2 Décembre 2004

Six mises à poste simultanées pour le CNES

1, 2, 3, 4… 7 satellites à bord d’une même fusée ! Le vol 165 sera une première pour Ariane et pour le CNES, responsable de la mise à poste simultanée de 6 de ces satellites. A bord seront notamment embarqués Hélios IIA, satellite d’observation militaire, et Parasol, dédié à l’étude des nuages et des aérosols.
2 décembre 2004

Une chorégraphie orbitale ultra-précise

Au Centre spatial guyanais, la campagne du vol 165 est dans sa dernière ligne droite. Parasol est désormais prêt au lancement. Il fait partie des 7 satellites mis sur orbite par Ariane 5 et qui sont à présent intégrés au lanceur. Hélios IIA, passager principal, a pris place sous la coiffe tandis que les 6 autres satellites - Parasol, les 4 microsatellites de la constellation Essaim et un nanosatellite espagnol, sont montés sur un plateau nommé ASAP 5*.
Pour les équipes du CNES à Toulouse, le travail commencera véritablement lorsqu’Ariane 5 aura accompli sa mission et inséré chaque satellite en orbite. Mettre à poste 6 satellites consiste en une chorégraphie orchestrée très minutieusement…

Premier objectif : positionner correctement Hélios IIA par rapport à son prédécesseur Hélios I. Il s’agira ensuite de constituer la formation Essaim puis enfin d’insérer Parasol sur son orbite, afin qu’il soit en bonne place par rapport aux 5 autres satellites constituant l’A-train. Le nanosatellite espagnol, 7ème passager d’Ariane 5, n’est pas manoeuvrable et vivra donc une vie purement balistique après son injection en orbite.
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Les 7 passagers du vol 165
Hélios IIA : satellite haute résolution d’observation spatiale militaire. Il renforce le système Hélios déjà en place et permet à la Défense française d’accéder à une capacité d’observation tout temps par échange de capacités avec d’autres satellites radars européens.

Parasol : microsatellite du CNES dédié à l’étude des aérosols et des nuages. Parasol fait partie des 6 satellites constituant l’A-train, un observatoire spatial international dédié à l’étude de l’atmosphère et du climat.

Essaim : programme de démonstration constitué de 4 microsatellites en formation. Il doit permettre de préparer un programme de renseignement d’origine électromagnétique spatial.

Nanosat : nanosatellite espagnol. Ne pesant que 20 kg, ce satellite technologique est destiné à valider l’utilisation de composants miniatures.

Une mobilisation sans précédent des équipes opérationnelles

A opération exceptionnelle, moyens exceptionnels… Au Centre spatial de Toulouse, le Centre d’opération du réseau sera chargé de coordonner 17 stations à travers le monde ainsi que les moyens de communications permettant de mettre en relation les satellites et leurs centres de contrôle. Les stations de nombreux partenaires internationaux (l’Agence spatiale européenne, Canada, Chine, Suède) viendront compléter les stations du réseau CNES.

De son côté, le Centre d’orbitographie opérationnelle doit calculer les paramètres d’orbites et ceux des données de pointage des 17 antennes pour suivre chacun des satellites.
Ingénieurs "projet", ingénieurs "opérations", spécialistes "bord" et spécialistes "composante sol", experts en orbitographie : au total, ce sont tous les métiers du CST et plus de 200 personnes qui seront mobilisés pour mener à bien cette opération.
Le lancement, initialement prévu le 10 décembre, a été reporté de quelques jours à la suite d'une anomalie détectée sur un composant similaire. Il doit avoir lieu courant décembre depuis le Centre spatial Guyanais.

* ASAP : Ariane Structure for Auxiliary Payload

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