Image satellite de Londres, capitale de l'Angleterre et du Royaume-Uni

Londres Centre : une capitale et une ville mondiale en profondes mutations urbaines

AgglomĂ©ration de prĂšs de 12 millions d’habitants, Londres est une ville-monde qui concentre des fonctions mĂ©tropolitaines de haut niveau lui assurant un rayonnement international et une forte intĂ©gration dans la mondialisation. Sa zone centrale, l’Inner London, polarise pouvoir, puissance et richesse. L’accĂ©lĂ©ration du processus de mĂ©tropolisation des derniĂšres annĂ©es s’y traduit par des recompositions fonctionnelles et des mutations urbaines, immobiliĂšres et sociales de grande ampleur. Les grandes opĂ©rations de rĂ©gĂ©nĂ©ration urbaine portĂ©es par un capital immobilier international y accĂ©lĂšrent la hausse des prix fonciers et immobiliers, la gentrification du centre et les phĂ©nomĂšnes de sĂ©grĂ©gation socio-spatiale.

Image satellite de Londres, capitale de l'Angleterre et du Royaume-Uni
Contient des informations © Copernicus Sentinel 2019, tous droits réservés

LĂ©gende de l’image

Cette image de Londres, capitale de l'Angleterre et du Royaume-Uni, a Ă©tĂ© prise le 26 fĂ©vrier 2019 par le satellite Sentinel-2B. Il s’agit d’une image en couleurs naturelles de rĂ©solution Ă  10m.

 

PrĂ©sentation de l’image globale

L’Inner London : pouvoirs, puissance, richesse et mutations urbaines

Une capitale et une ville-monde

L’image couvre une partie des quartiers, ou boroughs, centraux de Londres appelĂ©s  “Inner London”, soit la City, Westminster, Kensington et Chelsea, Southwark et Lambeth. Ces quartiers concentrent l’essentiel de la puissance politique, Ă©conomique et financiĂšre et de la richesse de la ville.

La Tamise, au centre de l’image, est un axe structurant dans l’organisation de la ville. Elle vient nous rappeler que Londres est une ville de fond d’estuaire et que le jeu des marĂ©es remonte jusqu’à l’entrĂ©e est du cƓur historique. A ce titre, Londres appartient aux grandes mĂ©tropoles de la Northern Range de l’Europe occidentale atlantique comme Bordeaux, Nantes, Rouen, Anvers, Rotterdam, BrĂȘme et Hambourg. Mais les fonctions fluviales et portuaires (cf. Docklands plus Ă  l’est) ont depuis longtemps quittĂ© cet espace pour glisser trĂšs largement vers l’aval et vers l’estuaire.

Organisant une mĂ©tropole de prĂšs de 12 millions d’habitants, polarisant au niveau rĂ©gional tout le Grand Bassin londonien et capitale du Royaume-Uni, Londres est aussi et tout autant une mĂ©tropole de rang mondial, ayant longtemps disposĂ© d’un statut impĂ©rial exceptionnel, qui concentre pouvoirs, richesses et population.

 

Processus de métropolisation, dynamiques fonctionnelles et mutations urbaines

Dans le contexte de la mondialisation contemporaine, la spĂ©cialisation fonctionnelle des diffĂ©rents quartiers a eu tendance soit Ă  se renforce, soit Ă  se transformer complĂštement pour s’adapter au processus de mĂ©tropolisation.

Ainsi, si le pouvoir politique reste concentrĂ© dans le quartier historique de Westminster, la City, coeur financier de la ville est en pleine mutation. La concentration toujours plus importante des activitĂ©s financiĂšres a conduit Ă  une profonde transformation de son tissu urbain : densification et verticalisation du bĂąti, extension vers l’est mais aussi dĂ©doublement du centre Ă©conomique et financier de la ville plus Ă  l’est, dans le quartier de Canary Wharf, ancien quartier portuaire des Docklands.

La forte attractivitĂ© de la ville et la nĂ©cessaire adaptation des activitĂ©s Ă©conomiques au contexte mondial conduisent ainsi Ă  une recomposition majeure de certains quartiers centraux : projets de rĂ©gĂ©nĂ©ration des anciens quartiers industriels comme King’s Cross ou Nine Elms-Battersea.

Le phĂ©nomĂšne de gentrification, et la hausse des prix fonciers et immobiliers qui en fait une des mĂ©tropoles les plus chĂšre au monde, transforment aussi en profondeur la sociologie de la ville-centre et de l’agglomĂ©ration. Il constitue aujourd’hui un dĂ©fi majeur pour les pouvoirs politiques et les promoteurs immobiliers : renforcer la compĂ©titivitĂ© de la ville tout en permettant Ă  ses habitants de rester y vivre.

Comme nous allons le voir Ă  travers les quatre zooms Ă©tudiĂ©s, le paysage urbain de la mĂ©tropole londonienne se transforme, s’adapte et se renouvelle en permanence pour conserver et renforcer son rang de ville mondiale alors que le Brexit porte en germe un bouleversement profond de l’ancrage londonien au contient europĂ©en.

