Publié le 01 janvier 2020

[Portraits] Fimoc : des martiens sur Terre

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Portrait d' Agnès Jullien

Le 6 août 2016, l’équipe internationale du véhicule Curiosity fêtait les quatre années (terrestres) de présence du véhicule sur Mars. Pas de découverte d’homme vert sur la planète rouge. En revanche, il semblerait qu’à Toulouse, certains signalent la présence de martiens. Zoom sur une équipe atypique, celle du Fimoc, tous semblables, tous différents.

 

Éric Lorigny : Aucun droit Ă  l'erreur

« Pour le Centre spatial de Toulouse, on est des vrais martiens. Et pour cause, on programme les instruments du rover Curiosity et aux horaires de Los Angeles, ça crée forcément un décalage », admet Eric Lorigny, responsable du Fimoc (voir encadré). En 2009, pour former son équipe, cet ingénieur du CNES cherchait des profils bien spécifiques. Il savait ce qu’il voulait, ce qu’il fallait.

« Je voulais recruter des hommes et des femmes à l’esprit vif, intelligents, et doués pour entretenir des relations humaines solides au sein de l’équipe. On doit absolument être soudés, capables d’effectuer un remplacement au pied levé, faire preuve d’une grande disponibilité. L’esprit d’équipe est capital pour résister à des conditions de travail contraignantes et à une énorme pression ».

Pour programmer Sam et Chemcam, les instruments français embarqués sur Curiosity, une semaine sur deux, deux ingénieurs du Fimoc s’alignent sur les horaires de l’équipe de Los Angeles et commencent leur travail à l’heure où la plupart des ingénieurs du CNES retournent vers leurs familles. Ils effectuent chacun le même travail de programmation, établissent la même liste de commandes logicielles puis comparent leurs résultats. «Ce travail en double est indispensable. Nous n’avons droit à aucune erreur, sinon la mission est plantée. La tension est très forte. On a tous une boule au ventre ces soirs-là » explique Eric Lorigny.

Aujourd’hui l’équipe se compose de dix ingénieurs, 5 hommes et 5 femmes de 30 à 40 ans, un âge où généralement les contraintes familiales se font particulièrement sentir. Une équipe jeune, paritaire, soudée par une belle amitié et qui se renouvelle partiellement tous les deux ou trois ans.

Pour accepter des conditions de vie aussi particulières, une forte motivation s’impose. Pour Eric Lorigny, ce fut une passion nourrie depuis l’enfance pour la planète Mars. Qu’en dit le reste de l’équipe ?

Portrait Eric Lorigny
Portrait d'Eric Lorigny

Valérie Mousset : J’aime la nuit

ValĂ©rie Mousset, ingĂ©nieur en systèmes informatiques, puise une grande satisfaction dans son travail au Fimoc.  Son intĂ©gration Ă  l’équipe n’a pas tant pour origine une passion pour Mars que pour le travail en Ă©quipe, le travail de nuit et la curiositĂ© intellectuelle. Une semaine sur deux, avec d’autres collègues, elle programme de nuit les expĂ©riences qui seront rĂ©alisĂ©es par l’instrument Chemcam de Curiosity.

Ancienne de l’équipe ATV, aujourd’hui elle savoure son choix : « C’est ultra motivant de travailler pour Mars. On est des pionniers, c’est du rĂŞve. Tous les soirs on regarde les images de la veille. On est les Marco Polo de Mars. Des territoires que nul autre n’a vus avant nous dĂ©filent sous nos yeux ».

L’enthousiasme de ValĂ©rie tient aussi au contact avec les scientifiques. « Pourquoi procède-t-on Ă  des tirs laser sur Mars ? Quels sont les points communs entre les gĂ©ologies martienne et terrestre ? Toutes ces questions, on les pose aux scientifiques Ă  cĂ´tĂ© de nous. On dĂ©couvre que de l’eau chaude a coulĂ© un jour, qu’un milieu non acide serait plus propice Ă  la vie, que l’histoire de la Terre et celle de Mars sont très liĂ©es. Ma vision d’ingĂ©nieur se trouve enrichie par le contact avec les scientifiques ».
Une semaine sur deux Valérie travaille de nuit.

