Les galaxies

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Modifié le 30 juin 2026

Deux galaxies en forme de spirale
Deux galaxies spirales situées à 130 millions d’années-lumière © ESO/Juan Carlos Muñoz

Les galaxies sont des mégastructures cosmiques complexes composées d’étoiles. Jusqu’au 20e siècle, on pensait qu’il n’en existait qu’une seule, la Voie Lactée, la nôtre. On sait aujourd’hui que l’Univers en contient environ 2 000 milliards éparpillées dans l’Univers. Ces structures sont tellement gigantesques qu’elles se mesurent en années-lumière.

C'est quoi une galaxie ? 

Les galaxies sont des groupes de milliards d’étoiles. Ces dernières sont liées entre elles par la gravité, ce phénomène qui attire entre eux tous les corps qui ont une masse. Les galaxies contiennent aussi les planètes tournant autour des étoiles, du gaz, de la poussière. Ainsi que de la matière noire (une substance omniprésente dans l’Univers, invisible à nos yeux et nos instruments, mais détectée par les scientifiques de manière indirecte).

Les galaxies elles-mĂŞmes s’agglomèrent en amas de galaxies, toujours en raison de la gravitĂ©. L’Amas de la Vierge, par exemple, compte près de 2 000 galaxies. Et ces amas sont eux-mĂŞmes regroupĂ©s en superamas de galaxies ! Ils seraient quelques millions dans l’Univers.

Plusieurs galaxies capturées par le télescope spatial Euclid
Différentes galaxies capturées par le télescope spatial EUCLID en 2024 © ESA/Euclid/Euclid Consortium/NASA, CEA Paris-Saclay, image processing by J.-C. Cuillandre, E. Bertin, G. Anselmi CC BY-SA 3.0 IGO

Ordres de grandeur

Ă€ notre Ă©chelle, les galaxies sont des objets cĂ©lestes dont on a bien du mal Ă  saisir l’immensitĂ©. C’est pour cela qu’on les mesure en annĂ©es-lumière (a-l). Par exemple, l’énorme Galaxie d’Andromède Ă©tend ses 1 000 milliards d’étoiles sur 220 000 a-l. Autrement dit, si vous voyagiez Ă  la vitesse de la lumière (300 000 km/s), ce qui est impossible thĂ©oriquement, il vous faudrait encore 220 000 ans pour traverser Andromède d’un bout Ă  l’autre ! Les plus petites sont appelĂ©es galaxies naines : elles ne contiennent au maximum « que Â» quelques centaines de millions d’étoiles. La galaxie naine de la Carène par exemple s’étire sur 1 600 a-l.

Les galaxies spirales

Elles reprĂ©sentent plus de 65% de l’ensemble des galaxies. Elles possèdent un cĹ“ur central Ă  partir duquel se dĂ©ploient des bras, en spirales, le tout formant un disque plat. Elles tournent sur elles-mĂŞmes : les Ă©toiles qui la composent sont en rotation autour du centre, leurs mouvements sont plutĂ´t ordonnĂ©s. 

Les galaxies elliptiques

Elles ont la forme d’une ellipse, d’un ovale plus ou moins allongĂ©. Certaines sont presque sphĂ©riques, alors que d’autres ont carrĂ©ment la forme d’un cigare, tant elles sont Ă©tirĂ©es. Ici, le mouvement des Ă©toiles n’est pas ordonnĂ©, il est alĂ©atoire. En gros, les Ă©toiles y tournent dans tous les sens. 

Les galaxies irrégulières

Elles ne représentent que 10% des galaxies et n’ont pas de forme spécifique. La plupart sont naines, contenant moins d’un milliard d’étoiles. Elles orbitent souvent autour de galaxies plus grosses.

Vue de la galaxie NGC 6744 par le télescope Euclid
NGC 6744, une grosse galaxie spirale capturée par le satellite européen Euclid © ESA/Euclid/Euclid Consortium/NASA, image processing by J.-C. Cuillandre (CEA Paris-Saclay), G. Anselmi

Voyageuses cannibales

Les galaxies ne sont pas statiques - rien ne l'est dans l’Univers. Elles semblent se dĂ©placer sous l’effet de l’expansion : l’Univers se dilatant, les galaxies qui le composent s’éloignent les unes des autres. Dans le mĂŞme temps, Ă  une Ă©chelle plus « locale Â», certaines se rapprochent du fait de la gravitĂ©. Notre galaxie, la Voie LactĂ©e, file ainsi dans le cosmos Ă  plus de 2 millions de km/h, du fait de ces effets physiques.

De plus, les galaxies peuvent interagir entre-elles : elles peuvent entrer en collision, fusionner... On parle mĂŞme de cannibalisme galactique lorsqu’une galaxie absorbe une petite voisine. Cette dernière se disloque complètement Ă  l’intĂ©rieur de la grande, qui, elle, ne change quasiment pas. Bon appĂ©tit ! 