Zooms d’étude

Elle montre le centre-ouest de Londres, Ă  environ 3 km au sud-ouest de la City sur la rive gauche de la Tamise. On peut repĂ©rer au centre de l’image le Palais de Buckingham au nord-est Ă  l’extrĂ©mitĂ© de Hyde Park et Ă  l’est la Tamise. Si la City constitue le cƓur Ă©conomique, Wesminster concentre le pouvoir politique depuis le XIĂšme lorsqu’Edouard le Confesseur dĂ©cide de quitter la CitĂ© et de s’installer Ă  Westminster avec sa cour et son administration. Westminster est aujourd’hui un quartier de Londres oĂč se concentre le pouvoir politique et les populations les plus riches de la ville.

L’image proposĂ©e a Ă©tĂ© prise par un satellite PlĂ©iades le 8 avril 2017.  Il s’agit d’une image en couleurs naturelles, de rĂ©solution native Ă  0,70m, rĂ©-Ă©chantillonnĂ©e Ă  0,5m.

 

Une fonction politique historique

Comme le montre Buckingham Palace au centre de l’image, la principale fonction du quartier de Westminster est politique. En effet, depuis l’installation en 1837 de la reine Victoria dans ce “nouveau” palais, Buckingham Palace est devenu le centre du pouvoir monarchique.

Si le pouvoir de la couronne britannique est aujourd’hui essentiellement symbolique, le quartier de Westminster concentre toujours les lieux de dĂ©cision politique du pays. En effet, on trouve tout d’abord le Parlement au bord de la Tamise entre le Westminster Bridge au nord et le Lambeth Bridge au sud, oĂč siĂšgent la Chambre des Communes et la Chambre des Lords. C’est le coeur du pouvoir lĂ©gislatif.

Le centre du pouvoir exĂ©cutif est symbolisĂ© par le 10 Downing Street, rĂ©sidence du 1er ministre, juste au nord du Parlement, en bordure est de St Jame’s Park. Plusieurs ministĂšres rĂ©galiens se dĂ©ploient le long de Parliament Street reliant le Parlement Ă  Trafalgar Square : le MinistĂšre des Finances avec son bĂątiment circulaire, le MinistĂšre des Affaires Ă©trangĂšres en face du MinistĂšre de la DĂ©fense, reconnaissable Ă  son alignement de quatre toits verts, ou encore le MinistĂšre de la SantĂ©. On peut ajouter Ă  cela les locaux des cĂ©lĂšbres services secrets britanniques, le MI5, au bord de la Tamise au sud du Parlement.

Le long du Mall, qui est la grande artĂšre au bitume rouge oĂč se dĂ©roulent les cĂ©rĂ©monies officielles, se trouvent plusieurs prestigieux clubs privĂ©s oĂč se rĂ©unissent les personnes les plus puissantes et les plus influentes du pays comme l’Oxford and Cambridge Club ou encore le Royal Automobile Club, frĂ©quentĂ© par le GĂ©nĂ©ral de Gaulle pendant la Seconde Guerre mondiale.

Enfin, de nombreuses ambassades se sont installĂ©es Ă  proximitĂ© de ces lieux de pouvoir dans le quartier de Belgravia reconnaissable Ă  son bel alignement de grandes demeures entourĂ©es de grands jardins communs Ă  l’ouest de l’image.

A la fonction politique, on peut aussi ajouter la fonction religieuse de ce quartier de Westminster avec Westminster Abbey, lieu de couronnement et nĂ©cropole des souverains britanniques. La prĂ©sence de cette prestigieuse Abbaye Ă  Westminster rappelle les liens Ă©troits entre la monarchie et l’Eglise anglicane.

 

Une importante fonction patrimoniale et touristique

Si la relĂšve de la garde constitue l’une des attractions touristiques majeures de Londres, l’ensemble du quartier de Westminster participe Ă  l’attractivitĂ© touristique de la ville, qui est aujourd’hui 1Ăšre destination touristique europĂ©enne avec Paris avec plus de 15 millions de visiteurs par an.

En effet, si Buckingham Palace et Big Ben sont des incontournables, on trouve aussi la prĂ©sence dans ce quartier de plusieurs parcs : St Jame’s Park et Green Park autour de Buckingham Palace, Hyde Park au nord-ouest de l’image. Trafalgar Square est un lieu majeur de rassemblement de toutes les grandes manifestations. Au nord de la place, la National Gallery est l’un des plus grands musĂ©es de peinture au monde.

 

Le Londres du luxe et des riches

Cette image du centre-ouest de Londres laisse Ă  voir le Londres des riches. En effet, les quartiers de Belgravia et Knightsbridge au sud-ouest de l’image, et de Mayfair au nord, sont des lieux de concentration exceptionnelle des patrimoines les plus Ă©levĂ©s.

Le quartier de Belgravia a Ă©tĂ© construit Ă  partir de 182O dans le style des lotissements Ă  la mode au XVIIIĂšme. Il s’agit de rĂ©sidences de villes nĂ©o-classiques de 3 Ă  4 Ă©tages et d’hĂŽtels particuliers disposĂ©s en bandes en alternance avec des parcs publics ou privatifs comme Belgrave Square ou Eaton Square, ce long rectangle orientĂ© sud-ouest/nord-ouest que l’on peut repĂ©rer au sud de l’image.

