© NASA, ESA, CSA/M. McCaughrean, S. Pearson, 2023

Doctorats et post-doctorats

Dans le cadre de son programme PDOC+ concernant les recherches doctorales et postdoctorales, le CNES attribue chaque année environ 130 allocations de recherche doctorales et postdoctorales (environ 100 doctorants et 30 postdoctorants).

  • 100

    doctorants

  • 30

    postdoctorants

Notre mission :

  • Former des jeunes chercheurs et des ingĂ©nieurs dans le domaine spatial
  • Assurer un environnement scientifique d’excellence et une forte capacitĂ© d’innovation
  • Soutenir la recherche spatiale dans les domaines des sciences utilisatrices : Systèmes de transport spatial, Systèmes orbitaux, Sciences utilisatrices des moyens spatiaux, Sciences humaines et sociales
  • Renforcer les liens entre les jeunes chercheurs, le CNES et l’industrie (JournĂ©es des Jeunes Chercheurs, Salon du Bourget…)

Appels Ă  contributions

Retrouvez les informations sur l'agenda des deux appels (appel Ă  sujets et appel Ă  candidatures) sur la plateforme d'Appels Ă  contributions du CNES.

Accéder

Appels Ă  sujets

Chaque automne, le CNES invite les laboratoires scientifiques français Ă  soumettre en anglais leurs propositions via la plateforme d'Appels Ă  contributions du CNES :

  • Sujets de thèse (doctorat)
  • Sujets d'Ă©tudes postdoctorales dans le domaine des technologies des systèmes de transport spatial (fusĂ©es, propulsion, fluides...). Les sujets d’étude postdoctorale ne sont pas libres, ils font l’objet d’une prĂ©-sĂ©lection via cet appel Ă  sujets du CNES.
  • Sujets d'Ă©tudes postdoctorales des autres domaines ne font pas l'objet d'une prĂ©-sĂ©lection via cet appel. Les candidats interessĂ©s par un postdoctorat doivent postuler Ă  l'appel Ă  candidatures sur des offres gĂ©nĂ©riques par domaine.


Nous rappelons que les thèses doivent être obligatoirement cofinancées par des partenaires industriels ou institutionnels.

Vous trouverez sur la plateforme des informations générales, les modalités de dépôt des sujets, le calendrier, la liste de vos interlocuteurs, etc.

Appels Ă  candidatures

Au premier trimestre de chaque année, le CNES invite les candidats à soumettre leur candidature via le site de Recrutement du CNES. Pour consulter les offres de doctorats et postdoctorats, filtrer sur "Contrat" puis sur "Domaine".

Attention, seules les candidatures liées à une offre seront analysées, les candidatures spontanées ne seront pas prises en compte

Le dossier doit ĂŞtre complĂ©tĂ© des documents suivants :

  • Doctorants : CV, relevĂ©s de notes rĂ©cents, lettre de recommandation du directeur(rice) du Master 2 / Ă©cole ingĂ©nieur
  • Postdoctorants : CV, liste complète publications/communications, lettre de rĂ©fĂ©rence du directeur(rice) thèse, lettre de soutien du futur directeur(rice) du laboratoire d’accueil, dĂ©tail des travaux de thèse et dĂ©tail projet de recherche

Dispositif spécifique pour les postdoctorants

Dans le domaine des Technologies des Systèmes de Transport Spatial (fusées, propulsion, fluides...), les sujets d’étude postdoctorale ne sont pas libres contrairement aux autres domaines et font l’objet d’une pré-sélection via cet appel à sujets du CNES. Le candidat ne propose pas de projet de recherche mais choisit parmi les offres proposées.

Dans le domaine des Technologies Systèmes Orbitaux (SO) :

  • Certains sujets d’étude postdoctorale ne sont pas libres et font l’objet d’une prĂ©-sĂ©lection. Le candidat ne propose pas de projet de recherche mais choisit parmi les offres proposĂ©es.
  • Le sujet (27-350) est un sujet d’étude postdoctorale libre. Les candidatures dĂ©posĂ©es font l’objet d’une prĂ©-sĂ©lection en vue d’une audition au cours de laquelle les candidats viennent dĂ©fendre leur projet de recherche devant un comitĂ© scientifique multidisciplinaire. Agenda des auditions : mois de mai.

Dans le domaine Sciences de l’Univers et Exploration (SUE) et de l’Etude et Observation de la Terre (EOT), les sujets d’étude postdoctorale sont libres. Les candidatures dĂ©posĂ©es font l’objet d’une prĂ©-sĂ©lection en vue d’une audition au cours de laquelle les candidats viennent dĂ©fendre leur projet de recherche devant un comitĂ© scientifique multidisciplinaire. Agenda des auditions : mois de mai.

