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Développement d'un modèle de modification de la pression intracrânienne

Description

La microgravité, qu’elle soit réelle ou simulée, engendre une migration liquidienne vers la région céphalique provoquant une probable augmentation de la pression intracrânienne (PIC) dont les effets restent méconnus.

Parmi les effets néfastes qu’elle peut engendrer ; le système cardiovasculaire est un des systèmes qui peut être impacté. En conditions extrêmes, Cushing (1901) a déterminé expérimentalement qu’une PIC avoisinant la pression artérielle induit une augmentation significative de la pression artérielle périphérique, une bradycardie et des irrégularités respiratoires.

De récents travaux menés au sein de notre laboratoire, à la fois chez la souris mais aussi chez l’Homme, ont montré que même une augmentation modérée de la PIC s’accompagne d’une augmentation parallèle et réversible de l’activité sympathique (mesurée indirectement par la variabilité du rythme cardiaque et mesurée directement par l’activité nerveuse sympathique rénale (RSNA) chez la souris et l’activité nerveuse sympathique musculaire (MSNA) chez l’homme) sans réelle modification de la pression artérielle (Schmidt et al, 2018). 

Par ailleurs, de nombreuses études ont montré l’existence de modifications de l’activité sympathique aussi bien en microgravité réelle que simulée (Cox et al., 2002, Ertl et al., 2002 ; Fu et al., 2002 ; Mandsager et al., 2015). Cependant, l’origine (notamment centrale) de cette hyperactivité sympathique reste méconnue. Notre hypothèse est que les variations de la PIC puissent être un facteur de modulation de l’activité du système nerveux autonome, notamment de l’activité sympathique, en microgravité.

Les différents objectifs de ce travail de recherche réalisés chez la souris seront 1) d’évaluer l’impact d’une augmentation de la pression intracrânienne sur l’activité du système nerveux autonome, en particulier l’activité sympathique, 2) d’identifier quelles régions cérébrales sont impliquées pour identifier comment ces réponses sont médiées et 3) de développer un modèle de d’augmentation de la PIC sur le long terme reflétant les effets observés lors des vols spatiaux.

L’augmentation de PIC sera induite artificiellement et de façon contrôlée par une injection intraventriculaire de liquide céphalo-rachidien (LCR) de synthèse de telle façon à étudier l’activation sympathique à différents niveaux de PIC. Les structures cérébrales mises en jeu seront également étudiées par immunohistochimie pour chacun de ces paliers.

Les retombées de ce projet sont attendues dans le domaine spatial afin d’évaluer les conséquences d’une augmentation modérée de la PIC à long terme sur la régulation cardiovasculaire mais aussi dans le domaine de la médecine où de nombreuses situations pathologiques sont caractérisées par une augmentation de la PIC.

Profil

Le profil du candidat serait une personne ayant déjà manipulée l'animal et intéressée par le domaine de la recherche. Le Master serait préférentiellement un Master de physiologie ou biologie.

Description de la structure
Laboratoire d'accueil : Institut Maladies Métaboliques et Cardiovasculaire, Toulouse
Directeur(rice) de thèse/recherche : PAVY-LE TRAON Anne
E-mail du directeur(rice) de thèse/recherche : pavy-letraon.a@chu-toulouse.fr
Responsable Cnes de l'offre : GAUQUELIN-KOCH Guillemettre

Pour postuler à cette offre, nous vous invitons à vous rapprocher du directeur/rice de thèse et compléter avec son aide la partie cofinancement  du formulaire en ligne (Répondre à l’offre)  pour le 1er avril 2019.

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