Publié le 28 août 2026

Nancy Grace Roman : pourquoi ce télescope spatial est plein de promesses

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Le lancement du Roman Telescope de la NASA, auquel a contribué le CNES, est prévu ce dimanche 30 août. Zoom sur une mission hors norme, dont le but est de mieux comprendre l'Univers.

Vue d'artiste du télescope Nancy Grace Roman.
© NASA

Alors que le célèbre télescope spatial Hubble vit possiblement sa dernière décennie, plusieurs télescopes spatiaux ont été développés pour prendre la relève. Parmi eux, le Nancy Grace Roman Telescope, qui doit s'envoler ce dimanche 30 août pour rejoindre le point Lagrange L2 à 1,5 million de kilomètres de la Terre. Ce télescope de la NASA, auquel a contribué la France, décollera depuis Cap Canaveral, en Floride, au plus tôt à 13h26 (heure française). Avec beaucoup de promesses.

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De nouvelles technologies pour rendre accessibles des mondes lointains

Les principaux objectifs du Nancy Grace Roman ? Recenser et étudier des exoplanètes de différentes époques et apporter davantage d'information sur la mystérieuse énergie sombre, qui constitue 75% de tout le contenu de l’Univers et qui est responsable de l’accélération de son expansion. Et en s’appuyant sur de nouvelles technologies qui le rendront bien meilleur que les télescopes spatiaux actuels, il doit permettre de grandes avancées dans le domaine de la cosmologie et de la planétologie. 

La surface couverte par son Wide Field Instrument (WFI) sera 100 fois plus grande que celle de Hubble, avec une précision comparable. Quant à son coronographe à haut contraste (CGI), il permettra d’observer directement des planètes situées à grande distance de la Terre et à proximité de leurs étoiles, plus froides que celles qu’on observe actuellement. De plus, la spectro‑imagerie infrarouge (0,48 – 2,3 µm) utilisée, comparable à celle qui équipe le télescope spatial James Webb, offre à Roman une sensibilité exceptionnelle pour étudier la formation des premières étoiles et galaxies.

Grâce à ce jumelage unique de champ très large et de précision optique, Roman peut ainsi révolutionner l’étude de l’énergie sombre, de la matière noire et de la diversité des systèmes planétaires… Une belle complémentarité avec Euclid, le télescope européen.

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Roman intègre d'ailleurs une technique d’observation similaire à celle utilisée par Euclid, qui repose sur l’effet de lentille gravitationnelle d’une étoile en premier plan pour amplifier la lumière d’une source de fond. La présence d’une planète autour de l’étoile de premier plan crée de petites perturbations détectables, permettant de découvrir et de mesurer la masse d’exoplanètes très lointaines. 

Le saviez-vous ?

Le Nancy Grace Roman Space Telescope a été nommé ainsi en hommage à la pionnière qui a, dès les années 1970, mis en place la structure du programme qui a permis la réalisation du Hubble Space Telescope et qui a inspiré toute la génération suivante de missions d’observation spatiale. 

La France parmi un nombre restreint de partenaires

Le CNES a été sollicité par la NASA et la France fait ainsi partie du petit nombre de pays partenaires de ce projet. Son implication est le fruit d’un partenariat avec le LAM (Laboratoire d’Astrophysique de Marseille), qui fournit certains miroirs du coronographe et utilise son expertise développée sur le télescope spatial européen Euclid pour développer certaines briques de la chaîne de traitement des données issues de l’imageur grand champ. Le CNES est responsable des fournitures françaises, et à ce titre participe au financement des activités, les coordonne, et propose lorsque nécessaire son expertise technique.