Publié le 14 août 2026

Est-ce qu’on fera un jour pousser des plantes sur la Lune ?

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À bord de l’ISS, Sophie Adenot a mené l’expérience ChlorISS, au cours de laquelle elle a fait pousser des plantes. Mais pourra-t-on faire la même chose sur le sol lunaire ou martien ?

© CNES/Mélissandre LACAILLE/Mathilde TOURNIER, 2026

Imagine qu'un jour des astronautes vivent pendant des mois sur la Lune… ou même sur Mars. Ils ne pourront pas emporter toute leur nourriture depuis la Terre : ce serait beaucoup trop lourd et beaucoup trop cher. L'idée est donc d'apprendre à cultiver des plantes directement sur place. Mais ce n'est pas aussi simple que de planter une graine dans un pot sur Terre ! 

D'abord, il faut résoudre les problèmes de températures (en plein jour, la surface lunaire peut atteindre environ 120°C ; à l’inverse, pendant la nuit lunaire, elle chute jusqu’à environ -180 °C), mais aussi de radiations solaires et de gravité partielle (sur Terre, les plantes profitent de la gravité terrestre pour savoir où se trouve le haut et le bas). Il faut aussi se poser la question du sol : on ne peut pas prendre avec soi des sacs de terreau terrien !

En 2022, des scientifiques ont réussi à faire pousser une petite plante dans de la vraie poussière lunaire (le régolithe) rapportée par les missions Apollo, le premier programme lunaire de la NASA. Bonne nouvelle : les graines ont germé ! Moins bonne nouvelle : les plantes ont poussé beaucoup moins bien que sur Terre. Le sol lunaire est très pauvre, il ne contient presque pas d’éléments dont les plantes ont besoin pour grandir. Sur Mars, le défi sera différent, mais tout aussi compliqué : le sol contient très peu de nutriments et certaines substances peuvent même gêner la croissance des végétaux. 

Les chercheurs testent donc plusieurs solutions : cultiver les plantes dans de l'eau enrichie en nutriments, améliorer les sols lunaires et martiens ou inventer des serres capables de recréer des conditions idéales pour la croissance des plantes. 

Car ces futures plantes ne serviront pas seulement à nourrir les astronautes. Elles pourraient aussi produire de l'oxygène, recycler une partie de l'eau et rendre les bases spatiales beaucoup plus agréables à vivre. Les expériences menées aujourd'hui dans la Station spatiale internationale (comme ChlorISS cette année avec Sophie Adenot) préparent peut-être les premiers potagers... sur un autre monde.

ChlorISS : l’aventure botanique de Sophie Adenot et de 260 000 jeunes

Durant la mission spatiale Epsilon, en 2026, l’astronaute française de l’ESA, Sophie Adenot, nous a embarqués dans une aventure botanique. Accompagnée par 260 000 élèves sur Terre, elle a observé la pousse de deux plantes, le mizuna et l’arabette des dames. Dans l’espace comme dans les classes, le protocole est globalement le même et les élèves ont pu comparer leurs observations avec celles de Sophie Adenot. Cela leur a permis d’entrevoir les bases d’un raisonnement scientifique : poser des hypothèses, analyser des données et émettre des résultats qui vont confirmer ou non les hypothèses.

Tout au long de la mission de Sophie Adenot, le CNES, accompagné de Soso l’astronaute et sa petite plante Mimi, te permet de comprendre pourquoi les plantes sont peut-être les meilleures amies des astronautes.

En savoir plus sur l’expérience ChlorISS

© CNES/Mélissandre LACAILLE/Mathilde TOURNIER, 2026

À suivre...