Les magasins de luxe se succĂšdent le long d’avenues comme Brompton Road ou Sloane Square. On peut ainsi repĂ©rer Ă  l’ouest de l’image le grand magasin Harrods sur Brompton Road. Le long de Sloane Street se succĂšdent des hĂŽtels 5 Ă©toiles et des restaurants gastronomiques.

La proximitĂ© du pouvoir politique et monarchique explique la forte pression fonciĂšre de ces quartiers et le prix extrĂȘmement Ă©levĂ© de l’immobilier. En effet, dĂšs le XIXĂšme siĂšcle, Belgravia attire les aristocrates anglais qui souhaitent vivre Ă  proximitĂ© du Parlement et du Palais. Il s‘agit aussi d’ĂȘtre au cƓur de la vie mondaine londonienne.  Aujourd’hui, les hĂŽtels particuliers occupĂ©s par des aristocrates anglais ont Ă©tĂ© pour la plupart rachetĂ©s par des milliardaires provenant en particulier de Russie, d’Asie ou du Proche-Orient dont la prĂ©sence participe du statut international de la mĂ©tropole.

Image a été prise par un satellite Pléiades le 8 avril 2017

L’espace ici Ă©tudiĂ© s’étend sur la rive sud de la Tamise Ă  l’ouest du centre historique de la ville. Il appartient Ă  ce que l’on nomme les quartiers pĂ©ricentraux de l’Inner London.

On peut distinguer sur l’image trois Ă©lĂ©ments remarquables caractĂ©risant cet espace. PremiĂšrement, la Tamise qui constitue un axe structurant et inscrit cet espace au coeur des problĂ©matiques de reconquĂȘte des berges du fleuve. DeuxiĂšmement Battersea Park qui est l’un des quatre plus grands et plus cĂ©lĂšbres parcs de Londres, avec Hyde Park, Regent’s Park et Hampstead Heath. Et enfin, troisiĂšmement, une zone qui apparaĂźt en pleine transformation et qui correspond au pĂ©rimĂštre du programme de rĂ©gĂ©nĂ©ration urbaine de Vauxhall, Nine Elms, Battersea Opportunity Area.

Cet espace est traversĂ© par de nombreuses voies ferrĂ©es qui morcellent le paysage urbain avec une double coupure constituĂ©e par les voies desservant le sud de l’agglomĂ©ration londonienne et de l’Angleterre au dĂ©part de la gare de Victoria (visible sur le zoom au nord de la Tamise) et une coupure est-ouest constituĂ©e par les voies du hub ferroviaire de Vauxhall et de Clapham Junction reliant l’ouest de la ville Ă  la gare de Waterloo mais permettant aussi la circulation de l’overground.

 

Battersea : un quartier au cƓur des projets de reconquĂȘte des berges de la Tamise

ReliĂ© Ă  la rive nord de la Tamise par le Chelsea Bridge (1858) et l’Albert Bridge (1873), le parc de Battersea est créé Ă  l’initiative de la Reine Victoria et est inaugurĂ© en 1858. Il est prĂ©vu pour amĂ©liorer les conditions de vie des habitants de Chelsea et accompagne le dĂ©veloppement d’un habitat rĂ©sidentiel dans le quartier de Battersea alors que la mĂ©tropole londonienne connaĂźt une croissance spectaculaire Ă  l’époque victorienne.

Il est encore aujourd'hui l’un des plus grands parcs de la ville de Londres. Ouvert sur la Tamise, c’est un parc trĂšs paysager qui compte de nombreux espaces amĂ©nagĂ©s pour les enfants, des installations sportives, mais aussi des espaces pour la dĂ©tente visible sur l’image satellite. 

Il constitue aujourd’hui un trait d’union entre les diffĂ©rents projets de reconquĂȘte des anciennes berges industrielles de la Tamise qui doivent permettre de retrouver une continuitĂ© de circulation le long du fleuve par le dĂ©veloppement des mobilitĂ©s douces dans le cadre d’une politique visant Ă  rĂ©duire la pollution atmosphĂ©rique de la ville. En effet, Ă  l’est de Battersea Park s’étend tout un pĂ©rimĂštre aux paysages encore trĂšs marquĂ©s par l’époque industrielle : le pĂ©rimĂštre de rĂ©gĂ©nĂ©ration Vauxhall, Nine Elms, Battersea PowerStation.

 

Un quartier populaire et industriel qui se paupérise dans les années 1970

Ce quartier a connu de trĂšs importantes destructions pendant la Seconde Guerre mondiale qui ont fait disparaĂźtre une grande partie des habitats rĂ©sidentiels de l’époque victorienne et ont libĂ©rĂ© de nombreux espaces. Comme ailleurs dans la ville, l’Etat-providence britannique au lendemain de la guerre fait le choix de construire dans ces terrains libĂ©rĂ©s par les bombardements des councils estates, ou logements sociaux. On les reconnaĂźt sur l’image satellite Ă  la forme allongĂ©e des immeubles en bĂąton entourĂ©s d’espaces verts qui occupent de grandes parcelles dĂ©limitĂ©es par des rues alors que seuls de petits passages piĂ©tonniers assurent la circulation en leur sein.

