Published on April 17, 2026

Pourquoi fait-on pousser des plantes dans l’espace ?

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À bord de l’ISS, Sophie Adenot va mener l'expérience éducative ChlorISS, au cours de laquelle elle va faire pousser des plantes en micropesanteur. Les graines l’ont rejointe à bord ce mardi 14 avril.

© CNES/LACAILLE Mélissandre/TOURNIER Mathilde, 2026

ChlorISS : l’aventure botanique de Sophie Adenot et de 260 000 jeunes

Durant sa mission spatiale Epsilon, en 2026, l’astronaute française de l’ESA Sophie Adenot nous embarque dans une aventure botanique. Accompagnée par 260 000 élèves sur Terre, elle observera la pousse de deux plantes, le mizuna et l’arabette des dames. Dans l’espace comme dans les classes, le protocole est exactement le même et les élèves pourront comparer leurs observations avec celles de Sophie Adenot. Cela leur permettra d’entrevoir les bases d’un raisonnement scientifique : poser des hypothèses, analyser des données et émettre des résultats qui vont confirmer ou non les hypothèses.

Tout au long de l’expérience, le CNES, accompagné de Soso l’astronaute et sa petite plante Mimi, te permettra de comprendre pourquoi les plantes sont peut-être les meilleures amies des astronautes. 

En savoir plus sur l’expérience ChlorISS

Faire pousser des plantes dans l’espace, ce n’est pas une histoire de décoration ! Il s'agit de comprendre comment le vivant (autre que les humains) réagit quand on est en situation de micropesanteur. Tout d’abord afin d’observer et d’étudier les mécanismes de croissance qui sont en jeu et qui sont liés à la pesanteur. Ensuite, en vue de préparer des missions spatiales de longue durée durant lesquelles les astronautes ne pourront pas être ravitaillés facilement et auront besoin de cultiver leur propre nourriture.

En les observant pousser ainsi dans des conditions extrêmes, les scientifiques apprennent aussi à mieux cultiver sur Terre, avec moins d’eau, moins d’espace et moins de ressources. 

Par ailleurs, les plantes produisent de l’oxygène, absorbent du dioxyde de carbone (CO₂, le gaz que l’on expire) et apportent des vitamines. Elles peuvent donc être des alliées de choix dans un espace confiné, tel qu’une station ou une base spatiale, dans lequel le recyclage de l’air et l’alimentation sont des défis majeurs.

Et puis les plantes rappellent un peu la Terre à ceux qui vivent enfermés dans une station spatiale très robotisée, ce qui est bon pour leur moral (et pour leur santé !). 

Pour en savoir plus sur l’expérience ChlorISS, c’est par ici !

© CNES/LACAILLE Mélissandre/TOURNIER Mathilde, 2026

À suivre...

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