Publié le 04 septembre 2026

Est-ce que ça sert, sur Terre, de faire pousser des plantes dans l’espace ?

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À bord de l’ISS, Sophie Adenot a mené l’expérience ChlorISS, au cours de laquelle elle a fait pousser des plantes. Et étudier la croissance des plantes dans l’espace peut aussi être utile sur Terre !

© CNES/Mélissandre LACAILLE/Mathilde TOURNIER, 2026

À première vue, faire pousser des plantes dans l'espace peut sembler un peu étrange. Pourtant, toutes ces recherches servent aussi à améliorer notre vie sur Terre. 

Dans une station spatiale, les plantes doivent réussir à pousser avec très peu d'eau, très peu de place, une quantité limitée d'électricité et presque pas de gravité. Les scientifiques sont donc contraints à inventer des systèmes ultra-efficaces pour arroser les plantes, recycler l’eau, contrôler la lumière ou apporter exactement la bonne quantité de nutriments. Toutes ces inventions peuvent ensuite être utilisées sur notre planète dans des espaces contraints tels que les serres, les fermes verticales ainsi que les régions où l’eau manque. 

Les chercheurs étudient aussi comment les plantes réagissent au stress, car dans l’espace, elles subissent des conditions très difficiles. En comprenant les gènes qui les aident à résister, ils espèrent ainsi créer des cultures capables de mieux supporter les sécheresses, les inondations ou les sols pauvres, des problèmes de plus en plus fréquents avec le changement climatique. 

Certaines équipes travaillent même sur des plantes capables de fabriquer des médicaments ou d'autres molécules utiles à notre santé. 

Comme souvent, les découvertes spatiales ne concernent pas que l'espace : elles finissent par améliorer notre quotidien. En cherchant à cultiver des plantes sur la Lune ou sur Mars, les scientifiques inventent aussi l'agriculture de demain, ici, sur Terre.

Durant la mission spatiale Epsilon, en 2026, l’astronaute française de l’ESA, Sophie Adenot, nous a embarqués dans une aventure botanique. Accompagnée par 260 000 élèves sur Terre, elle a observé la pousse de deux plantes, le mizuna et l’arabette des dames. Dans l’espace comme dans les classes, le protocole est globalement le même et les élèves ont pu comparer leurs observations avec celles de Sophie Adenot. Cela leur a permis d’entrevoir les bases d’un raisonnement scientifique : poser des hypothèses, analyser des données et émettre des résultats qui vont confirmer ou non les hypothèses.

Tout au long de la mission de Sophie Adenot, le CNES, accompagné de Soso l’astronaute et sa petite plante Mimi, te permet de comprendre pourquoi les plantes sont peut-être les meilleures amies des astronautes.

En savoir plus sur l’expérience ChlorISS

© CNES/Mélissandre LACAILLE/Mathilde TOURNIER, 2026

À suivre...

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