Au sud-est de l’image, la grande station de trains de Nine Elms et le site de construction des locomotives a Ă©tĂ© remplacĂ© par le New Covent Garden Market, les grandes halles de fruits, lĂ©gumes et de fleurs qui fournissent Londres en produits frais.

Mais dĂšs le milieu des annĂ©es 1970, le quartier de Nine Elms connaĂźt une importante paupĂ©risation liĂ©e au dĂ©clin de l’activitĂ© industrielle et Ă  la fermeture partielle de la centrale Ă©lectrique, la  Battersea power station.

 

Un projet de régénération du quartier visant à renforcer le caractÚre métropolitain de Londres

AdoptĂ© en 2012, le programme de rĂ©gĂ©nĂ©ration de ce pĂ©rimĂštre est le dernier Ă  ĂȘtre adoptĂ© pour reconquĂ©rir les friches industrielles des berges de la rive sud de la Tamise. PensĂ©e autour de la rĂ©novation de l’iconique Battersea Power Station, classĂ©e monument historique avant mĂȘme sa fermeture dĂ©finitive en 1983, la rĂ©gĂ©nĂ©ration de ce quartier pĂ©ri-central rĂ©pond Ă  la volontĂ© de renforcer le caractĂšre mĂ©tropolitain de la ville de Londres en favorisant l’internationalisation de sa population, des investisseurs prĂ©sents mais aussi tendant Ă  une certaine uniformisation des paysages urbains marquĂ©e par une verticalisation grandissante.

Il s’appuie sur un ambitieux projet de rĂ©novation de la centrale Ă©lectrique de Battersea qui doit accueillir plus de 15 000 nouveaux logements, mais aussi des commerces et des entreprises (Apple en particulier) afin de permettre la crĂ©ation de 20 000 Ă  25 000 emplois dans le quartier. Ce programme s’inscrit dans le cadre d‘un partenariat public-privĂ© et c’est par exemple un investisseur malaisien qui est en charge de la rĂ©habilitation de la Battersea Power Station. De la mĂȘme façon, les 23 hectares occupĂ©s par le New Covent Garden Market sont intĂ©grĂ©s au programme de rĂ©gĂ©nĂ©ration du quartier. Les halles seront conservĂ©es mais une partie des terrains seront lotis en rĂ©sidences de luxe pour financer leur modernisation.

La mairie de Londres soutient ce projet par le dĂ©veloppement du rĂ©seau de transports avec l’extension d’une ligne majeure de mĂ©tro - la Northern Line - vers la rive sud de la Tamise et l’ouverture de deux stations dans le pĂ©rimĂštre du programme de rĂ©gĂ©nĂ©ration (Battersea Power Station et Nine Elms) prĂ©vues pour septembre 2021. En parallĂšle, plusieurs ambassades se sont dĂ©localisĂ©es dans ce quartier comme les ambassades des Pays-Bas et des Etats-Unis (sur l’image, le vaste carrĂ© entourĂ© d’eau proche de la Tamise) ; ce qui a renforcĂ© l’attractivitĂ© du quartier et la hausse des prix du foncier.

Les anciennes friches industrielles et les logements ouvriers sont remplacĂ©s par une dizaine de tours de 150 Ă  200 mĂštres de hauteur. Le programme de rĂ©gĂ©nĂ©ration financĂ© par des investisseurs asiatiques a en effet fait le choix de dĂ©velopper un parc immobilier de luxe en s’appuyant sur le patrimoine industriel historique du quartier (rĂ©habilitation de la Battersea Power Station). Il s’agit de lui donner une identitĂ© et d’en faire une nouvelle vitrine du Londres moderne de demain. L’articulation local-mondial constitue donc un axe majeur de ce programme. Les appartements sont vendus prioritairement aux investisseurs individuels, aux Fonds de pension qui gĂšrent les retraites ou aux Fonds d’investissements souverains.

De nombreuses critiques se sont Ă©levĂ©es contre ce qui apparaĂźt ĂȘtre un accaparement de la ville par des populations Ă  hauts revenus ; le projet Ă©tant ainsi parfois qualifiĂ© de mini-Manhattan ou de Dubai-in-Thames. Les habitants du quartier n’ayant pas les moyens financiers d’accĂ©der Ă  ces appartements seront obligĂ©s de s’installer dans des secteurs oĂč le coĂ»t de l’immobilier est moindre. La mondialisation des acteurs de l’immobilier et la financiarisation de l’immobilier favorisent donc une verticalisation du paysage urbain et un net renforcement des logiques de sĂ©grĂ©gation sociale au dĂ©triment des anciens habitants du quartier repoussĂ©s vers des espaces rĂ©sidentiels plus lointains.

Cette image prise par un satellite PlĂ©iades le 3 juillet 2015 couvre un quartier pĂ©ri-central situĂ© au nord du centre de la ville de Londres. Ce quartier est relativement isolĂ© des quartiers alentours par une double coupure urbaine : une coupure est/ouest liĂ©e Ă  la prĂ©sence des voies ferrĂ©es de Euston Station Ă  l’ouest et de King Cross-St Pancras Ă  l’est, et une coupure nord/sud constituĂ©e par un important axe routier, l’Euston Road/Pentoville Road.

