĂ©velopper le Segment Sol OpĂ©rations (OGS – Operations Ground Segment), Ă  savoir le MOC (Mission Operation Center) et le SOC (Science Operation Center),
  • lancer et mettre Ă  poste le satellite,
  • archiver les produits scientifiques et les mettre Ă  disposition de la communautĂ© scientifique.

L'Euclid Science Team (EST) supervise l'ensemble du dĂ©veloppement, des opĂ©rations et des performances scientifiques en s'assurant que les objectifs scientifiques sont tenus. Il est prĂ©sidĂ© par le responsable scientifique Euclid de l'ESA assistĂ© de 2 experts scientifiques chargĂ©s de science additionnelle ("legacy science", ou science hors Euclid qui pourra ultĂ©rieurement ĂȘtre effectuĂ©e Ă  l'aide des donnĂ©es Euclid) et 8 membres du consortium Euclid en charge du bon dĂ©roulement scientifique de la mission.

 

Le Consortium Euclid

Il regroupe aujourd’hui plus de 2 200 personnes (dont 425 en France) rĂ©parties dans 250 laboratoires (dont 35 en France) de 16 pays (Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Italie, NorvĂšge, Pays-Bas, Portugal, Roumanie, Royaume-Uni, Suisse, Canada et États-Unis).

Le consortium Euclid est dirigé par l'Euclid Consortium Board (ECB). Il est représenté et présidé par le l'ECL (Euclid Consortium Lead), actuellement un expert scientifique de l'Institut d'Astrophysique de Paris (IAP/CNRS).

Les pays contributeurs au consortium Euclid et l'ESA se sont engagĂ©s sur leurs fournitures respectives au travers d'un accord multilatĂ©ral (MLA – MultiLateral Agreement). Ce sont les agences spatiales, signataires de l'accord, qui sont garantes des contributions de leur pays. Un ComitĂ© de pilotage ("Steering Committee") mis en place au niveau des agences suit l'avancement du projet et s'assure de la bonne implĂ©mentation du MLA.

Les laboratoires du Consortium sont soutenus par les agences spatiales nationales, qui garantissent les engagements de chaque pays, et par leurs structures nationales de recherche (agences de recherche, observatoires ou universités). Ces soutiens apportent des moyens en complément de ceux de l'ESA et représentent environ 30 % du coût total de la mission.

 

Organisation et responsabilités du consortium Euclid

Le consortium Euclid (EC) est en charge de :

  • la fourniture Ă  l'ESA de l’Instrument VIS (VISible Instrument) dĂ©veloppĂ© sous la responsabilitĂ© du Mullard Space Science Laboratory (MSSL, Grande-Bretagne),
  • la fourniture Ă  l'ESA de l’instrument NISP (Near Infrared Spectro Photometer) dĂ©veloppĂ© sous la responsabilitĂ© Laboratoire d'Astrophysique de Marseille (LAM),
  • le dĂ©veloppement et des opĂ©rations du Segment Sol Scientifique (SGS – Sciences Ground Segment) et de la livraison Ă  l'ESA des produits scientifiques. PlacĂ© sous la responsabilitĂ© de l'Instituto Nazionale d'AstroFisica (INAF, Italie), il dĂ©veloppe notamment pour cela les algorithmes nĂ©cessaires (PF – Processing Functions) en s'appuyant sur des groupes de travail scientifiques (Science Working Groups : SWG), et dĂ©veloppe les logiciels correspondants et les infrastructures de calcul nĂ©cessaires dans des centres de donnĂ©es scientifiques (SDC - Science Data Center),
  • l'analyse des donnĂ©es recueillies de leur interprĂ©tation scientifique.

Ces responsabilitĂ©s s'appuient sur des contributions multiples des autres pays membres du consortium. Le consortium Euclid est Ă©galement assistĂ© par un groupe d’experts en ingĂ©nierie systĂšme (ECL Local Support Office), par un groupe d’experts scientifiques (SWG – Science Working Group), par une cellule de communication (COM), l’ensemble Ă©tant coordonnĂ© par l’ECCG (Euclid Consortium Coordination Group).

Organisation du Consortium Euclid
Organisation du Consortium Euclid © Euclid - Mapping the geometry of the dark Universe - ESA/SRE(2011)12, July 2011, Definition Study Report

Le rĂŽle de la France Ă  la mission Euclid

Parmi les principaux contributeurs à la mission Euclid (contribution ESA et consortium), la France en est premiùre (33%), avec ensuite l’Italie (25%), le Royaume-Uni et l’Allemagne (10% chacun).

