ChlorISS : l’aventure botanique de Sophie Adenot et de 260 000 jeunes
Durant sa mission spatiale Epsilon, en 2026, l’astronaute française de l’ESA, Sophie Adenot, nous embarque dans une aventure botanique. Accompagnée par 260 000 élèves sur Terre, elle a observé la pousse de deux plantes, le mizuna et l’arabette des dames. Dans l’espace comme dans les classes, le protocole est globalement le même et les élèves ont pu comparer leurs observations avec celles de Sophie Adenot. Cela leur a permis d’entrevoir les bases d’un raisonnement scientifique : poser des hypothèses, analyser des données et émettre des résultats qui vont confirmer ou non les hypothèses.
Tout au long de la mission de Sophie Adenot, le CNES, accompagné de Soso l’astronaute et sa petite plante Mimi, te permet de comprendre pourquoi les plantes sont peut-être les meilleures amies des astronautes.
Dans l’espace, les plantes ont presque les mêmes besoins que sur Terre pour pousser : de l’eau, de la lumière, de l’air et des nutriments. Les astronautes placent donc les graines dans de petits systèmes de culture spécialement conçus pour fonctionner en micropesanteur. Comme l’eau ne « tombe » pas vers le bas dans l’ISS, elle peut former des bulles flottantes. En amont, sur Terre, les scientifiques doivent donc contrôler très précisément la quantité d’eau envoyée aux graines pour éviter qu’elles ne se noient… ou qu’elles ne sèchent.
Quand une graine commence à germer, une petite racine sort en premier. Sur Terre, les racines poussent naturellement vers le bas grâce à la gravité. Mais dans l’espace, il n’y a plus vraiment de « haut » ni de « bas » ! Les plantes doivent alors utiliser d’autres repères pour s’orienter, comme la lumière ou l’humidité. C’est pour ça que les lampes sont très importantes dans les expériences de botanique spatiale : elles servent à la fois un peu de « soleil » et de boussole.
Au fil des jours, la plante développe ses feuilles. Commence le processus dit de photosynthèse : la plante fabrique son énergie grâce à la lumière. Les astronautes peuvent alors faire de nombreuses observations : les racines poussent-elles différemment ? Les feuilles sont-elles plus petites ? La plante produit-elle autant d’oxygène que sur Terre ? Toutes ces expériences permettent de comprendre comment la vie s’adapte dans l’espace.
Ces recherches sont très utiles pour préparer les futures missions longues vers la Lune ou Mars. Un jour, les astronautes devront probablement faire pousser une partie de leur nourriture eux-mêmes. Les plantes pourraient aussi aider à produire de l’oxygène, recycler l’eau et même améliorer le moral des équipages. Après tout, voir un peu de vert quand on vit dans une station métallique à 400 kilomètres au-dessus de la Terre, ça doit faire du bien !
À suivre...