Ce quartier pĂ©ri-central peut donc ĂȘtre apprĂ©hendĂ© comme un Ăźlot, nƓud ferroviaire majeur au cƓur de la mĂ©tropole et ancien noeud industriel en pleine reconversion qui doit s’adapter aux rapides mutations sectorielles et fonctionnelles de l’économie de la ville. C’est un espace oĂč s’illustre parfaitement la politique ambitieuse de la municipalitĂ© londonienne de dĂ©veloppement des territoires, articulĂ© Ă  celui des infrastructures de transport.

 

Un des nƓuds de communication les plus importants de la capitale

L’attractivitĂ© du quartier est liĂ©e Ă  la prĂ©sence de trois gares : Euston Station, St Pancras et King Cross. Ouverte en 1837, Euston Station a Ă©tĂ© la premiĂšre gare de chemin de fer inter-citĂ©s de Londres desservant le nord de l’Angleterre, l’Ecosse et la cĂŽte ouest. Elle a connu d’importants travaux de rĂ©novation dans les annĂ©es 1960 et est en pleine transformation aujourd’hui, puisqu’elle doit accueillir d’ici 2026 la 2Ăšme ligne de train Ă  grande vitesse du Royaume-Uni reliant Londres Ă  Birmingham.

Les stations de St Pancras et de Kings Cross constituent quant Ă  elles la plus importante plate-forme multimodale du trafic de passagers du centre de Londres en connectant 6 lignes de mĂ©tro et 17 lignes de bus. Ces deux grandes stations de train sont frĂ©quentĂ©es par prĂšs de 140 000 passagers par jour. Il est prĂ©vu de dĂ©passer les 60 millions de passagers par an d’ici quelques annĂ©es.

En effet, la croissance dĂ©mographique et urbaine de Londres repose sur une logique de concentration de l’emploi dans l’hyper-centre Ă©largi aux Docklands, tandis que les lieux de rĂ©sidence se dĂ©concentrent de plus en plus en pĂ©riphĂ©rie. Ce processus entraĂźne un accroissement significatif des migrations pendulaires et renforce donc le rĂŽle et la place des plateformes d’échanges comme Euston Station et Kings Cross/St Pancras dans l’organisation urbaine.

Comme on le voit sur l’image, des friches industrielles s’étendent entre St Pancras et King Cross. Celles-ci sont traversĂ©es par le Regent’s Canal, une des branches du Grand Union Canal reliant Birmingham Ă  la ville de Londres et Ă  la Tamise. Construit au dĂ©but du XIXĂšme siĂšcle, ce canal a Ă©tĂ© un axe majeur du trafic de marchandises pendant toute la RĂ©volution industrielle et jusqu’à la Seconde Guerre mondiale oĂč il a constituĂ© une alternative au transport ferroviaire. Il constitue donc avec la gare de King Cross l’un des axes de communication majeur du transport de marchandises tout au long du XIXĂšme siĂšcle et ce jusqu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

Autour de la gare et du canal se sont alors dĂ©veloppĂ©s de grands entrepĂŽts qui accueillaient tout type de marchandises pour rĂ©pondre aux besoins de la population londonienne Ă  l’époque victorienne : produits frais (fruits, lĂ©gumes, poissons
) mais aussi d’importantes quantitĂ©s de charbon et de gaz.

 

Un quartier en déclin et mal famé à partir des années 1950

De moins en moins utilisĂ©s au lendemain de la Seconde Guerre, alors que la route prend le dessus sur le transport ferroviaire pour le fret, ces entrepĂŽts sont progressivement abandonnĂ©s. Le quartier de Kings Cross devient Ă  partir des annĂ©es 1970 un quartier trĂšs mal famĂ©, lieu de tous les trafics et d’une importante prostitution. Les habitats ouvriers se dĂ©gradent progressivement et la population ouvriĂšre connaĂźt une forte paupĂ©risation.

MalgrĂ© ce dĂ©clin progressif, le quartier n’appartient pas Ă  l’axe prioritaire de rĂ©gĂ©nĂ©ration urbaine des annĂ©es 1980, plutĂŽt centrĂ© le long de la Tamise et des anciens docks autour de Canary Wharf. Il faut attendre le milieu des annĂ©es 1990 pour que la question de sa rĂ©gĂ©nĂ©ration Ă©merge. La dĂ©cision de transfĂ©rer la gare Eurostar de Waterloo Ă  St Pancras pour permettre la construction de la 1Ăšre ligne Ă  grande vitesse du Royaume-Uni marque le point de dĂ©part de la transformation du quartier. L’ouverture de la gare de St Pancras International en 2007 lance plus largement les travaux de profonde transformation du tissu urbain.

 

Un ambitieux programme de rĂ©gĂ©nĂ©ration urbaine : valorisation de la fonction de hub et renouvellement des activitĂ©s Ă©conomiques

Ce quartier pĂ©ri-central est aujourd’hui le lieu d’un trĂšs ambitieux programme de rĂ©gĂ©nĂ©ration urbaine qui s’appuie sur sa fonction de hub. Le pĂ©rimĂštre de la rĂ©gĂ©nĂ©ration s’étend sur prĂšs de 27 hectares au nord des deux gares de Kings Cross et St Pancras autour du Canal. A cheval sur les deux boroughs de Camden et Islington, il a obtenu un code postal unique, NC1, afin de marquer symboliquement l’unitĂ© du pĂ©rimĂštre.

