Publié le 25 janvier 2026

Les Mycéliades 2026 : 5 bonnes raisons d’y participer

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Entre fiction et projection dans l’avenir, culture et science, Les Mycéliades, dont le CNES est partenaire, est un festival à part… et à ne pas manquer.

© Les Mycéliades, 2026

Du 31 janvier au 15 février 2026, le festival Les Mycéliades investit plus de 80 villes pour faire dialoguer science et fiction autour d’un thème aussi conséquent qu’actuel : Résiliences. Pour la troisième année consécutive, nous serons partenaire de l’événement et organiserons notamment, le 31 janvier, un live Twitch sur ce thème.

Alors, pourquoi ne pas manquer cette édition ? On vous donne 5 bonnes raisons (et vous avez tout à fait le droit d’en trouver d’autres).

1. La science-fiction est un formidable laboratoire du réel

Apocalypses, mondes en reconstruction, écosystèmes menacés ou régénérés… La science-fiction met en scène des fins du monde spectaculaires, mais elle évoque surtout ce qui vient après. Que devient une société quand ses repères s’effondrent ? Comment l’humain se réorganise-t-il face à la catastrophe, au manque de ressources ou à la disparition du vivant ?

Terrain d’évasion, la science-fiction agit comme un miroir grossissant de nos inquiétudes contemporaines : crise climatique, effondrement de la biodiversité, tensions sociales, dépendance aux technologies… Elle permet d’explorer, à distance. Elle met en lumières et en couleurs nos peurs, nos choix collectifs et nos capacités d’adaptation, en posant des questions fondamentales sans forcément donner de leçons.

Les Mycéliades se nourrissent de cet esprit en croisant œuvres de fiction, analyses scientifiques et rencontres avec des créateurs et créatrices, chercheurs et chercheuses et experts scientifiques. Le festival transforme ces récits en un espace de réflexion ouvert à toutes et tous. Un lieu où l’on peut s’émerveiller, débattre, douter, et surtout imaginer ensemble des futurs possibles. Au-delà du réconfort, face à un quotidien incertain, ce festival incarne lui-même la résilience de l’humain, comme pour nous rappeler toute notre capacité créative pour résister et nous réinventer.  

2. La « Résilience » résonne très fort avec les missions du CNES

Évolution écologique, durabilité, protection du vivant : ces notions sont au cœur des récits de science-fiction comme des préoccupations très concrètes de notre monde contemporain. Catastrophes naturelles, dérèglement climatique, pressions sur les ressources, fragilisation des écosystèmes… les scénarios imaginés par la fiction font écho à des réalités que la science observe, mesure et anticipe au quotidien.

Image du film Flow, dans un monde dévasté par les crues. © Gints Zilbalodis/Sacrebleu production/Arte

Ccomment le spatial aide-t-il à observer un monde en tension, à mieux s’y adapter, et à accompagner les transitions nécessaires ? Comment les technologies spatiales participent-elles à la protection du vivant, à la préservation des écosystèmes et à la construction de réponses durables face aux crises ?

Cartographie satellitaire de l’étendue des inondations à Roquebillière (Alpes-Maritimes), octobre 2020. © SERTIT

C’est notamment sur ces enjeux que travaille le CNES. Grâce aux satellites d’observation de la Terre, l’agence contribue à mieux comprendre les crises environnementales, à surveiller les phénomènes extrêmes (incendies, inondations, sécheresses, cyclones). Rien qu’en 2025, nous avons participé au lancement de plusieurs nouvelles missions : Biomass qui cartographie la biomasse des forêts afin d'estimer les quantités de carbone stockées, MicroCarb qui étudie à l'échelle planétaire, les sources et puits du principal gaz à effet de serre, le CO2 ou encore CO3D, dont une des applications est de suivre, avec une précision extrême, la fonte des glaciers.

Nos satellites fournissent des données essentielles à la gestion des catastrophes et à la protection des populations. Une approche qui s’inscrit pleinement dans la Charte internationale espace et catastrophes majeures, conçue pour mettre la donnée spatiale au service de la solidarité, de l’anticipation et de la résilience collective.

Les Mycéliades prolongent cette réflexion par le prisme de la fiction. Entre mondes qui s’effondrent et sociétés qui se réinventent, le festival invite à interroger ce que l’on détruit, ce que l’on choisit de protéger et ce que l’on est capable de reconstruire. Entre crépuscules et renaissances, ces récits nourrissent l’imaginaire collectif et ouvrent un espace précieux pour penser des futurs encore possibles.

