Dans le cadre de son programme PDOC+ concernant les recherches doctorales et postdoctorales, le CNES attribue chaque année environ 130 allocations de recherche doctorales et postdoctorales (environ 100 doctorants et 30 postdoctorants).
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100
doctorants
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Notre mission :
- Former des jeunes chercheurs et des ingénieurs dans le domaine spatial
- Assurer un environnement scientifique d’excellence et une forte capacité d’innovation
- Soutenir la recherche spatiale dans les domaines des sciences utilisatrices : Systèmes de transport spatial, Systèmes orbitaux, Sciences utilisatrices des moyens spatiaux, Sciences humaines et sociales
- Renforcer les liens entre les jeunes chercheurs, le CNES et l’industrie (Journées des Jeunes Chercheurs, Salon du Bourget…)
Appels à sujets
Chaque automne, le CNES invite les laboratoires scientifiques français à soumettre en anglais leurs propositions via la plateforme d'Appels à contributions du CNES :
- Sujets de thèse (doctorat)
- Sujets d'études postdoctorales dans le domaine des technologies des systèmes de transport spatial (fusées, propulsion, fluides...). Les sujets d’étude postdoctorale ne sont pas libres, ils font l’objet d’une pré-sélection via cet appel à sujets du CNES.
- Sujets d'études postdoctorales des autres domaines ne font pas l'objet d'une pré-sélection via cet appel. Les candidats interessés par un postdoctorat doivent postuler à l'appel à candidatures sur des offres génériques par domaine.
Nous rappelons que les thèses doivent être obligatoirement cofinancées par des partenaires industriels ou institutionnels.
Vous trouverez sur la plateforme des informations générales, les modalités de dépôt des sujets, le calendrier, la liste de vos interlocuteurs, etc.
Appels à candidatures
Au premier trimestre de chaque année, le CNES invite les candidats à soumettre leur candidature via le site de Recrutement du CNES. Pour consulter les offres de doctorats et postdoctorats, filtrer sur "Contrat" puis sur "Domaine".
Attention, seules les candidatures liées à une offre seront analysées, les candidatures spontanées ne seront pas prises en compte
Le dossier doit être complété des documents suivants :
- Doctorants : CV, relevés de notes récents, lettre de recommandation du directeur(rice) du Master 2 / école ingénieur
- Postdoctorants : CV, liste complète publications/communications, lettre de référence du directeur(rice) thèse, lettre de soutien du futur directeur(rice) du laboratoire d’accueil, détail des travaux de thèse et détail projet de recherche
Dispositif spécifique pour les postdoctorants
Dans le domaine des Technologies des Systèmes de Transport Spatial (fusées, propulsion, fluides...), les sujets d’étude postdoctorale ne sont pas libres contrairement aux autres domaines et font l’objet d’une pré-sélection via cet appel à sujets du CNES. Le candidat ne propose pas de projet de recherche mais choisit parmi les offres proposées.
Dans le domaine des Technologies Systèmes Orbitaux (SO) :
- Certains sujets d’étude postdoctorale ne sont pas libres et font l’objet d’une pré-sélection. Le candidat ne propose pas de projet de recherche mais choisit parmi les offres proposées.
- Le sujet (26-350) est un sujet d’étude postdoctorale libre. Les candidatures déposées font l’objet d’une pré-sélection en vue d’une audition au cours de laquelle les candidats viennent défendre leur projet de recherche devant un comité scientifique multidisciplinaire. Agenda des auditions : mois de mai.
Dans le domaine Sciences de l’Univers et Exploration (SUE) et de l’Etude et Observation de la Terre (EOT), les sujets d’étude postdoctorale sont libres. Les candidatures déposées font l’objet d’une pré-sélection en vue d’une audition au cours de laquelle les candidats viennent défendre leur projet de recherche devant un comité scientifique multidisciplinaire. Agenda des auditions : mois de mai.
Agenda pour les jeunes chercheurs
Chaque année, les jeunes chercheurs sont invités à participer à plusieurs évènements co-organisés par le CNES.
Chaque année, le CNES invite courant premier semestre, la nouvelle promotion des doctorants/post-doctorants à participer aux Journées d’accueil des Jeunes Chercheurs au Centre Spatial de Toulouse (CST). Au programme : découverte du CNES et du centre spatial de Toulouse, rencontre avec les correspondants CNES et échanges entre jeunes chercheurs !
Pour en savoir plus : cnes-jc1.fr
Le Scientific Game Jam est organisé à la Cité de l'Espace de Toulouse.
Pour en savoir plus : rendez-vous sur Appels Sciences
Le Salon International de l'Aéronautique et de l'Espace (SIAE) de Paris-Le Bourget a lieu tous les 2 ans. La prochaine édition est prévue en juin 2027.