Les promoteurs en charge de la rĂ©gĂ©nĂ©ration ont dĂ» s’engager Ă  construire un vaste parc rĂ©sidentiel, dont un tiers doit ĂȘtre rĂ©servĂ© Ă  des logements sociaux, des Ă©coles et des espaces publics et Ă  rĂ©habiliter ou construire prĂšs de 50 bĂątiments destinĂ©s Ă  des activitĂ©s Ă©conomiques. Ainsi, au cƓur du pĂ©rimĂštre, la St Martin’s School, l’une des plus grandes Ă©coles d’architecture, de design et de mode du monde, s’est installĂ©e en 2011 dans un ancien bĂątiment entiĂšrement rĂ©habilitĂ© qui s’ouvre sur une place, Granary Square.

Ce programme de rĂ©gĂ©nĂ©ration est marquĂ© par une rĂ©elle volontĂ© de conserver la mĂ©moire industrielle du quartier. Ainsi, comme on peut le voir sur l’image, trois anciens rĂ©servoirs de gaz circulaires ont Ă©tĂ© conservĂ©s, deux sont devenus des rĂ©sidences de luxe et le troisiĂšme est un parc public.

Le financement du projet basĂ© lĂ  encore sur un partenariat public-privĂ© doit permettre d’attirer les flux d’investissements et de nouvelles entreprises.  Ainsi deux entreprises phares, Google et Facebook, sont au centre du projet de rĂ©gĂ©nĂ©ration. Elles doivent contribuer au dynamisme Ă©conomique du quartier en favorisant le dĂ©veloppement d’un pĂŽle de haute technologie liĂ© Ă  l’économie crĂ©ative et aux technologies informatiques. L’objectif Ă©tant de constituer un ensemble reliant la Silicon Roundabout Tech City UK Ă  King Cross. On assiste donc aujourd’hui Ă  une mĂ©tamorphose complĂšte de l’image du quartier : d’un endroit dangereux et mal famĂ© Ă  l’un des nouveaux poumons de la ville mondiale.

La City : un petit territoire, centre financier et cƓur historique de Londres

SituĂ©e sur la rive gauche de la Tamise, la City est un petit territoire de 2,9 kmÂČ dĂ©limitĂ© au sud par le fleuve. Cette image du cƓur historique de Londres et de l’un des centres financiers les plus puissants au monde a Ă©tĂ© prise par un satellite PlĂ©iades le 3 juillet 2015. Les buildings modernes de la City jouxtent des vestiges romains, des ruelles mĂ©diĂ©vales et des Ă©glises des XVIIĂšme et XVIIIĂšme siĂšcles.

La City bĂ©nĂ©ficie depuis le Moyen-Age d’un statut spĂ©cifique lui confĂ©rant une rĂ©elle autonomie de gestion. Elle est donc Ă  la fois un comtĂ© de Londres et une ville Ă  part entiĂšre disposant de son propre maire. DiffĂ©rents monuments historiques comme Tower of London, la fameuse Tour de Londres au sud-ouest de l’image, et la CathĂ©drale Saint-Paul, Ă  l’ouest, confĂšrent Ă©galement une forte attractivitĂ© touristique Ă  ce territoire.

 

Une place financiĂšre mondiale de 1Ăšr ordre

La City fait partie des principales places financiĂšres mondiales au cĂŽtĂ© de New-York, Tokyo, Shanghai, Paris ou Francfort. Ce quartier des affaires concentre des activitĂ©s financiĂšres, des siĂšges sociaux de grandes entreprises, des banques, de grandes assurances, et un ensemble de services aux entreprises (cabinets d’avocats, communication, publicitĂ©, marketing
).

MalgrĂ© le dĂ©veloppement des transactions financiĂšres via les rĂ©seaux numĂ©riques, le processus de mondialisation ne s’est pas traduit par une dĂ©territorialisation de l’économie. A l’image  du Leadenhall market, un marchĂ© couvert abritant des pubs et des restaurants situĂ© entre le Leidenhall building et le talkie Walkie, la City reste un endroit oĂč les financiers se rencontrent pour conclure des affaires. Cette synergie entre les diffĂ©rents agents Ă©conomiques en prĂ©sence favorise la crĂ©ation de richesses et explique cette forte concentration de fonctions mĂ©tropolitaines.

On peut repĂ©rer sur l’image quelques institutions prestigieuses de la finance mondiale. Dans le prolongement du pont ferroviaire, la Banque d’Angleterre surnommĂ©e « the old lady Threadneedle street » est la Banque centrale du Royaume-Uni. En face, la Royal Exchange est la premiĂšre bourse de commerce de la City fondĂ©e en 1565. Le London Stock Exchange, au nord de Saint-Paul, est l’un des plus grands marchĂ©s boursiers de la planĂšte au cĂŽtĂ© des bourses de Tokyo, Shanghai, New-York, Paris ou Francfort.

