La Lune

  • Dossier

  • Système solaire

Modifié le 14 avril 2026

La Lune, photographiée par la sonde américaine Galileo en couleur augmentée, alors en route vers Jupiter, en 1992.
La Lune photographiée par la sonde Galileo en 1992 © NASA/JPL/USGS

La Lune est le satellite naturel de la Terre. NĂ©e au tout dĂ©but de la formation de notre planète, il y a plus de 4 milliards d’annĂ©es, elle exerce sur la Terre une influence dĂ©terminante.

Chiffres clés

Distance Terre-Lune384 400 km
Volume 2,1958 Ă— 1010km3 (soit 0,02 Terre)
Masse7,3477 Ă— 1022kg (0,012 Terre)
Diamètre3 475 km (4 fois plus petite que la Terre)
Gravité16,6% de celle de la Terre
Inclinaison de l’axe de rotation 1,5°
Durée de révolution Environ 27,3 jours terrestres
Durée de rotation Environ 27,3 jours terrestres
Températurede -170 °C à +120 °C à la surface
La Lune n’émet pas de lumière, contrairement à une étoile. C’est parce qu’elle est éclairée par le Soleil dont elle réfléchit la lumière qu’elle est brillante dans la nuit. Parfois, comme ici, la lumière réfléchie par la Terre vient éclairer la face sombre de la Lune : c’est la lumière cendrée.
La Lune n’émet pas de lumière, contrairement à une étoile. Elle est éclairée par le Soleil dont elle réfléchit la lumière. © Getty images

La Lune, une cousine de la Terre… peu hospitalière

La Lune est une cousine de la Terre. Elle est composĂ©e des mĂŞmes constituants que notre planète, car elle serait nĂ©e d’un morceau de Terre, arrachĂ© lors d’une collision entre la jeune Terre en formation et une petite planète appelĂ©e ThĂ©ia. C’était il y a environ 4,5 milliards d’annĂ©es. Le choc a Ă©jectĂ© des matĂ©riaux en fusion qui se sont mis en orbite autour de notre planète oĂą ils se sont agglomĂ©rĂ©s entre eux : la Lune Ă©tait nĂ©e. 

  • FaçonnĂ©e par les mĂ©tĂ©orites

Les paysages lunaires n’ont cependant rien de commun avec la Terre. Ils sont plus ou moins constellĂ©s de cratères, causĂ©s par les multiples et intenses bombardements de mĂ©tĂ©orites subis depuis sa formation. Ă€ cause de ces impacts, la Lune est recouverte d’une couche de poussière grise, le rĂ©golithe, constituĂ© des fragments des roches pulvĂ©risĂ©es par les impacts. 

  • Des mers sans eau 

De très grosses météorites ont percé la croûte solide de la Lune lors de leur chute, provoquant des effusions volcaniques. Du magma a rempli les cratères créés par l’impact formant d’immenses plaines basaltiques. Ce sont ces larges bassins qui nous apparaissent comme de grandes taches sombres et que nous nommons mers. Mais elles ne contiennent pas d’eau.

  • Un environnement hostile

La Lune ne possède pas d’atmosphère. En l’absence de cette couche de gaz protectrice, la tempĂ©rature varie de +120 Â°C le jour Ă  -170 Â°C la nuit, et jusqu’à -240 Â°C dans les zones les plus froides. Sans atmosphère, les rayons cosmiques composĂ©s de particules de très haute Ă©nergie et les Ă©ruptions solaires frappent de plein fouet notre satellite. Enfin, l’absence d’oxygène et d’eau liquide Ă  sa surface rend cet environnement vraiment peu propice Ă  la vie humaine.

En 1969, Buzz Aldrin a réalisé cette photo de son empreinte de pas lors de la mission Apollo 11 pour montrer le comportement mécanique du régolithe, la poussière de roche à la surface de la Lune.
En 1969, Buzz Aldrin a réalisé cette photo de son empreinte de pas lors de la mission Apollo 11 pour montrer le comportement mécanique du régolithe, la poussière de roche à la surface de la Lune. © NASA

Terre-Lune, un couple indissociable 

Satellite de la Terre, la Lune est entraĂ®nĂ©e dans le mouvement de notre planète autour du Soleil. Terre et Lune sont ainsi intimement liĂ©es et s’influencent mutuellement. 

Vue de la Terre depuis la Lune, prise lors de la mission Apollo 11, en 1969.
Vue de la Terre depuis la Lune, prise lors de la mission Apollo 11, en 1969. © NASA

Des phases lunaires

La Lune subit l’attraction terrestre qui la maintient Ă  une distance moyenne de 384 400 km. Elle tourne autour de la Terre qui l’emporte avec elle dans sa ronde autour du Soleil. Et selon la façon dont elle est Ă©clairĂ©e par le Soleil, la position et la forme de cet astre dans notre ciel paraissent diffĂ©rentes. Ces phases lunaires apparaissent selon un cycle immuable, rĂ©sultat du mouvement de la Lune autour de la Terre combinĂ© Ă  celui du couple Terre-Lune autour du Soleil.