Soutenue « à 100% » par son compagnon, elle en Ă©prouve aussi, une grande satisfaction : « J’aime le travail de nuit. Il créé une atmosphère particulière, très calme. On est Ă  part, ça renforce l’esprit d’équipe. MĂŞme si on est extrĂŞmement stressĂ©s par la programmation, on se concentre mieux ».

Quand ils rentrent chez eux après une nuit pesante, tous éprouvent la nécessité d’un « sas » pour décompresser. Certains en profitent pour lire. « Mais le lendemain, je ne peux pas m’empêcher de vérifier ce que j’ai fait la nuit précédente. En fait, j’aime bien cette inquiétude » s’amuse Valérie.

Portrait de Valérie Mousset

Laurent Peret : On était comme des bizuts

« J’avais le profil pour effectuer les  opĂ©rations de programmation et de la surveillance de Chemcam. Une chance extraordinaire de travailler sur une mission exceptionnelle ». SĂ©lectionnĂ© pour intĂ©grer l’équipe du Fimoc, Laurent Peret fit partie de l’équipe qui, en 2012, après l’atterrissage de Curiosity, sĂ©journa trois mois au JPL, Ă  Pasadena en Californie.

LĂ , AmĂ©ricains, Russes, Espagnols et Français coopĂ©rèrent pour s’approprier les subtilitĂ©s du rover. « Chemcam Ă©tait une innovation. On travaillait sur un nouvel instrument et toute erreur pouvait remettre en cause le fonctionnement total du rover, un bijou de deux milliards de dollars. Il y avait beaucoup de tensions. Tout le monde Ă©tait très prudent. On Ă©tait comme des bizuts,  constamment sur le grill, car contrairement Ă  nous, la plupart des autres Ă©quipes avaient l’expĂ©rience des prĂ©cĂ©dents rovers martiens de la Nasa. Mais au total, ce fut une expĂ©rience unique. De plus, l’équipe travaillait aux horaires martiens, c’est-Ă -dire un peu n’importe quand, de jour, de nuit, les deux. Eprouvant mais enthousiasmant » raconte Laurent Peret.

Aujourd’hui Laurent a retrouvé un rythme un peu plus régulier. Avec ses collègues, il assure la programmation de Chemcam, une programmation de plus en plus automatisée. « Je suis toujours en contact avec mes collègues américains car il y a toujours de nouveaux problèmes à résoudre. Et de se connaître, ça aide ».

A Toulouse l’équipe du soir est constituée de cinq ou six personnes, deux ingénieurs, deux scientifiques et un technicien. « C’est fatiguant, mais le travail d’équipe me plaît. Travailler jusqu’à deux heures du matin est bien sûr un peu perturbant pour la vie de famille, même si je suis plutôt du soir ». Des soirs un peu plus longs que les autres.

Portrait de Laurent Peret

Christophe Donny : Une mission gratifiante

Christophe Donny, ingénieur Télécom, a longtemps fait partie de l’équipe Telecom du CNES. « Après des années de Recherche & Technologie, je voulais travailler dans l’opérationnel. Faire partie d’un projet en vol m’attirait » explique-t-il.

Après avoir dĂ©marrĂ© aux opĂ©rations avec la mission CoRoT, il  intègre l’équipe du Fimoc. Christophe fait donc partie de ce noyau de dĂ©part qui a eu la chance de travailler pendant trois mois sur la recette en vol de Curiosity avec la Nasa. Comme Laurent, il en garde le souvenir d’un moment très intense et riche d’enseignements. « De notre cĂ´tĂ©, on connaissait bien l’instrument, mais il fallait gagner la confiance de nos partenaires, acquĂ©rir les fonctionnements avec le JPL. Et puis, les AmĂ©ricains dĂ©cident vite, c’est hyper motivant » se rĂ©jouit-il encore.