Agenda pour les jeunes chercheurs

Chaque année, les jeunes chercheurs sont invités à participer à plusieurs évènements co-organisés par le CNES.

Chaque annĂ©e, le CNES invite courant premier semestre, la nouvelle promotion des doctorants/post-doctorants Ă  participer aux JournĂ©es d’accueil des Jeunes Chercheurs au Centre Spatial de Toulouse (CST). Au programme : dĂ©couverte du CNES et du centre spatial de Toulouse, rencontre avec les correspondants CNES et Ă©changes entre jeunes chercheurs !

Pour en savoir plus : cnes-jc1.fr

Le Scientific Game Jam est organisé à la Cité de l'Espace de Toulouse.

Pour en savoir plus : rendez-vous sur Appels Sciences

YouTube Lien vers la page YouTube

Le Salon International de l'Aéronautique et de l'Espace (SIAE) de Paris-Le Bourget a lieu tous les 2 ans. La prochaine édition est prévue en juin 2027.

Le CNES lance chaque année un appel à candidatures auprès des étudiants des universités et grandes écoles françaises pour participer à l’école d’été d'Alpbach.

Organisée par l’Agence Spatiale Autrichienne (FFG), avec le soutien de l’Agence Spatiale Européenne, elle se tient chaque année au mois de juillet dans les Alpes tyroliennes. La thémathique du programme change tous les ans.

Les profils recherchĂ©s sont :

  • Soit de niveau thèse ou annĂ©e terminale d’écoles d’ingĂ©nieur, avec une expertise scientifique (thĂ©orie, traitement des donnĂ©es…) ou technique (instruments au sol ou en orbite, ingĂ©nierie mission, conception satellites…)
  • Soit de fin de 3ème cycle ou post-doctorants, voire de jeunes scientifiques ou ingĂ©nieurs
  • La maĂ®trise de l’anglais est obligatoire.

Le CNES assurera un soutien financier des étudiants sélectionnés pour couvrir les frais de voyage, d’inscription et de résidence.

La date limite de réception des candidatures est fixée chaque année fin février.

Pour en savoir plus : Ecole d'Ă©tĂ© Alpbach

Chaque année, le CNES réunit ses jeunes chercheurs (en deuxième année de thèse ou première année de postdoctorat) courant octobre à la Cité de l'Espace à Toulouse. Les conférences plénières et les sessions de présentation orale des travaux en cours sont pour tous l’occasion d’apprécier la variété des domaines couverts, de partager et de discuter les résultats les plus récents issus des recherches soutenues par le CNES.

Pour en savoir plus : cnes-jc2.fr

Témoignages d'alumni

IngĂ©nieure et historienne des sciences de formation, Catherine Radtka a fait du spatial un axe central de ses recherches. En particulier, elle contribue Ă  l’ouverture d’un terrain de recherche encore peu explorĂ© : celui du spatial europĂ©en vu par les sciences humaines et sociales. Elle nous parle de son parcours :

Après l'École centrale de Lyon et un master en histoire des sciences Ă  l'Imperial College, elle soutient en 2013 une thèse Ă  l'EHESS sur les reprĂ©sentations collectives de la science. C'est en collaborant au cinquantenaire du Cnes qu'elle dĂ©couvre le secteur spatial : « le spatial Ă©tait un très bon objet pour continuer Ă  rĂ©flĂ©chir Ă  ces questions de rapport sciences sociĂ©tĂ©s Ă  cause de l'importance publique et culturelle de ce domaine ».

RĂ©alisĂ© entre 2014 et 2016, son post-doctorat au Cnes lui donne ce qui manque souvent en SHS : du temps et un cadre privilĂ©giĂ©. « Le programme PDOC+ nous offre du temps pour dĂ©velopper un vrai axe de recherche. Le Cnes vous offre une porte d'entrĂ©e privilĂ©giĂ©e vers le secteur spatial », souligne-t-elle, un atout prĂ©cieux pour accĂ©der aux archives et aux bonnes personnes. Elle insiste Ă©galement sur ce point. « On n'est pas commanditĂ© par le Cnes pour Ă©crire l'histoire officielle. On est d'abord historien, le Cnes est lĂ  en facilitateur. » Un respect de la recherche qu'elle estime d'autant plus important aujourd'hui.

Pour elle, le rĂ´le de l’historien est important dans la sociĂ©tĂ©, il permet de montrer « comment certains choix ou certaines manières de faire ont pu finir par s'imposer. En faisant ça, on va Ă  l'encontre de l'idĂ©e que certaines Ă©volutions sont des nĂ©cessitĂ©s. Il y a toujours des alternatives. C'est une leçon qui est très valable politiquement de nos jours ».

