[GEOMETRIQUE] La centrale solaire de Noor au Maroc

Hôte de la COP22, le Maroc a inauguré en février 2016 la centrale solaire à concentration de Noor I et ses 500 000 miroirs creux. Le projet se veut une source d'inspiration pour d'autres pays d'Afrique.
Crédits: 
CNES 2016, Distribution Airbus DS
24 Novembre 2016

Perdue dans un désert de roches près d'Ouarzazate, la centrale solaire de Noor I est la preuve éclatante que le Maroc s'est tourné vers les énergies renouvelables pour sécuriser son approvisionnement énergétique et répondre à la demande croissante en électricité de sa population. Aujourd'hui composé d’une seule centrale de 180 MW, le site de “Noor“ (la lumière en arabe) est amené à s’aggrandir avec la construction de 3 autres unités : Noor II, III et IV. Noor deviendrait alors le plus grand complexe solaire au monde avec une capacité totale de production électrique de 580 MW. 

Des miroirs à perte de vue

Mais point de panneaux photovoltaiques à Noor I ! Noor I est une centrale solaire thermodynamique à concentration. Telle la parabole d’un télescope, 500 000 miroirs disposés sur 800 lignes concentrent les rayons du soleil en leurs foyers où circule une huile de synthèse qui va progressivement chauffer. En bout de course, sa température peut atteindre 400°C. Cette chaleur est ensuite transférée à de l'eau qui, transformée en vapeur, fait tourner la turbine de l’usine. Le principe est donc le même que celui d’une centrale thermique au charbon ou au fioul, à cette différence que l’énergie vient du soleil.

Au-dessus de Noor I, les centrales en cours de construction de Noor II et III. Crédits : CNES 2016, Distribution Airbus DS.

Les satellites Pléiades

Cette image a été acquise le 8 mars 2016 par l'un de nos 2 satellites Pléiades qui tourne autour de la Terre à 700 km d'altitude. A eux deux, ils sont capable de prendre des images de n'importe point du globe en moins de 24h à la résolution de 70 cm (rééchantillonée à 50 cm). Conçu par le CNES, ce système d'imagerie spatiale à très haute résolution est en orbite depuis 2011 et exploité par Airbus Defence & Space.