2 Mai 2005

Envisat et les ballons du CNES veillent sur la couche d’ozone

Le constat est inquiétant : la couche d’ozone s’amenuise sous l’effet de produits chimiques dûs à l’activité humaine. Les variations de l’ozone stratosphérique sont étudiées par le satellite européen Envisat. Pour compléter les données fournies par le satellite, le CNES a lancé un ballon stratosphérique le 7 mai dernier. Ce vol permettra de valider dans l’atmosphère les mesures prises depuis l’espace par Envisat.
9 mai 2005
Trou de la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique vue par Envisat, crédits Esa
Trou de la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique vue par Envisat, crédits Esa

Envisat surveille la couche d’ozone

Située dans la stratosphère à une altitude de 25 à 35 km, la couche d’ozone constitue une barrière protectrice indispensable à la Terre contre les rayons UV du soleil.
Or la couche d’ozone s’affaiblit sous l’action destructrice des gaz à effet de serre. Le couplage d’observations effectuées depuis l’espace par Envisat et depuis l’atmosphère avec les ballons permet aujourd’hui de mieux mesurer les variations de l’ozone stratosphérique, d’en analyser les causes et de chercher des solutions.
Lancé le 1er mars 2002, le satellite européen Envisat étudie quotidiennement l’évolution des phénomènes environnementaux depuis l’espace. Grâce à ses 3 capteurs, le sondeur atmosphérique Mipas, et les spectromètres Gomos et Sciamachy, Envisat contribue à améliorer la connaissance de la stratosphère.
Dans le cadre d’une coopération entre le CNES, DLR et l’Esa, une campagne de validation des données d’Envisat a été lancée cette semaine à Aire-sur-l’Adour (Landes). Cette campagne est réalisée par le CNES en association avec les laboratoires scientifiques.

Un ballon en complément d’Envisat



Cette campagne consiste en un lancement d’un Ballon Stratosphérique Ouvert (BSO) pour un plafond d'environ 2h30 dans la stratosphère. Ce type de ballon est utilisé pour les missions stratosphériques de courte durée.

Le ballon a pris des mesures relatives à l’état de la couche d’ozone, qui seront mises en parallèle avec les mesures d’Envisat. On vérifie ainsi depuis l’atmosphère les données obtenues depuis l’espace, afin de s’assurer de la validité des mesures du satellite.
Pour cela, le ballon était équipé d’une version adaptée du sondeur atmosphérique Mipas, clone de l’instrument embarqué sur Envisat.
L’utilisation des ballons stratosphériques est une spécificité du CNES : depuis 40 ans et à raison de 30 à 40 lancements par an, le CNES met des ballons à la disposition des scientifiques. C’est en effet un moyen efficace et peu coûteux de mener des expérimentations spatiales, d’étudier l’atmosphère et de valider les mesures effectuées depuis les satellites.

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