Publié le 30 avril 2026

ChlorISS : comment a-t-on choisi les plantes pour cette expérience dans l’ISS ?

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À bord de l’ISS, Sophie Adenot va mener une expérience éducative au cours de laquelle elle va faire pousser des plantes. Les graines l’ont rejointe le 14 avril. Mais comment ont-elles été choisies ?

© CNES/Mélissandre LACAILLE/Mathilde TOURNIER, 2026

ChlorISS : l’aventure botanique de Sophie Adenot et de 260 000 jeunes

Durant sa mission spatiale Epsilon, en 2026, l’astronaute française de l’ESA, Sophie Adenot, nous embarque dans une aventure botanique. Accompagnée par 260 000 élèves sur Terre, elle observera la pousse de deux plantes, le mizuna et l’arabette des dames. Dans l’espace comme dans les classes, le protocole est exactement le même et les élèves pourront comparer leurs observations avec celles de Sophie Adenot. Cela leur permettra d’entrevoir les bases d’un raisonnement scientifique : poser des hypothèses, analyser des données et émettre des résultats qui vont confirmer ou non les hypothèses.

Tout au long de l’expérience, le CNES, accompagné de Soso l’astronaute et sa petite plante Mimi, te permettra de comprendre pourquoi les plantes sont peut-être les meilleures amies des astronautes.

En savoir plus sur l’expérience ChlorISS

Laitue romaine, zinnias, radis, piments… Voici quelques plantes qui ont déjà été cultivées à bord de la Station spatiale internationale ! Pour l’expérience ChlorISS que va mener Sophie Adenot, les scientifiques ont choisi l’arabette des dames et le mizuna. Et ce n'est pas par hasard.

L’arabette des dames est une petite plante modèle de laboratoire dont on connaît très bien le fonctionnement, un peu comme la souris pour les expériences de biologie animale. Et il existe de nombreux variants de cette plante, parmi lesquels un très intéressant utilisé pour l’expérience ChlorISS : le « PGM ». Celui-ci a la particularité d’être très peu sensible à la gravité !

Le mizuna, lui, est une sorte de moutarde japonaise qui se consomme comme de la salade. Son atout majeur : en plus d’être de la même famille que l’arabette des dames, ses graines sont plus grosses et donc plus faciles à manipuler pour les élèves. Et puis c’est une plante que l’on peut manger : intéressant pour imaginer les menus des astronautes lors de longues missions. 

Cerise sur le gâteau, ces deux espèces ont déjà été étudiées en conditions spatiales, ce qui limite les mauvaises surprises et garantit qu’il y aura bien quelque chose à observer pendant les dix jours d’expérience. 

© CNES/Mélissandre LACAILLE/Mathilde TOURNIER, 2026

À suivre...