Comment ce père de trois enfants s’est-il dĂ©cidĂ© Ă  prendre un poste aux horaires si contraignants ? « Il faut une acceptation familiale, sinon ce n’est pas possible. On en a beaucoup discutĂ© ensemble avec mon Ă©pouse. Aujourd’hui mes enfants sont fiers d’avoir un père qui travaille sur Mars et je suis heureux d’être intervenu dans leurs classes », explique Christophe. Un plaisir qu’il partage aussi avec les gens de son village qui lui ont demandĂ© d’intervenir dans le cadre de la FĂŞte de la science. « C’est une mission super gratifiante, elle gĂ©nère un intĂ©rĂŞt formidable ».

Des satisfactions qui attĂ©nuent le stress et la fatigue : « Il y a des soirs oĂą, de 17h Ă  2 heures du matin, on ne se lève pas de son siège. Et tant que le Tactical Uplink Lead de la Nasa n’a pas donnĂ© son go, c’est-Ă -dire signalĂ© la fin des opĂ©rations, personne ne peut partir, mĂŞme si pour notre partie tout est terminĂ©, car tout est liĂ©. C’est un travail d’équipe, y compris avec les AmĂ©ricains », constate Christophe.

Laurent Peret de Christophe Donny

Frédérique Meunier : Une philosophie positive

Présente depuis un an seulement dans l’équipe, Frédérique Meunier a trouvé au Fimoc de quoi satisfaire son goût de l’opérationnel. Titulaire d’un DEA en traitement de l’image et techniques spatiales, elle était dernièrement responsable du service Exploitation qualité instrumentale de capteurs d’observation de la Terre.

Travailler sur un projet international, en anglais, en collaboration avec la Nasa,  opĂ©rer directement un instrument avec une Ă©quipe scientifique, tels Ă©taient les principales motivations qui l’ont conduite Ă  proposer sa candidature.

« Ce que j’apprécie beaucoup, c’est la souplesse de fonctionnement de cette équipe. J’ai été très bien accueillie et j’ai pu prendre le temps nécessaire pour me former. L’équipe n’exerce aucune pression. Je me la mets toute seule » dit-elle en riant.

FrĂ©dĂ©rique semble s’être forgĂ© une philosophie rĂ©solument positive : faire des contraintes des atouts. Comme ses collègues, elle considère la nuit comme une alliĂ©e, un facteur de cohĂ©sion de l’équipe : « L’entente est capitale. On est en autarcie, quel que soit le problème, on ne peut compter que sur nous-mĂŞmes pour le rĂ©soudre ».

Quant au dĂ©calage horaire, FrĂ©dĂ©rique a trouvĂ© une astuce pour en attĂ©nuer les effets : « Il faut une bonne hygiène de vie, faire du sport, surveiller son alimentation, veiller Ă  son sommeil. Personnellement, je fais la sieste avant de venir travailler ».

Portrait de Frédérique Meunier

Charles Yana : L’américain de l’équipe

Charles Yana serait-il l’AmĂ©ricain de l’équipe ? Ce jeune père n’a qu’un territoire Mars, qu’une fascination, Mars. IngĂ©nieur SupaĂ©ro, il part deux ans prĂ©parer un double diplĂ´me aux Etats-Unis sur les tempĂŞtes de poussière martiennes, puis devient pendant un an salariĂ© de l’universitĂ©. En 2010, après quelques annĂ©es Ă  la sous-direction Radio frĂ©quences du CNES, Charles se dĂ©cide Ă  changer complètement d’activitĂ© et Ă  rejoindre Eric Lorigny pour prĂ©parer les opĂ©rations de Chemcam au CNES.

Il s’expatriera six mois aux Etats-Unis, avec son épouse et un bébé de six mois, pour devenir la tête de pont de l’équipe au JPL*.