 

Une verticalisation et une densification urbaine

Le paysage urbain vertical de la City tranche nettement avec le reste de Londres, ville historiquement horizontale composĂ©e pour l’essentiel d’immeubles de 3 Ă  4 Ă©tages. Ce contraste paysager est bien visible sur l’image entre la partie est et la zone centrale de l’image.

Les constructions de building de verre et d’acier, signĂ©s en gĂ©nĂ©ral par des cabinets d’architectes de renommĂ©e internationale, tĂ©moignent de la rĂ©gĂ©nĂ©ration urbaine et du dynamisme Ă©conomique de la ville. Ce dynamisme est Ă  mettre en relation avec la politique de dĂ©rĂ©gulation financiĂšre mise en Ɠuvre par Margaret Thatcher dans les annĂ©es 1980 et avec une fiscalitĂ© britannique trĂšs avantageuse. Depuis les annĂ©es 2000, la City a vu se multiplier les projets de tours. Cette politique rĂ©pond au besoin de densification urbaine et doit permettre de renforcer la stature internationale de ville.

La skyline londonienne est Ă  la fois une manifestation et un symbole de la puissance de la ville, de sa modernitĂ© et de son intĂ©gration Ă  la mondialisation financiĂšre. Si la crise financiĂšre des annĂ©es 2007-2009 a ralenti cette dynamique de construction, plusieurs projets sont en cours de rĂ©alisation. Sur l’image, les polygones marons sont autant de chantiers de building en construction. Le nombre important de grues que l’on peut repĂ©rer sur l’image tĂ©moigne Ă©galement de ce dynamisme.

Ces nouvelles tours transforment le paysage urbain de la ville et lui donnent une  signature urbaine spĂ©cifique. On peut repĂ©rer sur l’image, du sud au nord de la Tamise, quelques immeubles emblĂ©matiques qui ponctuent la silhouette urbaine de Londres.  Au 20 Fenchurch Street, a Ă©tĂ© construit entre 2009 et 2014 un building de 160 mĂštres de haut, appelĂ© Walkie-talkie par les londoniens du fait de sa forme spĂ©cifique. Un peu plus au nord, le Leadenhall Building, haut de 234 mĂštres et signĂ© par l’architecte Richard Rogers, est surnommĂ© the cheesegrater (la rĂąpe Ă  fromage). Il abrite des bureaux d’affaires.

Sa construction a Ă©tĂ© achevĂ©e en 2014. Au 30 St Mary Axe, du haut de ces 180 mĂštres, ce building signĂ© par Norman Foster a Ă©tĂ© fortement critiquĂ© du fait de sa forme ovoĂŻdale. Il est surnommĂ© The Gerkin (le cornichon). Au 22 Bishopgate, the Pinnacle, haut de 288 mĂštres, est en cours de construction.  Enfin, au sud de la Tamise, on peut repĂ©rer the Shard. Cette tour de 310 m de haut, conçue par l’architecte Renzo Piano en 2014, a suscitĂ© elle aussi la polĂ©mique. Elle est au cƓur d’un projet de renouvellement urbain de Southwark.

 

Un quartier connecté au reste de la ville et au monde

La City est peuplĂ©e de seulement 9 041 habitants rĂ©sidents, mais elle accueille plus de 300 000 personnes quotidiennement, lesâ€ŻÂŸ Ă©tant des emplois en lien direct avec les activitĂ©s financiĂšres de la City, le reste Ă©tant constituĂ© d’employĂ©s travaillant dans les activitĂ©s de services supports (restauration, nettoyage, sĂ©curité ). L’importance des navettes pendulaires entre la City et le reste de Londres a conduit la municipalitĂ© Ă  dĂ©finir comme prioritaire le renforcement de l’accessibilitĂ© de Londres dans le Plan Londonien – le London Plan - de 2004.

De nombreuses stations de mĂ©tro permettent de desservir les quartiers orbitaux de la City au nord, au sud Ă  l’est et Ă  l’ouest via les stations de Saint Paul, Bank, Monument ou de Tower Hill; mais Ă©galement les aĂ©roports d’Heathrow et de City Airport. (hors de l’image). La gare de Liverpool Street Station, le long de Bishopsgate, permet de desservir l’Est de l’Angleterre et l’aĂ©roport de Stansted. La City est par ailleurs desservie par plusieurs ponts franchissant la Tamise. On peut identifier sur l’image d’ouest en est : The Millenium Bridge, Southwark Bridge, London Bridge et Tower Bridge. Le 1er pont de bois ayant permis le franchissement de la Tamise Ă  l’époque romaine correspond au site actuel du London Bridge.

 

Shoreditch, un exemple de recomposition spatiale au nord-est de la City

L’attractivitĂ© de Londres se traduit par une extension de la City vers le nord et l’est et par un processus de gentrification du quartier de Shoreditch. Celui-ci est Ă  l’interface entre la City et l’East End londonien, deux territoires Ă©conomiquement et sociologiquement trĂšs distincts.

Dans la partie nord-est de l’image, on peut identifier un habitat constituĂ© de petits collectifs ou d’immeubles. Shoreditch est historiquement un quartier populaire peuplĂ© de populations immigrĂ©es, originaires notamment d’Inde et du Bangladesh. Le contraste paysager avec la City, assez proche en termes de distance, est saisissant.

