VV29 : lancement de Vega-C avec le satellite SMILE

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Ce jeudi 9 avril, au Centre spatial guyanais, le lanceur léger européen Vega-C s’arrachera du sol avec le satellite d’exploration sino-européen SMILE, chargé d’étudier l’influence du vent solaire.

© CNES/ESA/AVIO/Optique Vidéo CSG/P. Piron, 2026
  • Date Le Jeudi 09 avril 2026
  • Heures 03:29 (heure de Kourou), 08:29 (heure de Paris)
  • Place Centre spatial guyanais, Kourou, Guyane française

Souriez, vous êtes lancé ! Le jeudi 9 avril 2026 à 3h29 (heure de Kourou), 8h29 (heure de Paris), la fusée européenne Vega-C s’élancera depuis le Centre spatial guyanais à Kourou pour placer en orbite le satellite SMILE, une mission scientifique sino-européenne ambitieuse. Son objectif ? Percer les secrets des interactions entre le vent solaire et la magnétosphère terrestre, afin d’améliorer notre compréhension des dynamiques Soleil-Terre.

La mission VV29 (« 29e vol Vega »), premier lancement Vega-C de 2026 depuis Kourou, marque une nouvelle étape pour le lanceur léger européen : Vega-C est opéré pour la première fois par Avio, qui est aussi son constructeur italien.

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Le déroulé de la mission

Vega-C placera SMILE sur une orbite terrestre basse, à 700 km d’altitude. Le satellite se séparera du lanceur pour entamer sa mission 57 minutes après le décollage et se propulsera alors sur une orbite terrestre haute, elliptique et inclinée. Il s’éloignera ainsi jusqu’à 121 000 km de la Terre pour observer les régions polaires, puis se rapprochera à 5 000 km pour transmettre ses données vers la Terre. Une fois sur cette orbite de destination, SMILE fera le tour de la Terre tous les deux jours environ. 

Grâce à cette trajectoire en forme d’œuf, les scientifiques pourront observer en continu, pendant plus de 40 heures d’affilée, des régions de l’espace proches de la Terre. Cela leur permettra de capturer les premières images et vidéos en rayons X du vent solaire frappant la magnétosphère terrestre, bulle protectrice qui nous protège des particules solaires. Des images complémentaires dans l’ultraviolet permettront d’observer de façon continue les aurores boréales.

Sur cette illustration de l'ESA, le satellite Smile scrute les interactions entre le vent solaire (représenté en jaune et blanc) et la magnétosphère terrestre (représentée en bleu). © ESA

Zoom sur le passager, le satellite SMILE

SMILE (Solar wind Magnetosphere Ionosphere Link Explorer) est, après Double Star, la deuxième mission spatiale conjointe sino-européenne. Le satellite, d’un poids de 2 250 kg, étudiera l’influence du vent solaire sur notre environnement spatial, un phénomène qui peut perturber les satellites, les communications radio et même les réseaux électriques sur Terre. En analysant les interactions du vent solaire avec la magnétosphère terrestre, la mission contribuera à améliorer les prévisions de la météo spatiale et à protéger les infrastructures technologiques, et plus globalement à mieux comprendre les dynamiques Soleil-Terre, parmi lesquelles la formation et l’évolution des aurores boréales.

La France a contribué à deux éléments du satellite : les miroirs de l'instrument UVI (société Winlight System) et l'émetteur de bande X du module de charge utile (société Syrlinks).

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