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Etude des extrêmes de précipitation dans les tropiques à l’aide d’observations satellites

Description

Le réchauffement global s’accompagne d’une forte perturbation du cycle de l’eau de la planète et en particulier le contenu de l’atmosphère en vapeur d’eau augmente selon la loi de Clausius Clapeyron. Au-delà de renforcer l’effet de serre, cette augmentation d’humidité se traduit par une augmentation des précipitations globales. Une autre conséquence de Clausius Clapeyron concerne les évènements précipitants extrêmes qui répondent directement à cet excès d’humidité. Ces dernières dix années, de nombreux travaux ont permis de

 

  • confirmer à l’échelle globale une augmentation de intensité des pluies en lien avec le réchauffement global
  • consolider un modèle théorique séduisant qui relie les extrêmes de précipitation aux conditions de température de surface et qui supporte les projections climatiques des modèles et suggère une forte augmentation à venir

 

Ces résultats importants reposent principalement sur l’exploitation des observations conventionnelles (pluviomètres) dont la distribution est très limitée (pas de mesures sur les océans) et surtout très peu dense sur les continents tropicaux. Ce déficit d’observation tropicale se traduit par de nombreuses études aux résultats opposés concernant l’augmentation de l’occurrence et de l’intensité des extrêmes tropicaux et sur le domaine de validité du modèle théorique pour ces régions.

Comme mis en évidence dans le cadre du groupe de travail WCRP Grand Challenge Extreme/GEWEX Data Analysis Panel, la maturité des produits « precipitation satellite » permet enfin d’éclairer ces questions dans les régions tropicales.

La première partie de ce travail concernera donc l’exploration de la nouvelle banque de données d’ensemble de précipitation satellite réalisée en 2018 (~15 produits) par R. Roca et collaborateurs dans le cadre de l’exercice d’assessment de GEWEX et IPWG  afin de caractériser l’évolution récente des précipitations extrêmes dans les tropiques et le scaling des extrêmes de précipitation quotidiennes à la température de surface en séparant les continents et les océans pour d’évaluer la pertinence du modèle théorique aux tropiques

La seconde partie consistera à relier ces extrêmes de précipitations et leur dépendance aux conditions de surface au type de systèmes convectifs qui leur ont donnée lieu. Pour cela on s’appuiera sur l’unique banque de données de morphologie des systèmes convectives très récemment finalisée par T. Fiolleau dans le cadre du GDR Megha-Tropiques. On insistera sur la relation entre la durée de vie des orages et leur propagation avec l’intensité des pluies extrêmes afin de raffiner le modèle théorique actuellement disponible.

A l’échelle du LEGOS ce travail de thèse s’inscrit dans la dynamique de l’Axe Transverse « Changement climatique au 20ème et 21ème siècle ». Il est au cœur des préoccupations de l’Action Scientifique Transverse de l’Observatoire Midi-Pyrénées  « Hydrologie Tropicale et Observations Spatiales ».Cette recherche sera menée dans le contexte national des activités du GDR INSU « Megha-Tropiques ». Ces travaux nourriront directement les Grand Challenges identifié par le WCRP et le programme GEWEX en particulier ainsi que les efforts de de l’lPWG du WMO/CGMS.

Profil

Master en Méthodes physiques en Télédétection, Sciences de l'Univers, Sciences de l'environnement

Description de la structure
Laboratoire d'accueil : OMP/LEGOS, Toulouse
Directeur(rice) de thèse/recherche : ROCA Rémy
E-mail du directeur(rice) de thèse/recherche : remy.roca@legos.obs-mip.fr
Responsable Cnes de l'offre : TABARY Pierre

Pour postuler à cette offre, nous vous invitons à vous rapprocher du directeur/rice de thèse et compléter avec son aide la partie cofinancement  du formulaire en ligne (Répondre à l’offre)  pour le 1er avril 2019.

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