L’extension de la City au nord se fait le long de Bishopsgate. Le plan du Grand Londres (GLA) vise Ă  renforcer la densification urbaine autour des nƓuds de transports comme par exemple le projet d’immeubles au-dessus de la gare de Liverpool Street. La recomposition urbaine en cours est bien visible sur l’image. Ainsi, on peut identifier, au nord de Liverpool Street Station, deux tours assez rĂ©centes qui s’avancent vers Shoreditch, la Brodgate Tower et la Principal Tower, dont l’achĂšvement est prĂ©vu en 2019, puis un autre building en construction. De l’autre cĂŽtĂ© de la rue subsistent des maisons de 2 Ă  3 Ă©tages anciennes parfois abandonnĂ©es, et convoitĂ©es par les promoteurs immobiliers.

Cet espace en transition est l’objet de controverses entre les associations de riverains et les promoteurs immobiliers. Ainsi, le  Bishopsgate Goodsyard, une friche ferroviaire de 5 ha situĂ©e Ă  l’extrĂȘme nord-est de l’image, est au cƓur d’un projet d’extension de la City trĂšs contestĂ© par les populations riveraines. L’ouverture de la gare de Shoreditch High Street, situĂ©e le long du flanc nord de la friche ferroviaire du Bishopgate Goodsyard, est au cƓur de ce processus de recomposition du quartier de Shoreditch. La gare permet de relier le quartier Ă  la East London Line. RĂ©alisĂ©e entiĂšrement en bĂ©ton, elle a Ă©tĂ© construite dans l’optique de l’amĂ©nagement futur de la friche.

Shoreditch est donc en cours de recomposition sous l’effet de l’extension de la City. C’est aujourd’hui un quartier composite qui se gentrifie. La forte pression fonciĂšre liĂ©e Ă  la proximitĂ© de la City entraĂźne une hausse du prix des terrains, ce qui a pour consĂ©quences le dĂ©part des populations les plus modestes et une transformation des fonctions du quartier.

Signe de cette gentrification en cours, le Old Spitafields Market, au sud de la friche du Bishopsgate Goodsyard, est un  ancien marchĂ© d’approvisionnement victorien transformĂ© en un immense marchĂ© couvert accueillant des boutiques branchĂ©s et des artistes. A l’est de ce marchĂ©, une ancienne brasserie – la Old Truman Brewery - est devenue un lieu accueillant des Ă©vĂšnements artistiques, des bars et un marchĂ© vintage. Tous les week-ends, Brick-Lane Market accueille des touristes et le quartier est dĂ©sormais connu pour ses fresques de Street Art.

La City, cƓur financier de la ville, est un quartier historique qui connaĂźt un processus de densification, de verticalisation et d’extension vers des territoires proches sous l’effet de l’intĂ©gration croissante au processus de mondialisation. A l’image de Shoreditch, ces dynamiques entraĂźnent une recomposition urbaine, Ă©conomique et sociale de grande ampleur des quartiers proches.

Images complémentaires

image satellite de Londres
Contient des informations Pléiades © CNES 2017, Distribution Airbus DS, tous droits réservés

Cette image a Ă©tĂ© prise par un satellite PlĂ©iades le 8 avril juillet 2017. Il s’agit d’une image en couleurs naturelles, de rĂ©solution native Ă  0,70m, rĂ©-Ă©chantillonnĂ©e Ă  0,5m.

image satellite de Londres
Contient des informations © Copernicus Sentinel 2019, tous droits réservés

Cette image de la region de Londres a Ă©tĂ© prise le 26 fĂ©vrier 2019 par le satellite Sentinel-2B. Il s’agit d’une image en couleurs naturelles de rĂ©solution Ă  10m.

Image satellite de la ville de Londre
© Copernicus Sentinel 2019, tous droits réservés

Traduction

Traduction de ce dossier en anglais

 

D’autres ressources

  • Appert, Bailoni, Papin, Atlas de Londres, une mĂ©tropole en perpĂ©tuelle mutation, Autrement, 2012
  • Appert, Manuel, et Martine Drozdz. « Conflits d'amĂ©nagement aux marges nord-est de la City de Londres », HĂ©rodote, vol. 137, no. 2, 2010, pp. 119-134
  • Bethmont RĂ©my, Histoire de Londres, Tallandier, 2011
    Carroué Laurent, La planÚte financiÚre. Capital, pouvoirs, espace et territoires, collection U, Armand Colin, 2015
  • Chassaigne Philippe, Marie-Claude Esposito, Londres la ville-monde, 2013, VendĂ©miaire
  • Manuel Appert, “Londres entre rĂ©gĂ©nĂ©ration urbaine et verticalisation”, entretien, mondes urbains britanniques, UrbanitĂ©s, octobre 2014
  • Martine Drozdz, “RĂ©parer des marchĂ©s dĂ©faillants et aprĂšs ? La rĂ©gĂ©nĂ©ration urbaine par projets Ă  Londres”, entretien, mondes urbains britanniques, UrbanitĂ©s, mars 2016
  • King’s Cross Visitor Centre
  • Site de la ville de Londres. Les grandes opĂ©rations de rĂ©novation urbaine

Auteurs

Julien Meynet et Elodie Gruit, Lycée français Charles de Gaulle, Londres

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