« J’étais heureux de retravailler avec les AmĂ©ricains, avec la NASA, en anglais. Nous devions mettre en place les procĂ©dures, les outils, la coordination des opĂ©rations pour l’atterrissage de Curiosity sur Mars. Je me formais auprès des Ă©quipes du JPL puis je formais l’équipe du Fimoc. C’était passionnant de se trouver face Ă  une page blanche, d’avoir tout Ă  inventer. Ce fut une pĂ©riode extrĂŞmement  intense, stressante. On a travaillĂ© non-stop pendant 3 mois, en suivant le rythme jour/nuit sur Mars », se souvient-il.

Revenu Ă  Toulouse en 2012, père d’un second enfant, Charles se plie comme tous aux horaires de nuit. « Je rentrais Ă  deux, trois heures du matin, puis j’enchaĂ®nais avec les biberons et quelques heures plus tard, l’aĂ®nĂ©e se rĂ©veillait… Je rĂ©cupĂ©rais pendant les vacances ». Depuis, au Fimoc, les procĂ©dures se sont automatisĂ©es et les opĂ©rations exigent moins de temps : « Ce qu’on faisait en 12 heures, on le fait dĂ©sormais en huit ». Par ailleurs, Charles travaille de plus en plus sur Insight et moins sur MSL, retrouvant ainsi un rythme de travail plus rĂ©gulier, jusqu’à l’atterrissage d’Insight sur Mars…

L’enthousiasme qui a baignĂ© la pĂ©riode amĂ©ricaine de Charles ne s’est pas totalement dissout. Repartir aux Etats-Unis ? « Pour l’intĂ©rĂŞt du travail, la NASA, il n’y a rien de mieux. J’y pense, mais lĂ -bas, les contraintes professionnelles et familiales sont compliquĂ©es, notamment avec des enfants en bas âge. Au CNES on a vraiment de quoi s’éclater pour plusieurs annĂ©es : MSL, Insight, MSL2020, Exomars bientĂ´t. Mars c’est mon truc, ma passion. Je me verrai mal faire autre chose » conclut-il.

*JPL : Jet Propulsion Laboratory est une coentreprise entre la NASA et Caltech qui est chargĂ©e de la construction et de la supervision des vols non habitĂ©s de la NASA

Portrait de Charles Yana

Aurélie Moussi : Un poste unique

Philae rebondissait encore sur la comète Tchoury, qu’Aurélie Moussi cherchait déjà une nouvelle aventure. De l’opérationnel, encore de l’opérationnel.

Recherche scientifique ou industrie, après une thèse en astrophysique et deux ans en sous-traitance chez Airbus, Aurélie eut à choisir. Son cœur balança pour le CNES, pont entre la recherche et l’industrie, mais aussi pour le spatial, son terrain favori.

Après trois annĂ©es consacrĂ©es Ă  la mission Rosetta, en janvier 2015, AurĂ©lie rejoint le Fimoc. « J’avais travaillĂ© pour le DLR1, l’ESA2, la DGA3 et lĂ , on me proposait le JPL4 ! Comment rĂ©sister ? Le travail est assez unique. Il est rare d’avoir une aussi grande rĂ©activitĂ© sur une opĂ©ration. Remplir une feuille blanche et avoir le retour le jour mĂŞme, quasiment en temps rĂ©el, c’est la pointe de sel qui rend le travail excitant. Dans la plupart des opĂ©rations, on attend souvent une semaine » explique AurĂ©lie.

Plusieurs membres de l’équipe partagent aussi le plaisir de travailler sur différents projets simultanément. Pour Aurélie, aujourd’hui c’est MSL mais aussi Insight et demain Mascot, le petit atterrisseur que la mission japonaise Hayabusa 2 larguera sur l’astéroïde Ryugu en 2018. « C’est très positif d’être multi-projets, on profite de nos acquis. C’est aussi un gain pour l’équipe. Ça permet de moduler nos activités sur MSL, de varier les plaisirs » estime Aurélie.

