La Station spatiale internationale (ISS)

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Modifié le 25 mars 2026

La Station spatiale internationale (ISS).
La Station spatiale internationale (ISS) © ESA/NASA/T. Pesquet

En orbite Ă  400 km au-dessus de la Terre, la Station spatiale internationale est un laboratoire hors-norme. Dans l’espace, il offre aux astronautes et scientifiques de tous pays un observatoire terrestre et astronomique inĂ©galĂ© et un lieu oĂč rĂ©aliser des expĂ©riences en micropesanteur, ou encore prĂ©parer les futures explorations habitĂ©es.

L’ISS, un meccano dans l’espace

La Station spatiale internationale (ISS) a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©e par la NASA en collaboration avec les agences spatiale europĂ©enne (ESA), canadienne et japonaise pour le segment occidental, et par les Russes pour ce qui est la partie russe. Il s’agissait de remplacer la station russe Mir vieillissante, finalement abandonnĂ©e et dĂ©truite en 2001. Mais la construction de l’ISS a pris du temps. Il a fallu 13 ans, de 1998 Ă  2011, pour assembler un Ă  un ses Ă©lĂ©ments. Et en 2021, les Russes ont mĂȘme rajoutĂ© le module Nauka sur lequel a ensuite Ă©tĂ© installĂ© un bras robotique europĂ©en.

Elle comprend : 

  • Des modules pressurisĂ©s dans lesquels les astronautes vivent et travaillent : laboratoires, modules d’amarrage, module d’interconnexion, sas, modules polyvalents
  • Des modules non pressurisĂ©s qui assurent la fourniture d’énergie, le maintien de la tempĂ©rature, le stockage des expĂ©riences scientifiques et de piĂšces dĂ©tachĂ©es, la maintenance (bras robotique
).

L’ISS est aujourd’hui occupĂ©e en permanence par 6 ou 7 astronautes de diverses nationalitĂ©s. Durant leur sĂ©jour dans l’espace, ils rĂ©alisent des expĂ©riences scientifiques et techniques et entretiennent la station. Elle est un trĂšs bel exemple de coopĂ©ration internationale.

La Station spatiale internationale (ISS) photographiée en 2021 par le vaisseau Crew Dragon de SpaceX.
La Station spatiale internationale (ISS) photographiée en 2021 par le vaisseau Crew Dragon de SpaceX © NASA

L'ISS en chiffres

Altitude400 000 m (400 km)
Longueur110 m
Largeur74 m
Hauteur 30 m
Volume habitable400 m3
Surface de panneaux solaires2 500 mÂČ

Un laboratoire en impesanteur

L’ISS est un laboratoire exceptionnel pour rĂ©aliser des expĂ©riences scientifiques en impesanteur. La gravitĂ© influe sur pratiquement tout ce que nous faisons sur Terre. Son absence (ou plutĂŽt l’absence de ses effets) favorise donc l’observation de phĂ©nomĂšnes physiques, biologiques, le comportement de matĂ©riaux
 Les astronautes Ă  bord se prĂȘtent aussi Ă  des Ă©tudes physiologiques enregistrant les effets de la micropesanteur sur le corps humain. La perte de masse musculaire, les consĂ©quences sur la vision, la fragilisation des os sont notamment surveillĂ©s. Ces donnĂ©es servent Ă  la fois la mĂ©decine terrestre et Ă  la prĂ©paration des futures missions habitĂ©es. Dans cet objectif, les astronautes s’entraĂźnent Ă©galement Ă  vivre et travailler en autonomie dans des conditions inhabituelles.

Durant ses missions Proxima (2016) et Alpha (2021) l’astronaute français Thomas Pesquet a rĂ©alisĂ© une centaine d’expĂ©riences dont 19 pour le CNES. Ici, l’expĂ©rience ESA/CNES GRASP qui Ă©tudie la façon dont la coordination main-Ɠil s’adapte Ă  l’impesanteur.
Durant ses missions Proxima (2016) et Alpha (2021) l’astronaute français Thomas Pesquet a rĂ©alisĂ© une centaine d’expĂ©riences dont 19 pour le CNES. Ici, l’expĂ©rience ESA/CNES GRASP qui Ă©tudie la façon dont la coordination main-Ɠil s’adapte Ă  l’impesanteur © ESA/NASA/T.Pesquet, 2021