Le CNES lance chaque année un appel à candidatures auprès des étudiants des universités et grandes écoles françaises pour participer à l’école d’été d'Alpbach.
Organisée par l’Agence Spatiale Autrichienne (FFG), avec le soutien de l’Agence Spatiale Européenne, elle se tient chaque année au mois de juillet dans les Alpes tyroliennes. La thémathique du programme change tous les ans.
Les profils recherchés sont :
- Soit de niveau thèse ou année terminale d’écoles d’ingénieur, avec une expertise scientifique (théorie, traitement des données…) ou technique (instruments au sol ou en orbite, ingénierie mission, conception satellites…)
- Soit de fin de 3ème cycle ou post-doctorants, voire de jeunes scientifiques ou ingénieurs
- La maîtrise de l’anglais est obligatoire.
Le CNES assurera un soutien financier des étudiants sélectionnés pour couvrir les frais de voyage, d’inscription et de résidence.
La date limite de réception des candidatures est fixée chaque année fin février.
Pour en savoir plus : Ecole d'été Alpbach
Chaque année, le CNES réunit ses jeunes chercheurs (en deuxième année de thèse ou première année de postdoctorat) courant octobre à la Cité de l'Espace à Toulouse. Les conférences plénières et les sessions de présentation orale des travaux en cours sont pour tous l’occasion d’apprécier la variété des domaines couverts, de partager et de discuter les résultats les plus récents issus des recherches soutenues par le CNES.
Pour en savoir plus : cnes-jc2.fr
Témoignages des alumni en 3 questions
Astrophysicien à l'IRAP. Entrepreneur de la météo de l'espace avec Augura Space. Chef de section au bureau du climat à l’ESA et historienne du spatial au Cnam. Quatre trajectoires bien distinctes avec un point de départ commun : le programme PDOC+ du Cnes. Découvrez les témoignages de ces anciens doctorants ou post-doctorants aux parcours prestigieux : Olivier Berné, François Ginisty, Clément Albergel et Catherine Radtka !
Pourquoi choisir le programme PDOC+ ?
« C'est un système que je trouve intelligent et qui permet vraiment de soutenir à la fois la science et les carrières des jeunes » observe l'astrophysicien Olivier Berné. Dans le cadre de son post-doc au Cnes, il a découvert un système « véritablement créé par les scientifiques et soutenu par le Cnes ». À l'international, la mention pèse, précise Clément Albergel depuis le bureau du climat en Angleterre à l'ESA : « C'est un financement qui est fort qui te permet d'entrer dans une institution très reconnue. Dans le milieu du spatial, si tu arrives à l'étranger en particulier et que tu dis que tu as déjà travaillé avec ou pour le Cnes, c'est plus simple ». L'historienne du spatial Catherine Radtka insiste sur le cadre « privilégié par rapport à ce qu'est la réalité de la recherche post-doc dans le domaine des sciences humaines et sociales en France ». L'entrepreneur François Ginisty estime que le programme PDOC+ constitue « une bonne opportunité pour tous types de carrières. En réalité, même pour devenir entrepreneur dans le spatial, c'est très intéressant de faire sa thèse au Cnes ».
Qu'est-ce que ça change vraiment pour la suite ?
« Le Cnes permet d'avoir un réseau extraordinaire » affirme Clément Albergel. François Ginisty y associe la réussite d'Augura Space : « Aujourd'hui, pour ma start-up c'est hyper important. Une grosse légitimité qui vient de là. Être un thésard Cnes ouvre énormément de portes. Je pense même que je ne pourrais pas mener mon projet entrepreneurial si je n'étais pas un ancien thésard du Cnes ». Catherine Radtka confirme : « Le Cnes vous offre une porte d'entrée privilégiée vers le secteur spatial ». Un facteur également important pour les recherches en sciences humaines et sociales. Olivier Berné conclut par un argument clé : « Beaucoup des candidats retenus pour des post-docs au Cnes finissent par obtenir un poste permanent ».
Comment avez-vous vécu cette expérience ?
Clément Albergel se souvient des événements qui rythment le programme PDOC+ : « Ça m'a beaucoup apporté. Ça m'a permis justement de lever la tête. Je continue beaucoup d'interagir avec mes représentants Cnes ». François Ginisty parle d'un accompagnement « très formateur qui ensuite donne de belles choses derrière ». Il se souvient également des JC1 et JC2 : « c'est super d'avoir des rencontres avec les autres doctorants. Je suis infiniment reconnaissant envers le Cnes pour cette opportunité de manière générale ». De son côté, Olivier Berné évoque le prolongement de ses recherches en astrophysique tout autant que sa « préparation aux concours du CNRS », où il obtient un poste permanent la même année que son post-doc au Cnes.
Candidatez au programme PDOC+ chaque année à partir du 15 février !
