27 Décembre 2006

Argonautica va traverser l’Atlantique

Comment concilier un métier dans le spatial et une passion pour la mer ? Véronique Loisel, ingénieure chez Arianespace, a trouvé la solution : en septembre prochain, elle s’alignera au départ d’une transatlantique en solitaire durant laquelle elle portera bien haut les couleurs d’Argonautica, le projet pédagogique du CNES sur les activités spatiales et la mer.

Créée en 1977, la Transat 6,50 avait pour objectif premier de prendre le contre-pied de la frénésie de gigantisme qui s’emparait alors du monde de la voile. Le « 6,50 » dont il est ici question fait en effet référence à la longueur des bateaux engagés, 6,50 m seulement.

Une taille qui paraît bien modeste lorsqu’on sait que les concurrents peuvent avoir à affronter des creux aussi hauts que leur bateau est long ! 30 ans après, le succès de la formule ne se dément pas, et elle attire toujours plus de concurrents à chaque édition.
Parmi les 84 courageux navigateurs qualifiés pour prendre le départ en septembre prochain se trouve une ingénieure d’Arianespace, Véronique Loisel. Traverser l’Atlantique en solitaire, cette jeune femme de 34 ans en rêve depuis sa plus tendre enfance. Pour elle, la mer est devenue une véritable passion.
« Au bout de quelques heures de navigation, le large est là, et tout y est : le goût de l’aventure, la recherche de la performance, le spectacle de la nature, des émotions hors normes et parfois des frayeurs aussi… » Si elle n’a incontestablement pas froid aux yeux, Véronique Loisel s’est surtout beaucoup entraînée pour être à la hauteur de cette grande aventure humaine qu’est la course au large.

De La Rochelle à San Salvador de Bahia, une même soif d’apprendre

Il faut dire que dans cette épreuve qui doit la mener de La Rochelle à San Salvador de Bahia, elle ne se contentera pas de relever un défi personnel.

Par le biais du programme Argonautica du CNES, enrichi pour l’occasion de la signature « de l’Espace pour la Mer », l’odyssée de Véronique Loisel sera en effet suivie et soutenue par un public scolaire essonnien très motivé. Retraçant jour après jour le parcours de la navigatrice grâce à sa balise de positionnement, les enfants auront également à leur disposition un kit pédagogique conçu par le CNES. Ils pourront ainsi réaliser en classe des expériences qui leur permettront de s’initier très concrètement à l’océanographie, la météorologie, ou la climatologie.

Au terme de la course, Véronique Loisel viendra à la rencontre de ces jeunes qui l’auront accompagnée par la pensée durant 2 mois, afin de partager avec eux ses secrets de survie en milieu extrême. Sa façon à elle de les remercier pour leur précieux soutien.
« Le projet éducatif Argonautica double ma détermination à venir à bout de cette aventure. Grâce à ce que je vais réaliser, j’espère pouvoir montrer aux enfants qu’avec de la volonté, du travail et un zeste de courage, on vient à bout de beaucoup de problèmes. »

À cœur vaillant, rien d’impossible !