Satellite et systèmes

Système

L’architecture du système Merlin repose sur les Ă©lĂ©ments suivants :

  • Un segment spatial, le satellite Merlin, comprenant :
    • Une plateforme basĂ©e sur le concept Myriade Evolutions
    • Une charge utile (Lidar IPDA)
  • Un segment sol de contrĂ´le (CGS), comprenant, entre autres, des composantes partagĂ©es avec d’autres missions :
    • Un centre de commande-contrĂ´le (CCC) reposant sur le standard ISIS (Initiative for Space Innovative Standards)
    • Des systèmes de communications en bande S et bande X utilisant le rĂ©seau de stations terrestres multi-missions Ă  2 GHz et 8 GHz du CNES
    • Des supports supplĂ©mentaires impliquant les services multi-missions du CNES. Ces derniers comprennent le service de gestion des dĂ©bris, le centre de calcul orbital COO et la salle de contrĂ´le principale
    • Un simulateur numĂ©rique du système, destinĂ© aux essais et Ă  la qualification du système
  • Un segment sol mission dĂ©diĂ© Ă  la programmation et Ă  l’exploitation des donnĂ©es de la charge utile (PLGS), comprenant :
    • Un centre de gestion de la charge utile, responsable de la surveillance et du contrĂ´le de l’instrument (PLOC)
    • Un centre de traitement et de gestion des donnĂ©es scientifiques de la mission (PLDP)
    • Des centres d’expertise des produits scientifiques (SPEX) chargĂ©s de la surveillance de la qualitĂ© de ces produits
  • Un service de lancement, comportant :
    • L'emport du satellite Merlin Ă  bord d’un lanceur europĂ©en, en vol dĂ©diĂ© ou partagĂ© : appel d’offre restant Ă  effectuer
    • Les supports liĂ©s au lancement
Segment sol du satellite Merlin
Segment sol du satellite Merlin © CNES, DLR

Ces composantes sont conçues de manière Ă  exĂ©cuter les deux fonctions principales du système comme suit :

  • Programmation de la mission (reposant principalement sur des activitĂ©s en bande S) consistant en :
    • La planification des activitĂ©s de routine de la mission
    • La surveillance et le contrĂ´le du segment spatial (envoi des ordres, surveillance de la tĂ©lĂ©mesure)
  • Collecte des donnĂ©es scientifiques (reposant principalement sur des activitĂ©s en bande X) consistant en :
    • La rĂ©cupĂ©ration, le traitement et la diffusion des donnĂ©es scientifiques
    • L’expertise sur la qualitĂ© scientifique (contrĂ´le qualitĂ© des produits)

 

Satellite

La charge utile sera montĂ©e sur une plateforme Myriade Évolutions française pour petits satellites. La sĂ©rie de satellites Myriade a Ă©tĂ© lancĂ©e en 1998. Elle offre aux missions une capacitĂ© d’emport de charges utiles dans la gamme 150 kg-150W

Le programme Myriade Évolutions est une extension du concept Myriade. Les principales amĂ©liorations reposent sur : 

  • Une nouvelle structure compatible d'un satellite d’une masse de 400 kg environ
  • Un accroissement de la capacitĂ© des panneaux solaires et une augmentation de l’énergie disponible
  • Un nouveau système de propulsion plus performant
  • Un système de contrĂ´le d’attitude et d’orbite (SCAO) amĂ©liorĂ©
  • Une augmentation de la capacitĂ© de stockage des donnĂ©es de la charge utile
  • Une amĂ©lioration du bilan de fiabilitĂ©
  • Une prise en compte de l’obsolescence
Satellite Merlin
Satellite Merlin

La charge utile Lidar est montée sur le panneau "supérieur" de la plateforme.
Certains Ă©quipements de la plateforme sont disposĂ©s Ă  proximitĂ© de l’instrument : deux tĂŞtes optiques de senseurs stellaires et leur dĂ©flecteur, une antenne bande X et un senseur solaire.

L'intégration du satellite est prévue dans les locaux d'Airbus Defence and Space France à Toulouse.

Merlin sera le premier système Lidar IPDA en orbite.

 

Caractéristiques orbitales

L'orbite du satellite Merlin est une orbite hĂ©liosynchrone (SSO) quasi-polaire Ă  environ 500 km d'altitude avec une heure locale du nĹ“ud ascendant (LTAN) de 06:00 ou 18:00 et une couverture terrestre globale avec un cycle de 28 jours environ.

Pourquoi une orbite quasi-polaire ? Une des exigences scientifiques de la mission Merlin consiste Ă  faire des mesures Ă  l’échelle mondiale. Le choix d’une orbite hĂ©liosynchrone SSO quasi-polaire garantit que les mesures pourront ĂŞtre rĂ©alisĂ©es Ă  des latitudes Ă©levĂ©es incluant des zones spĂ©cialement intĂ©ressantes telles que les zones de pergĂ©lisol.

Pourquoi une orbite d’heure locale de 6h ? Le choix de l’heure locale repose principalement sur les besoins en Ă©nergie du satellite. La durĂ©e de l’éclipse par orbite doit ĂŞtre aussi brève que possible afin de garantir que les gĂ©nĂ©rateurs solaires du satellite peuvent produire tout au long de l’annĂ©e une Ă©nergie suffisante pour assurer un fonctionnement permanent de l’instrument. Le LTAN a Ă©tĂ© Ă©galement choisi pour augmenter les chances de trouver un autre satellite pour partager le lancement.

Pourquoi 500 km d’altitude ? Pour obtenir de bonnes performances du Lidar, l’orbite doit ĂŞtre aussi basse que possible afin d’obtenir un signal de retour prĂ©sentant un rapport signal/bruit adĂ©quat. Ici, la limite basse est calculĂ©e par les performances de la plateforme, sachant qu’aux basses altitudes, l’oxygène atomique et les frottements atmosphĂ©riques peuvent engendrer des difficultĂ©s supplĂ©mentaires.

Pourquoi un cycle de 28 jours ? Avec un cycle de rĂ©pĂ©tition de 28 jours, l’espacement entre deux orbites consĂ©cutives est de 100 km environ Ă  l’équateur. L’espacement entre deux orbites consĂ©cutives, qui influe sur la rĂ©solution spatiale des mesures, est choisi de manière Ă  rĂ©pondre Ă  des besoins scientifiques. La pĂ©riodicitĂ© de revisite influence principalement les survols des sites de validation sol. Tout au long de la mission, il sera nĂ©cessaire de valider pĂ©riodiquement les donnĂ©es Merlin avec des mesures basĂ©es au sol. L’orbite de Merlin sera maintenue afin de compenser la traĂ®nĂ©e atmosphĂ©rique et de s’assurer que les besoins portant sur une rĂ©solution spatiale correcte et une pĂ©riodicitĂ© de revisite de la couverture mondiale adĂ©quate sont satisfaits.

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