La paritĂ© hommes/femmes de l’équipe n’est pas pour dĂ©plaire Ă  AurĂ©lie, loin de lĂ . « J’aime cette mixitĂ©. Elle est rare, elle est prĂ©cieuse, autant que la diversitĂ© des personnalitĂ©s. C’est ce qui fait qu’une Ă©quipe fonctionne ». Et quand on demande Ă  AurĂ©lie si sa vie professionnelle n’altère pas sa vie personnelle, la rĂ©ponse fuse : « J’ai un mari formidable. On fait simplement coĂŻncider mes semaines de nocturne avec ses dĂ©placements professionnels ». Tout est simple, tout coule de source.

1 DLR : Agence spatiale allemande

2 ESA : Agence spatiale europĂ©enne

3 DGA : Direction gĂ©nĂ©rale pour l'armement

4 JPL : Jet Propulsion Laboratory est une coentreprise entre la NASA et Caltech qui est chargĂ©e de la construction et de la supervision des vols non habitĂ©s de la NASA

Portrait d'Aurélie Moussi

Agnès Jullien : Pas la grosse tête

« Pas la grosse tĂŞte. C’est trop lourd Ă  porter ! ». C’est ainsi qu’Agnès Jullien, aujourd’hui ingĂ©nieur au Fimoc, dĂ©finit ce qui guide son parcours professionnel. « J’ai Ă©tĂ© responsable Sauvegarde Ă  28 ans au Centre Spatial Guyanais. Je pouvais appuyer sur le bouton pour arrĂŞter le lanceur si nĂ©cessaire. Ça, c’est une très lourde responsabilitĂ©. Mais ça ne m’a pas empĂŞchĂ© de repartir ensuite sur un poste aux implications bien plus modestes ».

Titulaire d’une maîtrise en sciences des matériaux, diplômée de l’IPSA (école d’aéronautique), d’un mastère Sup Aéro/Ensica, Agnès a mené à toute allure son début de carrière. Stagiaire au Centre Spatial Guyanais sur Soyouz, elle prend un poste de VCAT1 et avant même de terminer sa mission, elle est embauchée sur un poste de Sauvegarde vol. Après six ans passés en Guyane, elle juge qu’il est temps de partir. «Il me faut un défi à relever. Quand on connaît bien son poste, quand il n’y a plus de stress, on perd en vigilance. Il faut changer » estime-t-elle. Alors, elle tord le cou aux habitudes, range ses crayons et part à la découverte.

Agnès intègre l’équipe ATV en 2012, travaille avec des scientifiques sur de l’opĂ©rationnel. « Ça soude, j’adore ». Après les lanceurs et les satellites, elle expĂ©rimente la partie Bord au Fimoc. Elle travaille aujourd’hui sur MSL et sur Insight, 50/50. Agnès trouve dans cette mission de quoi confirmer ce qu’elle a dĂ©jĂ  expĂ©rimentĂ© : « La gestion du stress est largement liĂ©e Ă  la connaissance du poste. Plus on maĂ®trise son poste, plus la gestion du stress est facile », conclut-elle, confiante.

1 Volontariat civil Ă  l'aide technique

Portrait d'Agnès Jullien

La sĂ©rie de portraits du FIMOC est Ă  prĂ©sent terminĂ©e ! A bientĂ´t pour une nouvelle sĂ©rie de portraits !

 

Le Fimoc

Le Centre d'opérations des instruments français (Fimoc) permet aux ingénieurs, techniciens et scientifiques français du CNES et des laboratoires du CNRS impliqués dans la mission MSL, d'opérer les instruments ChemCam et SAM-GC embarqués sur le Rover Curiosity sur la planète Mars, depuis août 2012.

L'équipe du Fimoc assure la surveillance et la programmation des instruments, la récupération et le traitement des données scientifiques.

* French Instrument Mars Operation Centre

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