Ce qui lui plaĂ®t le plus dans son travail ? Ce sont : « Ă©videmment les rencontres, le fait de dĂ©couvrir des mondes qui ne sont pas les miens habituellement. Mais ce que j'aime bien aussi, c'est qu'en histoire on peut s’enfermer pendant plusieurs jours dans des centres d'archives ou dans des bibliothèques. On est avec des bouquins, on est au calme, on Ă©crit Ă  la maison. Les dĂ©buts de l'Ă©criture sont très douloureux chez moi. NĂ©anmoins, une fois que ça se lance, j'aime beaucoup, c'est un luxe de pouvoir Ă©crire. Â» 

Après un projet collectif sur le ciel de Paris, Catherine Radtka a dĂ©jĂ  repris les recherches sur le spatial : « mon objectif est d'Ă©crire une histoire culturelle des fusĂ©es en France ».

Diplômé de l'ENS Paris-Saclay en 2020, François Ginisty cherchait une thèse quand il est tombé, presque par hasard, sur les offres du Cnes. Cinq ans plus tard, il dirige Augura Space, une start-up née dans le prolongement direct de son doctorat. Son histoire montre comment une thèse financée par le Cnes peut parfois aussi mener à l'entrepreneuriat.

François Ginisty décrit ne pas être « un fan d'astronomie depuis toujours. Ça m'intéressait, c'est un milieu quand même assez fascinant. Mais je n'étais pas très familier avec l'environnement du spatial. »

Son doctorat, menĂ© entre 2020 et 2023 sur la mĂ©tĂ©o de l'espace, a une particularitĂ© : il s'est dĂ©roulĂ© au Centre spatial de Toulouse du Cnes, et non dans un laboratoire comme les autres thĂ©sards. « C'Ă©tait une super opportunitĂ©, avec un cĂ´tĂ© beaucoup plus opĂ©rationnel », explique-t-il. EncadrĂ© par Robert Ecoffet au sein de l'Ă©quipe de Julien Mekki, il dĂ©couvre tout un Ă©cosystème : « On est au cĹ“ur du système spatial français, mĂŞme europĂ©en. On voit quels sont les dĂ©fis. »

« Je me suis rendu compte que je ne voulais pas devenir enseignant-chercheur et continuer dans la recherche. Ce n'est pas pour moi. » Après avoir eu son idĂ©e de start-up dans le spatial, « mon premier rĂ©flexe a Ă©tĂ© d'appeler mes anciens collègues du Cnes et de leur en parler : « Qu'est-ce que vous en pensez » ? Eux Ă©taient plutĂ´t motivĂ©s, ils se disaient : « CarrĂ©ment, tu as raison ». »

Aujourd'hui, sa start-up « s'intĂ©resse Ă  la mĂ©tĂ©o de l'espace et aux phĂ©nomènes de tempĂŞtes solaires et de vents solaires qui viennent perturber les systèmes et les infrastructures critiques ». Sa rĂ©ponse ? Des « algorithmes d'IA qui apprennent et qui sont capables de faire des prĂ©dictions personnalisĂ©es. » Le projet vise un cap clair : « devenir le leader europĂ©en du domaine ». François Ginisty conclut et transmet sa « très grande reconnaissance envers toutes les Ă©quipes du Cnes ».

D'un stage sur la tĂ©lĂ©dĂ©tection agricole Ă  chef de section au bureau du climat de l'Agence spatiale europĂ©enne, ClĂ©ment Albergel a fait du climat et de l'observation de la Terre le fil rouge de sa carrière. Au dĂ©part de ce parcours : une thèse cofinancĂ©e par le Cnes, qu'il dĂ©crit comme un accĂ©lĂ©rateur dĂ©cisif. Il nous raconte son parcours :

Entre 2007 et 2010, il prĂ©pare au Centre national de recherches mĂ©tĂ©orologiques (CNRM) une thèse cofinancĂ©e par le Cnes et le CNRM une unitĂ© mixte de recherche CNRS-MĂ©tĂ©o France, sur l'intĂ©gration d'observations satellitaires dans les modèles de surface. Le programme PDOC+ se rĂ©vèle vite plus large qu'un simple financement. « Voir tout le portefeuille d'activitĂ©s du Cnes m'a ouvert les yeux : c'est beaucoup plus grand que ce que je pensais ». Il participe, entre autres, dès 2008 Ă  une campagne de mesures aĂ©roportĂ©es en soutien Ă  la mission satellite SMOS : « J'ai trouvĂ© ça fantastique. Ça a contribuĂ© Ă  m'ouvrir davantage sur les capacitĂ©s de l’observation de la Terre depuis l’espace ».