  • Une face cachĂ©e

Tandis qu’elle tourne autour de la Terre, la Lune tourne aussi sur elle-mĂŞme. Comme elle met presque le mĂŞme temps (environ 29 jours) pour effectuer ces deux rotations, elle nous prĂ©sente toujours la mĂŞme face. L’autre reste invisible depuis la Terre. 

  • MarĂ©e haute et marĂ©e basse 

La Lune exerce elle aussi une attraction gravitationnelle sur la Terre. Les marĂ©es sont en partie dues Ă  cette attraction (et aussi Ă  l’attraction du Soleil et Ă  la rotation de la Terre). Explications : au fur et Ă  mesure qu’elles sont exposĂ©es Ă  la Lune, les eaux terrestres s’élèvent : c’est marĂ©e haute ; elles se rabaissent ensuite lorsque la Lune poursuit sa course, exposant un autre endroit de notre planète Ă  son attraction : c’est marĂ©e basse. 

  • Indispensable Ă  la vie sur Terre

L’axe de rotation de la Terre est incliné de 23° par rapport au plan de l’écliptique (le plan de l’orbite de la Terre autour du Soleil). Cette inclinaison, qui détermine les saisons terrestres, est stabilisée par l’attraction gravitationnelle de la Lune. Sans Lune, le climat terrestre pourrait être bouleversé au point même que la vie pourrait être menacée !

Un indémodable objectif d’exploration

La Lune a Ă©tĂ© scrutĂ©e par des dizaines d’engins spatiaux et 12 astronautes se sont mĂŞme posĂ©s sur son sol ! Pourtant, elle recèle encore quelques mystères, et reste un objet d’exploration disputĂ©. 

  • Une course Ă  la Lune

Dans les annĂ©es 1960, l’Union soviĂ©tique et les États-Unis s’affrontaient dans une « guerre froide ». Envoyer des engins, puis des humains autour et Ă  la surface de notre satellite Ă©tait alors une façon d’affirmer sa puissance. Ces missions ont affinĂ© nos connaissances de la composition et de la structure de la Lune. Les missions amĂ©ricaines habitĂ©es Apollo (1969-1972) ont par exemple rapportĂ© plus de 380 kg d’échantillons de sol lunaire encore Ă©tudiĂ©s dans les laboratoires terrestres. 

Analyse d’un échantillon de Lune rapporté par la mission Apollo 14, en 1971.
Analyse d’un échantillon de Lune rapporté par la mission Apollo 14, en 1971. © NASA

Des missions toujours plus nombreuses

Après une pause entre 1976 et 1990, les missions ont repris et, depuis les annĂ©es 2000, d’autres nations sont entrĂ©es dans la danse : le Japon, l’Inde, la Chine, la CorĂ©e du Sud… La face cachĂ©e de la Lune est l’hĂ©misphère prĂ©fĂ©rĂ© des sondes chinoises : Chang’e 4 est la première sonde Ă  s’y ĂŞtre posĂ©e en 2019 et Chang’e 6 s’y est posĂ©e en juin 2024.

Le pĂ´le Sud, lui, est la cible des futures missions humaines, car il abrite de l’eau sous forme de glace, un Ă©lĂ©ment utile pour un Ă©quipage par exemple. Le programme habitĂ© Artemis, coordonnĂ© par les États-Unis et auquel participe l’Agence spatiale europĂ©enne (ESA), prĂ©voit ainsi l’envoi d’astronautes en orbite et au pĂ´le Sud de la Lune. Objectif : rĂ©aliser des expĂ©riences et valider des technologies permettant de prĂ©parer des voyages spatiaux plus lointains, vers Mars. 

La plupart des missions vers la Lune préparent désormais une installation humaine sur notre satellite.
La plupart des missions vers la Lune préparent désormais une installation humaine sur notre satellite. © ESA - P. Carril

La France sur la Lune

La France contribue Ă  l’exploration lunaire depuis les annĂ©es 1960. Le CNES avait livrĂ© des rĂ©flecteurs laser embarquĂ©s sur les rovers soviĂ©tiques Lunakhods en 1970 et 1973. Ils sont toujours sur la Lune d’oĂą ils servent notamment Ă  mesurer la distance Terre-Lune. Des scientifiques français ont par ailleurs conçu et rĂ©alisĂ© des expĂ©riences de biologies pour le programme Apollo, Ă©tudient des Ă©chantillons lunaires ou ont Ă©laborĂ© divers instruments embarquĂ©s dans les sondes amĂ©ricaines et soviĂ©tiques. La France a dĂ©veloppĂ© l’instrument DORN de dĂ©tection du radon lunaire Ă  bord de Chang’e 6 et livrĂ© un sismomètre centre de recherche de la NASA, afin d’être embarquĂ© sur la Lune en 2026. Enfin, nous contribuons Ă©galement au programme ARTEMIS. 

Quizz

Pourquoi le ciel est-il noir sur la Lune ?

Vous aimez les contenus du CNES ? Suivez-nous sur Instagram

Continuez votre exploration