19 Avril 2013

Cospas Sarsat : 30 ans au service des naufragés

Les balises de détresse Cospas-Sarsat permettent de sauver chaque année 1 500 vies à travers le monde. Retour sur un dispositif dont la France a été partie prenante à la fin de la guerre froide et dont le CNES, à Toulouse, abrite le centre de contrôle français.

Des vies sauvées par milliers

Cospas-Sarsat, les origines

Que faire quand un avion s’écrase ou qu’un bateau chavire pour appeler à l’aide et signaler sa position ?

Se servir de la radio ? Faut-il encore qu’elle fonctionne... Allumer un feu de détresse ? Faut-il encore que quelqu’un l’aperçoive… C’est ainsi qu'un jour, les agences spatiales française, américaine, canadienne et russe ont eu l'idée d’équiper les avions et les bateaux de balises de détresse. Des balises qui se déclencheraient en cas d’accident et dont le signal d’alerte serait capté par satellites dans un délai maximum de 4 h, avant d’être transmis aux centres de recherche et de sauvetage. Depuis 1982, et un 1er sauvetage au Canada, 39 autres pays ont adhéré à ce système et près de 35 000 personnes ont eu la vie sauve grâce à ces balises : les balises Cospas-Sarsat.

Retour sur les débuts du système avec Claude Gal, ancien chef de service Argos / Sarsat (CNES)

Quand un navire chavire

Témoignage du navigateur espagnol Javier Sanso qui a chaviré lors du Vendée Globe de 2013.

Javier Sanso.

Quelle différence avec les balises Argos ?

Présentation d'Éric Luvisutto, ancien responsable du programme Cospas-Sarsat (CNES).

Éric Luvisutto.

Des sauvetages en direct de l'espace

Lorsqu’une balise Cospas-Sarsat est activée manuellement ou automatiquement, lors d’un crash par exemple, elle émet un signal de détresse, une sorte de « SOS » qui contient l’identité de la balise. Mais ce message n’est pas émis à n’importe quelle fréquence : il est émis à 406 Mhz qui est la « fréquence internationale de détresse » sur laquelle les satellites Cospas-Sarsat sont branchés. La dizaine de satellites de la constellation qui patrouillent 24h/24 captent le « SOS » très ténu des balises activées, amplifient le message avant de le transmettre aux stations sol. Après calcul de la position de la balise, l'information est transmise à l'un des 31 centres de contrôle du système. L’un de ces centres se trouve d’ailleurs au Centre spatial de Toulouse.

Cospas-Sarsat : le système spatial et terrestre

Présentation d'Éric Luvisutto, ancien responsable du programme Cospas-Sarsat (CNES).

Des Compagnons de route pour les baroudeurs

Aujourd’hui, plus d’1 million de balises de détresse sont réparties à la surface du globe. Elles sont embarquées de façon obligatoire à bord des avions de ligne, des bateaux de pêche ou des pétroliers par exemple.

On les trouve aussi fréquemment à bord des voiliers ou des véhicules des aventuriers qui participent au Vendée Globe ou au Paris-Dakar.

Mais aussi, la baisse des tarifs les rend plus accessibles aux randonneurs de l'extrême et aux navigateurs amateurs.

Questions à Éric Luvisutto, ancien responsable du programme Cospas-Sarsat (CNES)

Qui sont les utilisateurs de Cospas-Sarsat ?

Qu'en est-il des fausses alertes ?

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