Ingénieure et historienne des sciences de formation, Catherine Radtka a fait du spatial un axe central de ses recherches. En particulier, elle contribue à l’ouverture d’un terrain de recherche encore peu exploré : celui du spatial européen vu par les sciences humaines et sociales. Elle nous parle de son parcours :
Après l'École centrale de Lyon et un master en histoire des sciences à l'Imperial College, elle soutient en 2013 une thèse à l'EHESS sur les représentations collectives de la science. C'est en collaborant au cinquantenaire du Cnes qu'elle découvre le secteur spatial : « le spatial était un très bon objet pour continuer à réfléchir à ces questions de rapport sciences sociétés à cause de l'importance publique et culturelle de ce domaine ».
Réalisé entre 2014 et 2016, son post-doctorat au Cnes lui donne ce qui manque souvent en SHS : du temps et un cadre privilégié. « Le programme PDOC+ nous offre du temps pour développer un vrai axe de recherche. Le Cnes vous offre une porte d'entrée privilégiée vers le secteur spatial », souligne-t-elle, un atout précieux pour accéder aux archives et aux bonnes personnes. Elle insiste également sur ce point. « On n'est pas commandité par le Cnes pour écrire l'histoire officielle. On est d'abord historien, le Cnes est là en facilitateur. » Un respect de la recherche qu'elle estime d'autant plus important aujourd'hui.
Pour elle, le rôle de l’historien est important dans la société, il permet de montrer « comment certains choix ou certaines manières de faire ont pu finir par s'imposer. En faisant ça, on va à l'encontre de l'idée que certaines évolutions sont des nécessités. Il y a toujours des alternatives. C'est une leçon qui est très valable politiquement de nos jours ».
Ce qui lui plaît le plus dans son travail ? Ce sont : « évidemment les rencontres, le fait de découvrir des mondes qui ne sont pas les miens habituellement. Mais ce que j'aime bien aussi, c'est qu'en histoire on peut s’enfermer pendant plusieurs jours dans des centres d'archives ou dans des bibliothèques. On est avec des bouquins, on est au calme, on écrit à la maison. Les débuts de l'écriture sont très douloureux chez moi. Néanmoins, une fois que ça se lance, j'aime beaucoup, c'est un luxe de pouvoir écrire. »
Après un projet collectif sur le ciel de Paris, Catherine Radtka a déjà repris les recherches sur le spatial : « mon objectif est d'écrire une histoire culturelle des fusées en France ».
Diplômé de l'ENS Paris-Saclay en 2020, François Ginisty cherchait une thèse quand il est tombé, presque par hasard, sur les offres du Cnes. Cinq ans plus tard, il dirige Augura Space, une start-up née dans le prolongement direct de son doctorat. Son histoire montre comment une thèse financée par le Cnes peut parfois aussi mener à l'entrepreneuriat.
François Ginisty décrit ne pas être « un fan d'astronomie depuis toujours. Ça m'intéressait, c'est un milieu quand même assez fascinant. Mais je n'étais pas très familier avec l'environnement du spatial. »
Son doctorat, mené entre 2020 et 2023 sur la météo de l'espace, a une particularité : il s'est déroulé au Centre spatial de Toulouse du Cnes, et non dans un laboratoire comme les autres thésards. « C'était une super opportunité, avec un côté beaucoup plus opérationnel », explique-t-il. Encadré par Robert Ecoffet au sein de l'équipe de Julien Mekki, il découvre tout un écosystème : « On est au cœur du système spatial français, même européen. On voit quels sont les défis. »
« Je me suis rendu compte que je ne voulais pas devenir enseignant-chercheur et continuer dans la recherche. Ce n'est pas pour moi. » Après avoir eu son idée de start-up dans le spatial, « mon premier réflexe a été d'appeler mes anciens collègues du Cnes et de leur en parler : « Qu'est-ce que vous en pensez » ? Eux étaient plutôt motivés, ils se disaient : « Carrément, tu as raison ». »
Aujourd'hui, sa start-up « s'intéresse à la météo de l'espace et aux phénomènes de tempêtes solaires et de vents solaires qui viennent perturber les systèmes et les infrastructures critiques ». Sa réponse ? Des « algorithmes d'IA qui apprennent et qui sont capables de faire des prédictions personnalisées. » Le projet vise un cap clair : « devenir le leader européen du domaine ». François Ginisty conclut et transmet sa « très grande reconnaissance envers toutes les équipes du Cnes ».