3. Remplir votre pile de films à voir

Aux Mycéliades, les œuvres se répondent d’un médium à l’autre pour explorer, chacune à leur manière, les grandes questions scientifiques et sociétales de notre temps. La sélection 2026 met particulièrement en avant des récits où environnement, catastrophes, observation du monde et avenir de l’humanité sont au cœur de l’intrigue.

Des films comme Soleil Vert ou La Nuée interrogent frontalement la gestion des ressources, les dérives liées à la survie et les conséquences d’un monde sous pression écologique. À travers la fiction, ces récits posent des questions très concrètes : comment nourrir les populations demain ? Quels signaux d’alerte avons-nous ignorés ? Comment anticiper les crises avant qu’elles ne deviennent irréversibles ?

D’autres œuvres, comme Snowpiercer ou Children of Men, explorent les sociétés humaines après l’effondrement : surveillance, inégalités, organisation collective, résilience sociale. Des thèmes qui font écho aux usages des données spatiales pour comprendre les dynamiques globales, anticiper les tensions et accompagner les décisions publiques.

Dans Nausicaä de la vallée du vent, réalisé par Hayao Miyazaki, une jeune héroïne survole un monde ravagé pour comprendre et protéger des écosystèmes menacés. © 1984 Tokuma Shoten / Topcraft

La relation au vivant est également très présente dans la sélection. Nausicaä de la vallée du vent, Les Bêtes du Sud sauvage ou encore Flow (une pépite !) montrent des mondes fragiles, observés avec attention, où comprendre les écosystèmes devient une condition de survie. 

Enfin, Oblivion ou Planètes rappellent que la science-fiction spatiale ne parle jamais uniquement d’ailleurs, mais toujours aussi de la Terre. 

4. Un festival près de chez vous

Avec plus de 80 couples cinémas–médiathèques mobilisés partout en France, Les Mycéliades sortent des grands centres culturels pour aller à la rencontre des publics, là ils se cultivent au quotidien. Le festival investit aussi bien les grandes villes que les territoires moins exposés aux grands événements culturels, faisant de la science-fiction un bien commun, un savoir accessible.

© Les Mycéliades, 2026

La carte des évènements

Cette dimension territoriale est un autre écho à la mission du CNES, qui représente l’ensemble des Françaises et des Français. En tant qu’agence spatiale publique, le CNES porte une responsabilité forte : partager la science, expliquer les enjeux du spatial et favoriser la culture scientifique sur tout le territoire, sans distinction.

Nos équipes sont toujours partantes pour venir à votre rencontre afin de permettre à chacun et chacune de s’approprier les grands enjeux scientifiques et sociétaux d’aujourd’hui et d’échanger autour des apports du spatial pour les citoyens et la planète.

Nous restons convaincus que la science n’est pas réservée à quelques spécialistes qu’elle se partage et s’enrichit avec vous.

5. Le CNES s’invite dans la discussion

Partenaire des Mycéliades, nous nous associons pleinement à cette édition 2026 en participant à plusieurs temps forts du festival, où science et fiction se rencontrent pour nourrir le débat.

Dès le week-end d’ouverture, le spatial est présent au Forum des Images à Paris, à l’occasion d’une grande soirée mêlant ciné-quiz, grand débat et projection autour de la question : « Attendre la fin du monde ? ». Aux côtés d’écrivains et d’écrivaines, de scientifiques et de vulgarisateur et vulgarisatrices, ces échanges explorent les multiples imaginaires de la fin du monde avant une projection exceptionnelle de Melancholia, présentée par l’astrophysicien Roland Lehoucq.

Tout au long du festival, le CNES est également invité dans plusieurs villes pour accompagner des projections et proposer des rencontres science & fiction avec ses experts :

Paris – Cinéma Les 7 Parnassiens

Le 3 février à 19h30

Projection du film Take Shelter, suivie d’une rencontre science & fiction sur l’éco-anxiété, avec notamment Aurélien Sacotte, responsable des programmes santé et risques au CNES.

Paris – Cinéma Les 7 Parnassiens

Le 5 février à 19h30

Projection du film Apollo 13, suivie d’un échange avec Jean-François Clervoy, grand témoin de la soirée, autour de l’exploration spatiale et de l’aventure humaine.

Montélimar – Médiathèque intercommunale Maurice Pic

Le 11 février, de 16h à 18h

Rencontre scientifique avec Célie Losada, ingénieure environnement au CNES et membre de l’Observatoire Spatial pour le Climat, autour des enjeux de biodiversité et de protection du vivant.

Marseille – Cinéma Les Variétés

Le 11 février à 19h45

Projection de The Tree of Life, suivie d’un échange avec Jacques Arnould, expert éthique au CNES, autour des questions de sens, de science et de responsabilité.

Continuez votre exploration