Équipage international

AmĂ©ricains, EuropĂ©ens, Canadiens, Japonais et Russes travaillent rĂ©guliĂšrement ensemble Ă  bord de l’ISS et des astronautes d’autres nationalitĂ©s sont parfois invitĂ©s. Sept personnes vivent en permanence Ă  son bord, mais ce nombre peut varier en fonction des rotations d’équipages. Les Russes gĂšrent et occupent leurs modules de façon autonome. Dans la partie non russe, les quatre partenaires occidentaux disposent de « places d‘astronautes Â» et de temps d’utilisation en fonction de leurs investissements dans la station. La NASA dispose de 76,6% de temps d’utilisation et l’ESA 8,3%, ce qui autorise le vol d’environ un astronaute europĂ©en par an. Parfois, une place est faite aux astronautes et expĂ©riences d’autres nations. Les Ă©quipages se relaient tous les 6 mois et interchangent rĂ©guliĂšrement leurs rĂŽles : commandant de bord ou ingĂ©nieurs. Claudie HaignerĂ©, premiĂšre femme europĂ©enne Ă  avoir rejoint l’ISS en 2001 Ă©tait alors ingĂ©nieure de bord n°1. En 2021, Thomas Pesquet a Ă©tĂ© le premier commandant de bord français. En 2026, Sophie Adenot devient la deuxiĂšme femme française dans l'ISS avec sa mission Epsilon d'une durĂ©e de 9 mois, elle occupe le poste de spĂ©cialiste de mission.

Sophie Adenot dans l'ISS

Columbus, labo 100% européen

Columbus est l’un des Ă©quipements livrĂ©s par l’agence spatiale europĂ©enne (ESA). C’est un module laboratoire de 75m3. Son installation, en 2008, garantit aux europĂ©ens de disposer d’un lieu oĂč mener des expĂ©rimentations et des recherches en continu dans l’espace. Dans son espace intĂ©rieur pressurisĂ© ou sur ses plateformes extĂ©rieures pour conduire des tests en milieu spatial, il est possible de mener des expĂ©riences et de tester des applications dans le domaine de la science spatiale, de l’observation de la Terre et de la technologie.

Emplacement du module européen Columbus de l'ISS.
Emplacement du module européen Columbus de l'ISS © NASA/CNES

Le CADMOS, centre au sol européen

Depuis la Terre, le CADMOS (Centre d'Aide au DĂ©veloppement des ActivitĂ©s en Micropesanteur et des OpĂ©rations Spatiales) prĂ©pare, organise et assure le suivi d’expĂ©riences qui sont menĂ©es dans l’ISS. ImplantĂ© au CNES de Toulouse, le CADMOS est l’un des 2 principaux centres d’opĂ©ration europĂ©ens avec le MUSC (Microgravity User Support Center) en Allemagne pour aider les utilisateurs de l’ISS Ă  accĂ©der aux Ă©quipements de la station et Ă  les exploiter.

Depuis le CADMOS, au CNES de Toulouse, les équipes au sol aident les astronautes à réaliser leurs expériences.
Depuis le CADMOS, au CNES de Toulouse, les équipes au sol aident les astronautes à réaliser leurs expériences © CNES/GRIMAULT Emmanuel

Observer la Terre et l’espace

Depuis la Cupola, un module Ă©quipĂ© d’une vaste verriĂšre, les astronautes viennent rĂ©guliĂšrement admirer la Terre. L’ISS offre ainsi une vue imprenable d’oĂč observer l’évolution des glaciers, des surfaces agricoles, des villes
 en complĂ©ment des observations satellites. À l’extĂ©rieur de la station, des capteurs mesurent par ailleurs certaines caractĂ©ristiques terrestres, par exemple les gaz de l’atmosphĂšre ou les phĂ©nomĂšnes lumineux au-dessus des orages.

La Cupola, module avec vue.
La Cupola, module avec vue © NASA/MOGHBELI Jasmin, 2023.

Quel avenir pour l’ISS ?

La fin de l’exploitation de l’ISS est programmĂ©e pour 2030. Et aprĂšs ? La station pourrait ĂȘtre en partie dĂ©sassemblĂ©e et dĂ©sorbitĂ©e. Des acteurs privĂ©s sont toutefois intĂ©ressĂ©s pour en conserver et exploiter certains modules. Mais les recherches futures se feront vraisemblablement sur de nouvelles stations, certaines privĂ©es, d’autres nationales. Les Russes envisagent par exemple d’en construire une nouvelle, sur une orbite diffĂ©rente. 

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Quizz

Combien de fois les astronautes à bord de l’ISS voient-ils le Soleil se lever et se coucher en 24 heures ?

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