Publié le 20 mars 2026

PhysioTool : Sophie Adenot se prête à un suivi physiologique à bord de l’ISS

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Vendredi 13 mars, l’astronaute française de l’ESA Sophie Adenot s’est prêtée à la première session de PhysioTool, l’une des 7 nouvelles expériences développées par la France pour la mission Epsilon.

© ESA/NASA, 2026

Et de deux ! Après EchoFinder, l'astronaute française de l'ESA Sophie Adenot s’est prêtée avec succès à la deuxième expérience préparée spécifiquement pour sa mission Epsilon par le Cadmos, le Centre des opérations vols habités du CNES, ce vendredi 13 mars. PhysioTool constitue, via un dispositif placé sur le sujet de l’expérience, un suivi physiologique complet des astronautes dans leurs tâches quotidiennes à bord de l’ISS.

Sophie Adenot se prête à l'expérience PhysioTool à bord de l'ISS, le 13 mars 2026. © ESA/NASA, 2026

Un suivi physiologique ambulatoire

L'objectif de PhysioTool est d'abord de valider une nouvelle instrumentation de physiologie ambulatoire (que les astronautes puissent porter tout en effectuant leurs tâches) afin d’améliorer, grâce à des mesures sur 24 heures, la compréhension des réactions du système cardiovasculaire en micropesanteur. L'expérience permettra aussi d’assurer un suivi médical continu et de qualité des astronautes, ainsi que de préparer les futures missions d’exploration habitée plus longues et plus lointaines vers la Lune ou Mars.

Concrètement, comment ça marche ? L’astronaute sujet de l’expérience place sur lui des capteurs qui vont mesurer de manière synchronisée divers paramètres comme sa tension artérielle, sa fréquence cardiaque, sa saturation en oxygène, sa fréquence respiratoire ou encore la mesure de ses activités musculaire et cérébrale. Le tout, pendant qu’il ou elle vaque à ses activités : d'autres expériences, le repas, du sport, le sommeil… Les capteurs ambulatoires assurent ainsi la prise de mesures scientifiques et contribuent à son suivi médical.

Une expérience pilotée en direct par le Cadmos

Vendredi 13 mars, une première phase de mesures a été réalisée sur la matinée avec un polysomnographe et un imageur spectroscopique proche-infrarouge, session qui était suivie au CNES à Toulouse depuis le Cadmos. 

Les opérations ont débuté à 8h45 (heure locale). Après une phase de préparation et de mise en place du matériel, Sophie Adenot a minutieusement suivi toutes les procédures préparées par les opérateurs du Cadmos pour s’équiper du matériel. Le tout, avec le support des équipes et des partenaires de l’expérience présents au CNES : les scientifiques de l’Université et du CHU d’Angers et les ingénieures du MEDES

L'expérience PhysioTool suivie en direct depuis le Cadmos, au CNES, à Toulouse. © CNES/Cadmos, 2026

Sophie a conservé le matériel sur elle pendant 1h30, le temps d’enregistrer les données, avant de se déséquiper. La validité des données téléchargées au sol quelques minutes plus tard a pu être confirmée par les scientifiques. L’expérience a en tout duré 3 heures. Pour le Cadmos, ses partenaires scientifiques et l’astronaute française, rendez-vous est déjà pris pour une prochaine session de PhysioTool le 5 mai !