La France participe Ă©galement au board du consortium Euclid placĂ© sous leadership de l’Institut d’Astrophysique de Paris (IAP/CNRS) comme EC Lead (Responsable scientifique du consortium Euclid). À ce jour, 35 laboratoires français participent au consortium Euclid, dont un reprĂ©sentant a la fonction de SGS Scientist au sein du Project Office de l’ESA et participe Ă  l’Euclid Science Team de l’ESA (EST).

 

Responsabilité et contributions sous la maßtrise d'ouvrage du CNES

À travers le consortium, les responsabilitĂ©s et contributions de la France, sous la maitrise d’ouvrage du CNES, sont les suivantes :

  • L’instrument NISP (Near Infrared Spectro Photometer) : responsabilitĂ© globale et fourniture de l’instrument dĂ©veloppĂ© sous la maitrise d’Ɠuvre du Laboratoire d’Astrophysique de Marseille (LAM/CNRS), dĂ©veloppĂ© en partenariat avec de nombreux instituts europĂ©ens. De plus, le Centre de Physique des Particules de Marseille (CPPM-UniversitĂ© d'Aix-Marseille/CNRS-IN2P3) et l'Institut de Physique des 2 Infinis de Lyon (IP2I-UniversitĂ© Claude Bernard Lyon 1/CNRS-IN2P3) sont responsables du dĂ©veloppement du plan focal de l'instrument et de la caractĂ©risation de ses dĂ©tecteurs.
  • L’instrument VIS (VISible Instrument) : fourniture de contributions instrumentales, Ă  savoir le FPA (Focal Plane Assembly, ou plan focal) et le PMCU (Power and Mechanisms Control Unit, ou unitĂ© de contrĂŽle des puissances et des mĂ©canismes) par l’Institut de Recherche sur les lois Fondamentales de l’Univers (IRFU/CEA), et la CU (Calibration Unit, ou source de calibration) par l’Institut d’Astrophysique Spatiale (IAS/CNRS).


Sur le Segment Sol Scientifique (SGS – Sciences Ground Segment) : 

  • Fourniture du centre de donnĂ©es scientifiques (SDC-France ou Science Data Center) en partenariat avec le Centre de Calcul de l'Institut National de Physique NuclĂ©aire et de Physique des Particules (CC-IN2P3 Villeurbanne).
  • DĂ©veloppement et fourniture d’algorithmes (PF ou Processing Functions) qui seront installĂ©s sur les SDC, Ă  savoir 3 livraisons complĂštes (lead), 3 en position de co-lead et 4 contributions au dĂ©veloppement ou Ă  la spĂ©cification d’autres PF avec d’autres pays. Tous les dĂ©veloppements se font dans les laboratoires du CEA, de l’IN2P3 et de l’INSU.
  • ResponsabilitĂ© directe du CNES de l’équipe systĂšme du Segment sol scientifique du consortium Euclid (SGS-EC).

Le CNES assure Ă©galement la Direction adjointe du Segment sol scientifique du consortium Euclid (SGS-EC), sous leadership italien.

 

Financement des activités de 13 laboratoires ou instituts par le CNES

  • Centre de Physique des Particules de Marseille (CPPM-UniversitĂ© d'Aix-Marseille/CNRS-IN2P3)
  • Institut de Physique des 2 Infinis de Lyon (IP2I-UniversitĂ© Claude Bernard Lyon 1/CNRS-IN2P3)
  • Laboratoire AstroParticules et Cosmologie (APC-UniversitĂ© Paris Diderot / CNRS-IN2P3)
  • Laboratoire de Physique Subatomique et de Cosmologie (LPSC Grenoble/CNRS-IN2P3)
  • Institut d’Astrophysique Spatiale (Orsay/CNRS-INSU)
  • Institut d'Astrophysique de Paris (UniversitĂ© Pierre et Marie Curie/CNRS)
  • Institut de Recherche en Astrophysique et PlanĂ©tologie (UniversitĂ© Toulouse 3 - Paul Sabatier/CNRS
  • Laboratoire Joseph-Louis Lagrange (Observatoire de la CĂŽte d'Azur/CNRS/UniversitĂ© de Nice Sophia Antipolis)
  • Laboratoire Astrophysique Instrumentation et ModĂ©lisation (AIM-UniversitĂ© Paris Diderot/CNRS)
  • Laboratoire d'Instrumentation et de Recherche en Astrophysique (LIRA/Observatoire de Paris)
  • Laboratoire d’Étude de l’Univers et des phĂ©nomĂšnes eXtrĂȘmes (LUX/Observatoire de Paris)
  • Laboratoire d’Astrophysique de Marseille (LAM / CNRS)
  • Institut de Recherche sur les lois fondamentales de l’Univers (CEA / IRFU)
  • Centre de Calcul de l'Institut National de Physique NuclĂ©aire et de Physique des Particules (CC-IN2P3 Villeurbanne)