13 Juin 2016

Vélodrome : sa métamorphose depuis l'espace

En vue de l'Euro 2016, le Stade Vélodrome de Marseille s'est couvert d'une toiture blanche protégeant l'ensemble de ses tribunes. Observez cette métamorphose à travers 3 images satellites.
Crédits : CNES 2015, Distribution Airbus DS.

Entre 2011 et 2014, le Stade Vélodrome de Marseille a subi d'importants travaux de rénovation. Le changement le plus frappant est la couverture de l'ensemble de ses tribunes par une toiture blanche en forme de vague. Immaculée, cette toiture étincèle sur l'image capturée par les satellites Pléiades le 28 juillet 2015 et disponible en plan large dans la galerie d'images d'Airbus Defence and Space

Mais la métamorphose du Vélodrome est encore plus éclatante en associant cette image à celles acquises le 10 juillet 2012 et le 17 avril 2013 par ces satellites français à très haute résolution (50 cm au sol après ré-échantillonnage) :

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Le Vélodrome est le 2e stade français en terme de capacité

Cette toiture protège les spectateurs de la pluie et du mistral. Elle est aussi une incroyable caisse de résonance. Mercredi 15 juin 2016, elle vibrera des cris et chants des supporters français pour le 2e match des Bleus dans le cadre de l'Euro 2016. Après la victoire contre la Roumanie au Stade de France, un succès contre l'Albanie validerait la qualification de la France pour les huitièmes de finale avant même de défier la Suisse, sa principale rivale au sein du groupe A. Dimitri Payet nous suprendra-t-il encore ? Une clameur ''cocorico'' montera-t-elle vers les étoiles mercredi tard dans la nuit ?

L'île de la réunion par transmission Laser

Sur cette image : l’île de La Réunion qui a vu naître Dimitri Payet, auteur du somptueux but qui a libéré la France lors du match d'ouverture contre la Roumanie le 10 juin 2016. Acquise le 26 mai 2016 par le satellite Sentinel-1A du programme Copernicus, cette image a été transmise en utilisant pour la 1re fois le système de liaison laser européen EDRS (European Data Relay System). En orbite à 693 km d'altitude, Sentinel-1A a envoyé de manière automatique, via un faisceau laser à 600 Mbits/s, ses données au satellite de télécommunications Eutelsat-9B situé 35 000 km plus haut. Eutelsat-9B les a alors relayé vers la Terre et une station de réception en Allemagne. Ce système de liaison ultra-rapide devrait se révéler particulièrement utile pour appuyer les secours et les efforts humanitaires lors de situations d’urgences causées par des catastrophes naturelles. Crédits image : Copernicus Sentinel data (2016), processed by ESA.

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