21 Mars 2005

Ariane 5, et après…

Initié par la France, le programme Oural engage le CNES et l’agence spatiale russe Roskosmos dans une action commune de recherche sur les futurs lanceurs, qui devraient succéder à Ariane 5 à l'horizon 2020.
21 mars 2005
credits : Cnes
credits : Cnes

Un accord a été signé par le 15 mars à Paris par M. Yannick d'Escatha, président du CNES, et son homologue russe Anatoli Perminov, président de Roskosmos.

Vers des lanceurs plus fiables et moins chers

Fabriquer un lanceur nécessite aujourd’hui beaucoup de temps... et de moyens financiers. L’envoyer dans l’espace est d’un coût très élevé.

Pour succéder à Ariane 5, le CNES et Roskosmos étudieront à travers le programme Oural un concept de véhicule innovant, un lanceur moderne et réutilisable, présentant un degré de fiabilité et de sécurité accru, tout en préservant l'environnement. Et qui pourrait bien rendre l'espace accessible à un coût bien moindre que celui d'une Ariane 5.
Français et russes fédèreront leurs efforts pour l’étude et la réalisation de démonstrateurs technologiques, visant le développement d’un futur lanceur.

Dans le cadre des vols habités, les propositions s’inscrivent dans la continuité de l’utilisation de la station spatiale internationale, notamment dans le domaine du support vie.
Le programme Oural, prévu pour durer 5 ans, devrait débuter dès avril prochain. 

Une collaboration de longue date

Les 14 et 15 décembre 2004, un séminaire sur les lanceurs réutilisables a confirmé une volonté de coopération entre les agences spatiales française et russe, partenaires depuis de nombreuses années. La coopération franco-russe dans le secteur des lanceurs a démarré en 1991 dans le domaine des moteurs à propulsion liquide.

Du travail pour la direction des Lanceurs : le CNES mobilisera une cinquantaine d’ingénieurs et 200 millions d’euros. Côté Roskosmos, ce seront des équipes, des matériaux, des bancs d’essais et des tirs gratuits.

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