Trois galaxies prĂŞtes Ă  fusionner
Trois galaxies prêtes à fusionner (à droite du milieu de l’image) © ESA/Hubble & NASA, M. Sun; CC BY 4.0

Galaxies VS constellations

Les constellations sont des groupements d’étoiles imaginĂ©s par les humains en raison de la forme qu’elles dessinent, lorsqu’on les regarde dans le ciel. Elles semblent ainsi voisines, alors qu’elles sont en fait assez Ă©loignĂ©es les unes des autres. La constellation d’Andromède forme un dessin avec environ 200 Ă©toiles appartenant Ă  notre galaxie, visibles Ă  l’œil nu, alors que la galaxie d’Andromède en compte 1 000 milliards ! La Voie LactĂ©e est notre galaxie, dans laquelle se trouvent le Soleil et ses planètes, dont notre Terre.

La Voie Lactée, notre galaxie

La Voie LactĂ©e est une galaxie spirale regroupant environ 300 milliards d’étoiles. Elle forme une galette dont le diamètre fait 100 000 annĂ©es-lumière, et l’épaisseur « seulement Â» 1 000 a-l. Nous nous trouvons vers l’extĂ©rieur de cette galette, dans l’un des bras, Ă  27 000 a-l du centre. Depuis la Terre, nous voyons la Voie LactĂ©e par sa tranche : elle apparaĂ®t ainsi comme une bande qui traverse notre ciel. Une bande blanchâtre, couleur du lait, du fait de l’accumulation des Ă©toiles dont les lumières se confondent. VoilĂ  pourquoi elle s’appelle la Voie LactĂ©e. 

Au cĹ“ur de la Voie LactĂ©e (comme c’est le cas pour la majoritĂ© des galaxies) se trouve un trou noir supermassif, Sagittarius-A* : il est lourd comme 4,5 millions de Soleil. La Voie LactĂ©e possède Ă©galement une cinquantaine de galaxies satellites, qui lui tournent autour. Il s’agit de galaxies naines. Comme elles contiennent peu d’étoiles, elles sont peu lumineuses donc pas visibles. Vous pouvez toutefois en voir deux d’entre-elles dans le ciel nocturne de l’hĂ©misphère sud : le Grand et le Petit Nuage de Magellan.

Vue d'artiste de la Voie Lactée
Illustration de la Voie Lactée, galaxie spirale, dans laquelle se trouve notre Système solaire © NASA/JPL-Caltech

Un concept scientifique récent

Les premières galaxies sont apparues plusieurs millions d’annĂ©es après la naissance de l’Univers. C’est-Ă -dire il y a plus de 10 milliards d’annĂ©es. Mais elles ne sont reconnues par les scientifiques que depuis 100 ans Ă  peine. 

Avant le 20e siècle, on considĂ©rait qu’il n’existait qu’une seule galaxie, la nĂ´tre. Les astronomes pensaient que les milliers d’autres objets aux contours un peu flous, dĂ©tectĂ©s via les tĂ©lescopes de l’époque, n’étaient que des « nuages Â», appelĂ©s nĂ©buleuses. Dans les annĂ©es 1920, la nature de ces « nĂ©buleuses Â» a fait l’objet d’un grand combat d’idĂ©es entre les scientifiques : ceux qui pensaient qu’il s’agissait en fait d’autres galaxies, extĂ©rieures Ă  la nĂ´tre (extragalactiques). Et ceux qui pensaient qu’elles appartenaient Ă  notre Voie LactĂ©e, comme des sortes de systèmes solaires. En effet, selon eux, si ces nĂ©buleuses Ă©taient des objets extragalactiques, leur petite taille (vue depuis la Terre) aurait signifiĂ© qu’elles Ă©taient Ă  des distances impensables pour eux, Ă  l’époque !

Le dĂ©bat est finalement clos en 1925 par un astronome amĂ©ricain, Edwin Hubble. Il calcule la distance nous sĂ©parant de plusieurs de ces « nĂ©buleuses Â». RĂ©sultat : elles sont beaucoup trop Ă©loignĂ©es pour appartenir Ă  la Voie LactĂ©e ! Il s’agit donc d’autres galaxies.

Une galaxie, plusieurs noms

Andromède s’appelle ainsi car elle se cache dans la constellation Andromède ! Mais il s’agit d’un surnom. Les astronomes, eux, l’appelle M31 ou NGC 224, en lien avec les catalogues recensant les objets cĂ©lestes. Par exemple, le catalogue dit Messier a Ă©tĂ© produit par Charles Messier, un astronome français du 18e siècle, pour permettre de distinguer les comètes des autres objets - dont on ignorait alors la nature : la dĂ©nomination de chaque objet commence donc par un M suivi d'un numĂ©ro. L’appellation NGC 224, elle, vient, elle, du catalogue « New General Catalogue Â» (NGC). Celui-ci recense près de 8 000 objets cĂ©lestes, principalement des galaxies.

Quizz

Au centre des galaxies spirales se trouvent généralement un trou noir et de nombreuses étoiles. Comment appelle-t-on, en astronomie, cette zone centrale sphérique au centre des galaxies ?

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