D'un stage sur la télédétection agricole à chef de section au bureau du climat de l'Agence spatiale européenne, Clément Albergel a fait du climat et de l'observation de la Terre le fil rouge de sa carrière. Au départ de ce parcours : une thèse cofinancée par le Cnes, qu'il décrit comme un accélérateur décisif. Il nous raconte son parcours :
Entre 2007 et 2010, il prépare au Centre national de recherches météorologiques (CNRM) une thèse cofinancée par le Cnes et le CNRM une unité mixte de recherche CNRS-Météo France, sur l'intégration d'observations satellitaires dans les modèles de surface. Le programme PDOC+ se révèle vite plus large qu'un simple financement. « Voir tout le portefeuille d'activités du Cnes m'a ouvert les yeux : c'est beaucoup plus grand que ce que je pensais ». Il participe, entre autres, dès 2008 à une campagne de mesures aéroportées en soutien à la mission satellite SMOS : « J'ai trouvé ça fantastique. Ça a contribué à m'ouvrir davantage sur les capacités de l’observation de la Terre depuis l’espace ».
Après son doctorat soutenu par le Cnes, il passe cinq ans à l’ECMWF (European Centre for Medium-Range Weather Forecasts) en Angleterre. Il revient en France au CNRS avant de revenir définitivement en Angleterre, cette fois au Bureau du climat de l’ESA. « Quand on a vécu toute sa vie à l'étranger, on a besoin peut-être aussi de se sentir différents au quotidien ». Il y dirige aujourd'hui le programme sur l’Initiative aux changements climatiques avec une équipe d’une dizaine de personnes, qui produit et exploite des séries de données satellitaires de long terme pour éclairer l'action climatique internationale avec près de 90 projets et plusieurs centaines de scientifiques mobilisés à travers les États membres de l’ESA.
Malgré certaines réticences sur le changement climatique, Clément Albergel témoigne : « On essaye de résister et de donner les faits. C'est vrai qu'il y a un besoin de préserver l'intégrité de la recherche en particulier sur le climat ».
Ce qui lui plaît le plus dans son travail ? « Il y a cette curiosité intellectuelle, qui est incroyable ! On apprend tout le temps. Et puis l’aspect rencontres, on discute aussi bien avec des chercheurs, des étudiants, que des chefs d'État. On travaille aussi bien avec des gens qui vous expliquent comment ils ont bougé deux tonnes de ciment à la brouette pour construire une tour à flux dans la forêt amazonienne. Le lendemain, tu peux être en costume cravate dans une salle de réunion à Londres ou à Paris. »
Dans le cadre de son parcours master, Olivier Berné effectue un stage de fin d'études au Cnes sur les radiations spatiales, ce qui lui « donne envie de continuer dans la recherche spatiale. » Le choix est net : « Je n'avais pas envie d'être ingénieur. J'avais envie de faire de la recherche ». Après une thèse à l'Université de Toulouse et plusieurs post-docs en Europe dont un financé par le Cnes entre 2011 et 2012, il décroche un poste permanent au CNRS à l'IRAP. Aujourd'hui, son travail est internationalement reconnu, notamment pour ses observations sur le télescope spatial James Webb. Il nous raconte son parcours :
Ce qu'il retient du programme PDOC+, c'est la logique du dispositif pour les post-docs en sciences de l'univers. « Vous déposez un dossier dans lequel c'est vous qui proposez un programme scientifique avec le laboratoire d'accueil. C'est vraiment créé par les scientifiques et soutenu par le Cnes. » Une approche qu'il juge pertinente et rare : « Le Cnes fait confiance aux scientifiques et leur laisse la latitude de déterminer dans quelle direction ils veulent aller. »
Olivier Berné se spécialise pendant ses études pour une raison principale : « ce qui est génial avec l'astrophysique, c'est qu'on fait toutes les physiques ». Il explique qu'en tant qu'observateur, il a « des compétences très pointues dans l'utilisation des observatoires, en particulier des observatoires spatiaux. Notre travail, c'est de faire des demandes d'observations, de les rédiger et de dire : on pense qu'en l'observant avec ce télescope, dans ce mode d'observation, on va pouvoir faire telles ou telles découvertes. »
Pour autant, son métier est souvent rythmé par le refus. En effet, « le taux de sélection des observations est d'une sélection pour dix refus. Cela est dû au fait que vous êtes en compétition avec des gens qui sont très, très forts » à l'échelle internationale.
« À partir de 2017, les choses ont pris une tournure assez concrète parce qu'on a obtenu ce temps d'observation sur un des 13 programmes prioritaires sur James Webb qui nous garantissaient que notre équipe serait parmi les premiers à observer avec James Webb la nébuleuse d'Orion. Ça a été évidemment un très grand succès ». Olivier Berné se souvient de son ressenti à l'idée de pouvoir un jour travailler avec le télescope James Webb : « Quand j'étais en thèse, cela paraissait comme une sorte de rêve. »
Une expérience à partager ou des questions sur le programme ? Écrivez-nous via email : phd@cnes.fr