Après son doctorat soutenu par le Cnes, il passe cinq ans Ă  l’ECMWF (European Centre for Medium-Range Weather Forecasts) en Angleterre. Il revient en France au CNRS avant de revenir dĂ©finitivement en Angleterre, cette fois au Bureau du climat de l’ESA. « Quand on a vĂ©cu toute sa vie Ă  l'Ă©tranger, on a besoin peut-ĂŞtre aussi de se sentir diffĂ©rents au quotidien Â». Il y dirige aujourd'hui le programme sur l’Initiative aux changements climatiques avec une Ă©quipe d’une dizaine de personnes, qui produit et exploite des sĂ©ries de donnĂ©es satellitaires de long terme pour Ă©clairer l'action climatique internationale avec près de 90 projets et plusieurs centaines de scientifiques mobilisĂ©s Ă  travers les Ă‰tats membres de l’ESA.

MalgrĂ© certaines rĂ©ticences sur le changement climatique, ClĂ©ment Albergel tĂ©moigne : « On essaye de rĂ©sister et de donner les faits. C'est vrai qu'il y a un besoin de prĂ©server l'intĂ©gritĂ© de la recherche en particulier sur le climat ».

Ce qui lui plaĂ®t le plus dans son travail ? « Il y a cette curiositĂ© intellectuelle, qui est incroyable ! On apprend tout le temps. Et puis l’aspect rencontres, on discute aussi bien avec des chercheurs, des Ă©tudiants, que des chefs d'État. On travaille aussi bien avec des gens qui vous expliquent comment ils ont bougĂ© deux tonnes de ciment Ă  la brouette pour construire une tour Ă  flux dans la forĂŞt amazonienne. Le lendemain, tu peux ĂŞtre en costume cravate dans une salle de rĂ©union Ă  Londres ou Ă  Paris. Â»

Dans le cadre de son parcours master, Olivier BernĂ© effectue un stage de fin d'Ă©tudes au Cnes sur les radiations spatiales, ce qui lui « donne envie de continuer dans la recherche spatiale. » Le choix est net : « Je n'avais pas envie d'ĂŞtre ingĂ©nieur. J'avais envie de faire de la recherche ». Après une thèse Ă  l'UniversitĂ© de Toulouse et plusieurs post-docs en Europe dont un financĂ© par le Cnes entre 2011 et 2012, il dĂ©croche un poste permanent au CNRS Ă  l'IRAP. Aujourd'hui, son travail est internationalement reconnu, notamment pour ses observations sur le tĂ©lescope spatial James Webb. Il nous raconte son parcours :

Ce qu'il retient du programme PDOC+, c'est la logique du dispositif pour les post-docs en sciences de l'univers. « Vous dĂ©posez un dossier dans lequel c'est vous qui proposez un programme scientifique avec le laboratoire d'accueil. C'est vraiment créé par les scientifiques et soutenu par le Cnes. » Une approche qu'il juge pertinente et rare : « Le Cnes fait confiance aux scientifiques et leur laisse la latitude de dĂ©terminer dans quelle direction ils veulent aller. »

Olivier BernĂ© se spĂ©cialise pendant ses Ă©tudes pour une raison principale : « ce qui est gĂ©nial avec l'astrophysique, c'est qu'on fait toutes les physiques ». Il explique qu'en tant qu'observateur, il a « des compĂ©tences très pointues dans l'utilisation des observatoires, en particulier des observatoires spatiaux. Notre travail, c'est de faire des demandes d'observations, de les rĂ©diger et de dire : on pense qu'en l'observant avec ce tĂ©lescope, dans ce mode d'observation, on va pouvoir faire telles ou telles dĂ©couvertes. »

Pour autant, son métier est souvent rythmé par le refus. En effet, « le taux de sélection des observations est d'une sélection pour dix refus. Cela est dû au fait que vous êtes en compétition avec des gens qui sont très, très forts » à l'échelle internationale.

« À partir de 2017, les choses ont pris une tournure assez concrète parce qu'on a obtenu ce temps d'observation sur un des 13 programmes prioritaires sur James Webb qui nous garantissaient que notre Ă©quipe serait parmi les premiers Ă  observer avec James Webb la nĂ©buleuse d'Orion. Ça a Ă©tĂ© Ă©videmment un très grand succès ». Olivier BernĂ© se souvient de son ressenti Ă  l'idĂ©e de pouvoir un jour travailler avec le tĂ©lescope James Webb : « Quand j'Ă©tais en thèse, cela paraissait comme une sorte de rĂŞve. »

Candidatez au programme PDOC+ chaque annĂ©e Ă  partir du 15 fĂ©vrier ! 

Une expĂ©rience Ă  partager ou des questions sur le programme ? Écrivez-nous : phd@cnes.fr